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Présentation de Neptune

Par Neptune 
le 28/07/2014

 


Présentation de Neptune



Mise à jour du 16 mars 2016



Histoire


Neptune est un site créé en 2013, par quelques personnes, non médecins mais très concernés par la psychiatrie. Nous avons voulu créer ce que nous ne trouvions pas : un site sérieux et amical, fait d'échanges, de documentation rigoureuse, d'art et de musique, et d'action engagée. Nous sommes partis de l'essentiel : notre connaissance des choses vues du "patient". A force de lire des mots savants, des diagnostics contradictoires, des maltraitances mais aussi des endroits extraordinaires, nous avons voulu prendre les choses en main, et les partager.

Peu à peu, grâce à des centaines d'heures de travail, le site Neptune est devenu une référence. Il continue de s'améliorer dans différents domaines chaque jour.

Début 2014, Neptune est devenu une association régie par la Loi de 1901, suite à un vote de ses membres, pour intervenir légitimement et légalement sur le terrain : interpeller les pouvoirs publics et les hôpitaux, agir en justice, offrir des médiations entre familles, patient(e)s et institutions. Nous sommes ainsi intervenus en médiateurs entre une famille et un hôpital, et avons ainsi restauré le dialogue et obtenu des améliorations et un contrat de soin.
 
Nous n'accepterons jamais de fonctionner avec des subventions, car trop de choses sont à revoir dans le fonctionnement de la psychiatrie, et nous voulons pouvoir le dire sans dépendre d'un quelconque ministère ou, pire, des laboratoires pharmaceutiques.

Nous avons des liens avec d'autres associations particulièrement actives ou que nous recommandons au cas par cas selon le besoin exprimé, lorsque nous partageons ses valeurs.

Statistiques de fréquentation
Statistiques de fréquentation

A ce jour, 874 personnes, de tous horizons, nous ont rejoint.

Il est enfin nécessaire de préciser que nous ne travaillons pour aucune secte ni aucun charlatan. Nous sommes autant déçus par les insuffisances de la "pharmaco-psychiatrie" et de son approche mécanique, que par celles de la psychanalyse en crise qui, au lieu de capitaliser sur ses avancées incontestées et d'évoluer comme toute discipline, s'épuise à défendre dans certains domaines des thèses dépassées.



Tout savoir sur notre ennemi numéro 1 : la "maladie"


Mieux connaître son ennemi intérieur, c'est se préparer à mieux l'affronter. Nous devons devenir des experts de notre "maladie". Trouver un bon psychiatre reste possible, mais ce n'est pas suffisant.

Aujourd'hui, après des années de recherche et de vérifications, nous avons acquis la certitude que, malgré l'abondante littérature et la multitude d'experts, on ne connaît pas mieux les "troubles" psychiques que l'on ne connaissait les maladies infectieuses au temps de Pasteur : pour exemple de preuve, les manuels de base comme le DSM-IV, revoient entièrement, tous les quinze ans, la liste et la définition même des troubles. Par comparaison, imaginez que la grippe ou l'angine disparaissent des livres, fusionnent ou se scindent en maladies nouvelles, tous les dix ans ! 

Pour les remèdes, même constat : tout au plus sait-on dans le meilleur des cas traiter des symptômes, en les remplaçant par des effets indésirables à court, moyen et long terme. Choisir la moins mauvaise thérapie est une démarche individuelle, qui demande souvent de l'aide, et beaucoup d'informations et de démarches.

Il faut donc une information sérieuse et ne pas se limiter à une "maladie". La plupart des personnes ont simultanément plusieurs troubles. Pour ne rien arranger, les termes employés par les professionnels sont obscurs ; souvent ils ne servent qu'à dissimuler des pensées peu valorisantes pour le patient.

Il faut apprendre à changer de psy autant de fois que nécessaire jusqu'à trouver la bonne personne : c'est le chemin qu'on fait tous ceux et toutes celles qui s'en sont "sorti(e)s".

