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Troubles et handicaps

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Plainte contre l'hôpital psychiatrique de Montperrin pour homicide involontaire

Par Neptune 
le 28/09/2015

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Nathalie Dale avait 43 ans. Elle est décédée chez elle à Aix-en-Provence, le 31 janvier 2014, des suites d'une longue et douloureuse maltraitance psychiatrique et sociale. C'est ce que confirmera ou infirmera la justice.

Nathalie n'avait plus de famille : parents décédés depuis longtemps et frères éloignés et perdus de vue, son compagnon M'hamed fut donc autorisé à organiser ses funérailles, le 27 février 2014.

Nul ne sait encore les conclusions de l'enquête qui obligatoirement doit avoir lieu. La police aurait évoqué une "défaillance respiratoire ou une surcharge médicamenteuse", aurait écarté l'hypothèse du suicide, mais a demandé une autopsie.

Ce n'est qu'au bout de presque un an que M'hamed retrouva un peu de forces et put entreprendre les démarches visant à faire établir la vérité qui le traumatise encore. Sa plainte, déposée le 17 novembre 2014, apporte ainsi aux enquêteurs les éléments en sa possession : ordonnances, correspondances aux services concernés, historique de la maltraitance et éléments précieux du dossier.

En attendant les conclusions de l'enquête et de la plainte, M'hamed témoigne en souvenir de Nathalie.
Nathalie Dale - Neptune
Nathalie Dale




En fin d'article : quelques éléments factuels


Dale Nathalie : une lutte pour la  dignité



Nathalie est née le 21 mai 1970 à Cagnes-Sur-Mer (06).

Je l'ai rencontré pour la première fois en 1993 à l'université à l'UFR de Psychologie et Sciences de l’Éducation à Aix-en-Provence. Nous nous étions mis ensemble juillet 1999.

Elle était joyeuse, enthousiaste, élégante, ouverte d'esprit, lectrice, débordante et aimait la vie et vivre.
Elle était généreuse, accueillante, indépendante et autonome dans son esprit.
Nathalie avait un caractère. Un caractère fort, bien organisée dans sa vie quotidienne. Elle était fragile, vulnérable, naïve et imprudente dans ses relations. Elle aimait des belles choses simples. Elle aimait tout ce qui est de l'art, des fleurs, des repas légers surtout les crevettes et le saumon fumé.

Elle était tout le temps à la recherche de spiritualité dans toutes les cultures. Elle aimait la diversité et tout ce qui est différent.

Nathalie aimait beaucoup être dans son canapé surtout le soir. Elle aimait prendre un café le matin à la terrasse en ville.

Elle aimait avoir des cigarettes dans son sac. Des petits sous pour des besoins quotidiens. Elle aimait faire le marché en ville, acheter des légumes et des plantes. Elle aimait des boutiques des vêtements d'occasion. Elle aimait la nature, les rivières et la mer. Elle aimait avoir ses pieds dans l'eau et prendre sa douche avec l'eau froide.

Elle aimait voyager et découvrir et apprendre dans ses voyages. Elle était allée plusieurs fois avec moi au Maroc et en Corse.

Elle n'avait jamais le sentiment d'avoir peur. Elle n'aimait pas la télévision à part des émissions culturelles. Elle écoutait beaucoup la radio et la musique non commerciale.

Elle aimait les églises, les mosquées, les synagogues et tous les lieux de spiritualité.

Avec Nathalie, j'ai appris beaucoup de choses.
Avec le temps, j'ai commencé à découvrir qu'elle était fragile et vulnérable. Nathalie a été victime plusieurs fois. On a abusé d'elle.

Nathalie n'était pas une schizophrène. Ses capacités cognitives étaient intactes malgré tout.

Nathalie était toujours une révoltée contre les injustices dans le monde. Nathalie a toujours été affectueuse envers les pauvres et les exclus. Elle n'hésitait pas à partager avec eux ce qu'elle avait de peu. Nathalie pensait toujours à celles et ceux qui n'ont rien. Elle se contentait de peu. De peu dans la vie, dans ses besoins, dans ses envies.

Elle aimait le soleil. Elle aimait être chez elle surtout les après-midi. Elle aimait faire la sieste. Elle aimait le café et ses cigarettes.
Chaque jour je découvrais avec elle et en elle des qualités et les manières d'être et d'agir.

Mais, elle était fragile, naïve et vulnérable.

J'ai toujours pensé qu'elle allait s'en sortir. Ce qui est vrai. Je l'ai accompagné pendant quinze ans, jour et nuit. J'ai toujours être optimiste de son sort. Je n'ai jamais baissé la garde ou manifesté une hostilité envers elle malgré les conditions précaires dans lesquelles je vivais.

J'ai sacrifié une bonne partie de ma vie professionnelle pour être à côté d'elle pendant et après notre vie commune. J'ai pensé que la mesure de protection des majeurs était une bonne chose pour elle. J'ai lu tout sur ce que veut dire curatelle et tutelle du point de vue du ministère de la justice.
J'ai écrit au procureur de la République pour lui demander d'accepter ma demande pour son bien-être. C'était à la fin de 2009.

La procédure a été mise en œuvre le 08 avril 2010 dans le cadre d'une ordonnance avec des mesures bien explicitées au mandataire désigné qui opère dans la SHM-SE.

Nathalie est revenue vivre chez moi après notre séparation (10 ans de vie commune), car elle se sentait aspirée dans un tunnel sans issue. Je l'ai prise en charge en amont et en aval.

Je l'ai accompagné plusieurs fois dans son hospitalisation surtout au centre psychiatrique de Montperrin.
J'étais toujours à côté d'elle, le matin et le soir. Je ne la laissais jamais seule. Je lavais ses vêtements, je lui prenais ses douches, je lui faisais à manger, je lui achetais ses choses qui remplissent le quotidien. Je l'encourageais pour vaincre ses angoisses et son anxiété agitée.

Parce que j'ai toujours pensé à l'optimisme dans les actions que j'ai mené pour elle, je ne croyais pas pouvoir vous faire le constat de graves dysfonctionnements et maltraitances au sein d'institutions chargées de la protection des plus vulnérables. Il ne s'agit pas là du fait d'une institution ou d'une autre mais plutôt de personnes agissant en leurs noms.

Nathalie a failli partir  dans une totale indifférence. C'était sans compter ce dont j'ai été le témoin. Parfois, on peut se demander si la négligence et la malveillance mènent inexorablement les plus faibles à la mort.
Dans l'accompagnement de ma compagne, j'ai pu constater des éléments concrets :
Mauvaise gestion des ressources financières (AAH) par la personne mandatée par les autorités compétentes.
Maltraitance par surdose médicamenteuse et par non reconsidération, dans le temps, du traitement. D'où l'inadaptation du traitement.

Privation arbitraire et précipitée du droit parental subitement après l'accouchement. A ce jour, elle n'aura toujours pas connu ni même vu son propre enfant malgré son insistance.

L'absence totale d'accompagnement et de  suivi social  en dehors de la prise en charge médicale psychiatrique. L'absence totale de soins médicaux en dépit de son état de santé physique, manifestement inquiétant : Difficultés respiratoires, besoins de soins dentaires, aucune prise en compte de ses multiples plaintes de son fonctionnement cardiaque.

J'ai pris un engagement pour l'enterrer dans la dignité comme elle le souhaitait.

J'ai pris un engagement pour que tout le monde sache ce que veut dire la maltraitance des personnes qui souffrent d'un handicap psychique ou physique ou les deux. C'est une exigence morale

Je remercie des citoyens ordinaires à Aix-en-Provence et à Marseille qui m'ont aidé à payer la concession pour avoir sa place dans la terre, dans le cimetière de Saint-Jean.

Je remercie les services de la police judiciaire d'Aix-en-Provence qui m'ont bien aidé dans les démarches et qui m'ont fait confiance dans son accompagnement. Ils m'ont facilité toutes les démarches.

Je remercie le gardien du cimetière Saint-jean de son accueil et accompagnement chaleureux

Je remercie madame Marie-Arlette Carlotti, ministre déléguée chargée des personnes handicapées et de la lutte contre l'exclusion qui a satisfait toutes mes demandes pour Nathalie.
Trois  jours après, Nathalie  obtenait  ce qu'elle souhaitait : un logement proche d'une personne qui pouvait et qui voulait  son bien-être ou tout au moins atténuer son mal être.

Un sourire, du respect apportent bien plus que des traitements inadaptés. L'échec curatif doit-il fatalement aboutir à mourir à 43 ans ?

Aurait-on pu éviter ce drame ? Et comment ?
C'est en ce sens que je prononce ces mots devant vous.

Ce que je demande à toutes et à tous une chose simple : soyons des lanceurs d'alerte pour la cause des personnes handicapées maltraitées !
Créons partout des comités d'alerte !
Demandons  contrôle et audit sur les associations qui prétendent prendre en charge ces personnes pour ne pas permettre l'enrichissement personnel sur les personnes vulnérables !