Nous étudions les livres spécialisés. Ils confirment tous la phrase célèbre d'Albert Einstein : "Plus j'apprends, plus je découvre l'étendue de mon ignorance". Les "fantastiques découvertes" et dont la presse se fait chaque jour l'écho, ne sont que de minuscules hypothèses, souvent hasardeuses, inutiles ou tendancieuses. L'ignorance que nous avons sur le fonctionnement du cerveau est immense. Elle est à l'image de notre connaissance de l'univers cosmique, dont nous ne voyons et ne comprenons qu'une infime partie.

Malgré cela, nous avons décortiqué et publié le DSM-IV, c'est-à-dire la version "2000" de la description des troubles psy. Une description raisonnable, imparfaite, que nous n’aimons pas mais devons maîtriser : c’est le vocabulaire en place, permettant d'appréhender l'approche des médecins, et d'avoir un repère, sans nécessairement l'approuver.


Les thérapies, les médicaments, l'état d'esprit du 21ème siècle


La question des bénéfices et des risques des médicaments, est pour nous centrale. Les effets secondaires sont terriblement handicapants, et insuffisamment étudiés par ceux qui les prescrivent et par ceux qui les vendent. Le risque lié à l'arrêt, est également souvent très important : il n'y a pas de recette universelle, il n'y a que des parcours personnels.

Bien connaître les produits permet de rechercher patiemment et obstinément le meilleur traitement. Il arrive souvent qu'un bon traitement nécessite dix ans ou plus de tâtonnements et d'échecs. Certains auront la chance de pouvoir envisager un sevrage. Et chaque personne aura une "réponse" différente. Nous devons nous encourager les uns les autres à toujours rechercher le meilleur compromis.

Nous voulons que nos responsables politiques soient plus fermes vis-a-vis des laboratoires pharmaceutiques en ne les autorisant plus à financer directement des essais cliniques. Les laboratoires devront participer au budget des études publiques, sans être partie prenante de ces études.

Aujourd'hui en effet, aucune étude sérieuse n'existe sur les effets secondaires à long terme, ni sur les avantages et inconvénients de produits moins agressifs. La sous-traitance de notre santé a les effets dévastateurs que l'on connaît. C'est également vrai pour les inspections de la HAS (Haute Autorité Sanitaire), confiées à des vacataires, et qui rendent nécessairement des rapports peu critiques.

Enfin, trop de personnes prescrivent, ou attendent une solution mécanique, et oublient que ce qui fait l'homme et son épanouissement, c'est d'abord son travail personnel, et le lien social qu'il doit maintenir ou reconstruire. Le "care" et l'"empowerment" sont l'inverse des paradigmes actuels.

Les "soins" sont dévoyés par deux fléaux de la pensée moderne : l'économie, et le principe de précaution. On doit obtenir des "résultats rapides", et "plus sûrs" en même temps. Donc on surprescrit des médicaments pour éviter tout risque et tout ennui à court terme. Les laboratoires exploitent ce principe sécuritaire, et inversement, ceux qui veulent tout sécuriser, achètent aux laboratoires des recettes rapides. Les contraintes effectuées sur des adultes, comme les placements excessifs d'enfants, procèdent du même vice. Les décisions sont, à terme, plus chères et plus destructrices.


Les actions


Dans cette profusion de dysfonctionnements, Neptune et ses adhérents ont choisi quelques axes d'actions prioritaires pour la dignité humaine, car ils sont atteignables et très importants  :

1. L'abolition de la contention mécanique par attachement

Car elle met fin à toute relation thérapeutique, et, comme la peine de mort, à tout espoir en l'humanité. Elle est dégradante et traumatisante, pour la victime comme pour ceux qui la pratiquent. Ceux qui pensent que le manque de moyens et de personnel sont responsables de cet archaïsme, ont tort, car la fin de la contention permettrait de réaliser d'importantes économies à moyen terme.