La cause des personnes handicapées engage et doit engager l'ensemble de la société.. Elle nous concerne toutes et tous  parce que rien ne nous garantit d'être à l'abri d'un handicap physique ou psychique.
Je termine avec cette belle citation d'Albert Einstein : « Le monde est dangereux à vivre ! Non pas tant à cause de ceux qui font le mal, mais à cause de ceux qui regardent et laissent faire. ».

M'hamed, Marseille

Lu devant sa tombe avec la présence des amis-es dans le grand cimetière de Saint-Jean à Puyricard le 27 février 2014 à 17h00.


Quelques éléments



Ordonnances retrouvées :

  • 18 octobre 2012  :
    Imovane (zopiclone) (*) , le soir , 7,5 mg
  • 12 décembre 2013 :
    Lexomil (bromazepam) (*) 6 mg, 4 fois par jour, soit 24 mg/jour
  • 10 janvier 2014 :
    Lexomil 6 mg , 4 fois par jour (*)
    Imovane , 2 au coucher
    Lepticur (2 le matin en cas de besoin ) (**),
    Sulfarlem
    (***) 2cp 3 fois par jour
    Clopixol AP 200 /ml 2 ampoules soit 600 mg toutes les 2 semaines (****), en injection.
  • 24 janvier 2014 :
    Lexomil : 6 mg, 3 fois par jour
    Imovane : 3,75mg le soir

  • 31 janvier 2014 :
    Décès de Nathalie Dale, pour "surcharge médicamenteuse ou défaillance respiratoire"


(*) le Lexomil est une benzodiazépine anxiolytique. La dose maximale recommandée est de 6 mg par jour, l'ANSM précisant : "Selon la gravité de l'anxiété à traiter: chez les malades ambulatoires, la posologie s'établit entre 6 et 18 mg; chez des sujets dont la sévérité du syndrome anxieux exige l'hospitalisation, il est possible de prescrire des doses plus élevées, 24 voire 36 mg par jour. Chez l'adulte, en début de traitement, la posologie quotidienne moyenne du BROMAZEPAM est de 6 mg par jour".

Donc 24 mg par jour sans hospitalisation est hors autorisation de l'ANSM. Autre précision de l'ANSM : "La durée globale du traitement ne devrait pas excéder 8 à 12 semaines". A noter que les doses devant être augmentées progressivement, il est espéré que cette ordonnance ne soit pas la première, et dans ce cas, la durée maximale de prescription est elle aussi largement dépassée.

(*) l'Imovane est assimilée à une benzodiazépine, et est prescrite comme hypnotique (somnifère)
"Dans tous les cas, la posologie ne doit pas dépasser 7,5 mg par jour." (source: ANSM)

(**) le Lepticur est un "correcteur" des effets extramyramidaux des neuroleptiques

(***) le Sulfarlem est "préconisé en cas de digestion difficile, en cas de bouche sèche (sécrétion de salive insuffisante)" (source: ANSM)

(****) le Clopixol est un neuroleptique de première génération, en injection. L'ANSM précise "Pour la majorité des patients, la dose varie de 200 à 400 mg (1 à 2 ml) toutes les deux à quatre semaines. Chez certains patients, des doses plus élevées ou des injections plus rapprochées peuvent être nécessaires." L'ANSM donne ensuite un longue liste de risques hépatiques et cardiaques, et des procédures de surveillance précises.  

Cité Pinette, décès Nathalie Dale Neptune
La cité des Pinettes à Aix, domicile de Nathalie




Le CMP Jean Sutter à Aix, secteur 13G17, dépendant du CH Montperrin d'Aix, et dans lequel ces ordonnances ont été écrites
Le CMP Jean Sutter à Aix, secteur 13G17, dépendant du CH Montperrin d'Aix, et dans lequel ces ordonnances ont été écrites




Le cimetiere paysager du grand Saint-Jean Puyricard (Aix) - Neptune
Le cimetiere paysager du grand Saint-Jean Puyricard à Aix



Que faire ?


Pour vous-même : restez très attentif aux traitements que l'on vous prescrit. En cas de doutes, renseignez vous. Les médicaments sont à la fois utiles et dangereux, c'est une banalité de le dire, c'est plus difficile de les étudier : faites vous aider.

Si vous devez aller vous-même, ou confier un proche à un hôpital psychiatrique, ne vous éloignez pas de votre proche : soyez présent en permanence, et même s'il arrive que l'on souhaite que la personne soit isolée, répétez inlassablement votre demande de visite : on vous ouvrira.

Si vous souhaitez contacter M'hamed pour un article, un interview, une question, veuillez nous contacter

Si vous souhaitez témoigner, nous contacter également.

Si vous souhaitez marquer votre soutien à nos actions, aider ou être aidé, inscrivez vous

Neptune
 
Voir aussi :

  • Désigner un tiers de confiance dès votre admission, ou en prévision de celle-ci
  • Obtenir un changement de psychiatre ou d'équipe de soins
  • Signature forcée ou inconsciente de documents à l'hôpital psychiatrique: que faire ?
  • Obtenir la levée des soins sans consentement dans le cadre d'une hospitalisation à la demande d'un tiers
  • Obtenir la levée du programme de soins psychiatriques imposé à domicile
  • Faire appel d'une décision d'internement ou de prolongation d'internement (nous consulter)


  • Dernière édition par Neptune le 4/10/2015, 21:46, édité 1 fois


    Témoignage de Sacha, reçu ce jour suite à cette publication



    Je viens témoigner de ces détestables façons qu'ont certains employés en Hosto psy, et dans celui-ci en particulier, de maltraiter les gens en les enfermant, en leur donnant des médicaments dont ils ne sont pas demandeurs/ses.

    2001 je dé-pressionne (j'ai la particularité, lorsque je parle ou j'écris d'inventer des verbes alors il ne faut pas s'étonner.) et comme j'entends des voix dans ma tête et que je ne veux pas me lever, on m'emmène de force, ( piqûre, contention) et pompiers donc.

    Neuroleptiques, médicaments anti-dépresseurs, anxiolytiques sont désormais au menu de tous les jours et des débuts de soirée. Bienvenue à Zombie land..

    Journées mornes, longues, sans vie, sans but, errance dans les couloirs, dans les rues quand, enfin on a fini par me laisser sortir. J'ai fait la compliante, j'ai bien fait tout ce qu'ils voulaient pour enfin sortir car je ne voulais pas m'entendre dire, comme je l'ai entendu : prends tes médicaments, sinon tu ne sors pas.

    Je ne vois le psy que tous les deux ou trois jours, voire une fois par semaine. Cela en dit très long sur leurs intérêts à ce qu'on aille mieux effectivement (ironie). Les activités proposées sont plutôt infantilisantes, sauf la relaxation.

    Je finis par rentrer chez moi et dans les mois qui viennent je constate un ralentissement fonctionnel de mon corps.Je ralentis quand je marche, quand je parle.Des infirmiers en psys, avaient voulu venir me visiter mais je n'ai pu leur ouvrir la porte car je ne pouvais plus me relever ni parler de trop.

    Un jour, j'ai dû aller au cmp parler au psy. Je me fais accompagner et trouvant que je vais mal, elle me fait de nouveau interner.Beau protester, beau lui dire que je vais mieux, elle me dit que non et hop. Là je vais de mal en pis car au bout de quelques jours je ne tiens plus ma tête, je ne peux plus parler ni avaler ni marcher. Quand j'arrive à marcher, je peux faire quelques pas et pas plus et je reste plantée où je suis.
    Un infirmier me dit que je fais de la catalepsie... Mais non personnellement n'arrivant plus à penser je ne sais pas mais ce que j'ai fini par savoir beaucoup plus tard, est que ces symptômes étaient de désastreux effets secondaires de médicaments que l'on n'aurait jamais dû m'administrer.

    Le problème est qu'ils me laissent sans me brosser les dents, du coup j'ai eu des caries que j'avais pas avant, ils m'oublient même pour me coucher en espérant que les infirmiers du soir vont le faire à leur place.Je suis devenue obèse et un jour 4 infirmiers m'ont laissée par terre, quelques secondes de trop, parce qu'ils me trouvaient trop lourde à déplacer. Ils m'ont ré-attrapée chacun par les jambes et les bras, (je suis un être humain zut!!!).on m'a mise sur le lit sans rien de plus, en me disant que j'allais rester habillée pour la nuit, sans me brosser les dents.Je suis restée également toute la nuit avec la nourriture avalée dans ma bouche.

    Le lendemain quand j'ai voulu et pu le dire à une infirmière, je n'ai rencontré que négation, déni de ce que je disais. Je ne parle pas non plus de ma famille qui ne m'a pas crue, je crois non plus.