Certains hôpitaux publics, y compris parmi ceux accueillant des "malades difficiles", refusent de pratiquer la contention : preuve que c'est possible, ici et maintenant.


2. La réforme de l'article de loi L. 3212, relative aux soins sans consentement à la demande d'un tiers ou en cas de "péril imminent"

La loi actuelle a perverti la relation entre médecins et patients, et leur famille.

Le "péril imminent" n'existait pas avant 2011. Nous considérons que la décision d'obliger une personne à des soins non consentis, ne peut et ne doit émaner que des autorités légales en matière de sécurité (le représentant de l'état, suivant l'article L 3213), ou de préférence d'un proche, mais seulement après s'être assuré qu'il agit réellement dans l'intérêt de la personne.

Le médecin a vocation de soigner, pas de contraindre, alors rendons-lui cette vocation. La dégradation des relations entre les  psychiatres et les usagers, pour ne pas dire la société entière, vient en grande partie du détournement du rôle de soignant en rôle de régisseur de la sécurité et de la santé. Ce malaise explique aussi la pénurie de vocations psychiatriques.

On a oublié que le "patient" est un adulte et un citoyen libre et égal en droit, et doté de la même intelligence que ses semblables. Aussitôt une crise passée, il doit être le premier à décider librement de son devenir, tant en matière de thérapie qu'en termes de vie. Ceci paraît évident, mais n'est que rarement pris en compte.

Enfin la famille, le conjoint ont un rôle primordial à jouer. Nous voulons aussi aider les proches à comprendre le point de vue des personnes psychiatrisées ou en passe de l'être, à montrer d'autres voies, et à mieux connaître l'univers psychiatrique.



3. La fin des abus sexuels sur les personnes en situation de faiblesse

Ce thème est nauséabond, tabou, comme ceux du viol ou des abus sexistes, fléaux grandissants de notre société, mais cette réalité nous concerne et ne pouvait pas être passée sous silence. Alors nous dénonçons ce que nous avons vécu, et soutenons tous ceux qui ont été victimes de la délinquance sexuelle de psychiatres, d'infirmiers, ou tout simplement non protégés d'abus de la part d'autres personnes enfermées.

Le code de déontologie des médecins (Loi L. 4127) doit devenir explicite et intransigeant sur ces questions. Aux USA, les viols et abus par des psychiatres ont presque disparu depuis les années 1990, grâce, entre autres, à un nouveau code de déontologie.

Nous n'hésitons pas à parler de ce tabou, car le silence a trop longtemps été de mise, et est complice de ces agissements.

Nous suivons et avons mené des actions en justice qui ont abouti à des condamnations.

Nous soutenons aussi les associations féministes et d'aide aux victimes de viol et de violences familiales, pour que la loi française évolue aussi sur ce plan. Les troubles mentaux proviennent trop souvent de ce type de traumatisme. 



4. Respect :  on ne dit pas "un schizophrène", "un bipolaire"

Notre société entière doit changer dans sa manière de parler et de juger les personnes qui souffrent d'un "trouble" mental, alors même que cette notion est toute relative. Qui sont les véritables malades mentaux aujourd'hui ?

On ne doit plus dire "un schizophrène", un "bipolaire", etc., mais "une personne atteinte de schizophrénie", et ainsi de suite.

On ne doit plus utiliser de photo d'une personne handicapée ou malade sans son accord explicite et éclairé, et on doit mentionner cet accord.

Dans les associations de soutien aux familles, le "malade" est encore trop souvent regardé comme un enfant, un "poids", un "danger". On veut soutenir les proches et éduquer les intéressés. Il faut au contraire éduquer les proches et soutenir les intéressés.

Dans les hôpitaux, on parle aux patients comme à des enfants, et les droits fondamentaux sont totalement ignorés.

On prend toutes sortes de décisions à votre place, et, quel que soit le vernis utilisé, vous êtes regardés et traités comme des êtres "inférieurs" et incapables de clairvoyance ; tout désaccord est transformé d'emblée en "non compliance" voire en "attitude oppositionnelle" . Nous ne voulons plus de condescendance, et nous dénonçons la maltraitance, qui bien souvent va de pair avec l'incompétence.