    Un jour une infirmière m'emmène à la douche. Je tombe. En m'aidant à me relever, elle me dit que je la dégoûtais. ( est-ce une façon de parler à quelqu'un qui ne peut pas se défendre ? )

    Le personnel est obligé de tout faire à ma place mais intérieurement je me bats pour réapprendre à marcher, parler et j' y suis arrivée.

    Je suis sûre de n'avoir rien à y faire car je pense juste trop, j'ai juste trop ( enfin trop) de sensibilité au monde.

    Je réclame juste le droit d'être en dépression si cela m'arrive sans avoir à subir ce genre de tortures car cela en est. Ce n'est pas du respect des Droits de l'Homme.

    "je ne peux plus parler ni avaler ni marcher. Quand j'arrive à marcher, je peux faire quelques pas et pas plus et je reste plantée où je suis."

    C'est un témoignage qui ne me laisse pas dans l'indifférence. C'est courageux de ta part Sacha d'avoir écrit et bien décrit ton vécu dans un langage qui dit tout sur ce que veut dire la maltraitance psychiatrique. Ton récit édifiant me rappelle exactement ce que Nathalie a vécu dans le centre hospitalier de Montperrin à Aix-en-Provence. Parfois, je me demande si c'est elle qui parle dans ce que tu as écrit avec sincérité et honnêteté. Ta vérité n'est pas singulière mais elle est partagée est vécue. Il va avoir une occasion de mettre sur ce site son témoignage pour comprendre ce qui s'est passé dans le processus de sa destruction médicamenteuse par sa psychiatre et l'ensemble des services auxquels elle dépendait.

    Ton témoignage est source de savoir et de connaissance sur les formes de la maltraitance hospitalière.

    Mhamed El Yagoubi

    Bonjour. Je suis un alcoolique chronique. Une bouteille d’alcool fort style vodka, par jour.
    J'ai failli rentré à l’hôpital de Mon;) tperrirn, Aix en Provence  dans se service addictologie. Une infirmière m'a présenté là ou j’allai allé. Chambre froide, gris, blanc cassé... Endroit vide et dépriment.  Un peut plus de couleurs aurai été plus chaleureux et pas plus cher à peindre les murs pour égailler l’endroit. Obligation d'avoir un cadenas pour fermer notre armoire car il y a des vols, la sale de repas et la sale de télé pareille,dépriment. Le psychiatre dépriment dans l'entretien. Quand j'ai vu ça, j'ai fuit, et je pèse mes mots.

    Mais s'est le seul moyen rembourser en totalité par la sécu !

    J'ai un autre rdv dans 15 jours, je souhaite qu'il y ai aussi des psychologues et pas que des psychiatres...

    En espèrent aussi qu'il y a un hôpital de jour plutôt que dormir là bas.

    merci de m'avoir lu. AMT. Wink

    jaja

    Cet article et ce lieu de recueillement a été "profané" par des injures racistes.

    Par une manipulation malencontreuse de notre part l'article entier a été effacé et non les seules insultes;

    Le "cache google"a permis de le reconstituer. Veuillez noter que sa date d'écriture initiale est, comme indiqué dans la copie du cache google ci-dessous, le 24 novembre 2014.

    cache google

    Que les auteurs des différents témoingnages veuillent bien nous excuser pour ce désagrément, et comprendre qu'il découle de notre charte très et parfois trop tolérante.

    Neptune

    Message le 30/9/2015, 15:56  Ellab

    Faire l'objet d'une hospitalisation sous contrainte : quand la machine est lancée VOUS N'AVEZ PLUS AUCUNE CHANCE
    il y a un peu plus de deux ans:
    "Idées délirantes de persécution..."
    "S'estime persécutée par son mari et ses enfants..." "Aurait déjà porté plainte à la gendarmerie..." "Se montre de plus en plus violente vis à vis de son entourage..."
    Voilà les termes employés pour justifier cette démarche de me priver de ma liberté pendant 27 jours.
    Je me séparais, je voulais divorcer.
    J'étais seule face à mes bourreaux: un mari et deux fils de 17 et 23 ans.
    MEFIEZ-VOUS DE VOTRE MEDECIN TRAITANT
    LE DR BUCH... FRANC.... A MALLEMORT M'A TRAHIE ALORS QU'ELLE ME CONNAISSAIT DEPUIS PRESQUE 20 ANS !!!
    ELLE M'A FAITE ENFERMER COMME UN CHIEN

    B.D.

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    Neptune

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