Principes de fonctionnement de l'association


Ressources


L'association offre gratuitement au public des centaines d'articles de référence, qui représentent des milliers d'heures de travail bénévole. La programmation informatique est effectuée également bénévolement. L'hébergement coûte une trentaine d'euros par an, incluant le coût de suppression de la publicité. Neptune se réserve la possibilité, dans le futur, de recourir à des financements indépendants (dons et legs, encarts discrets) pour mener ses actions et ester en justice, soutenir une personne, mais ne sollicitera aucune subvention publique. L'adhésion à Neptune est gratuite.

A quoi s'engage-t-on en adhérant ?


L'adhésion marque votre soutien aux valeurs et aux actions énoncées dans cette présentation. Les adhérents s'engagent uniquement à se présenter correctement (attentes et situation), la demande d'adhésion est acceptée manuellement au vu de cette présentation. On peut adhérer à Neptune pour augmenter sa représentativité sans autre forme d'engagement, on peut aussi adhérer pour être aidé individuellement, ou encore pour contribuer en participant aux discussions, à la rédaction et à la recherche, aux échanges conviviaux, aux débats. Les membres actifs de Neptune sont chacun responsables de leurs "fils", ou "sujets", et seuls modérateurs de ceux-ci. Ils sont seuls à juger, dans leur espace d'expression, si les interventions d'autrui leur sont ou non acceptables, et sont à même de les modérer (éditer et supprimer). Ce fonctionnement est unique dans le monde des forums, car il a dû être programmé spécifiquement. Les fondateurs ont tenu à ne pas reproduire l'univers infantilisant de trop nombreuses structures de soin, dans lequel il y a d'un côté les "modérateurs", et de l'autre des "patients" dont il faut "modérer" en permanence les propos. Chaque membre de Neptune est adulte, libre de ses propos, et maître du contenu de son espace.


A quoi s'engage Neptune vis-à-vis de ses adhérents ?


Neptune s'engage à vous écouter et à prendre en compte toutes vos demandes, si elles entrent dans le cadre des valeurs énoncées dans cette présentation.

Neptune est une association d'entraide, qui respecte plus que tout, la volonté d'anonymat, la discrétion ou au contraire l'expansivité, de ses membres. Les adresses e-mail, les adresses IP ne sont pas communiquées aux autres membres ni à d'autres sites, et ne sont connues que de l'administrateur. Ce dernier n'en fera usage qu'en cas d'urgence qu'il estimera vitale. La désinscription et la suppression de toute trace de votre passage, de vos écrits, est un droit qui est peu respecté sur Internet, mais que nous nous engageons à respecter scrupuleusement.

Le bannissement est banni sur Neptune. Cette pratique des forums internet, oblige, certes, à la prise de recul par rapport à un conflit ou à des excès. Mais elle conforte la personne dans son sentiment d'exclusion, de différence, de persécution. Sur Neptune, ce qui est habituellement à l'origine d'un bannissement (insultes, violences, spam destiné à nuire...) est géré autrement, par l’impossibilité temporaire de poster ailleurs que sur ses propres sujets. Ainsi la personne n'est pas exclue, et peut continuer le dialogue sans trop perturber les autres.

Les propos racistes, les images choquantes, les encouragements à l’automutilation, au suicide, l'apologie des déviances sexuelles, de la prostitution ou des drogues dures sont bannis. En cas de récidive systématique, leurs auteurs le seront aussi.

Les articles avec prise de position sont débattus dans la "salle de rédaction" avant publication.

Les décisions importantes sont soumises au vote des adhérents pendant au moins deux semaines, et prises à la majorité des 2/3 des votants. Tout membre peut faire des suggestions et soumettre une proposition au vote. Les fondateurs disposent alors d'un droit de veto.

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