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Psychopathie : une maladie génétique ? L'histoire de James Fallon

Par Neptune 
le 22/12/2013

 


Peut-on être un psychopathe sans le savoir ?

Un éclairage édifiant d'honnêteté intellectuelle, sur un sujet trop brûlant d'actualité.

Remerciements à Kairos.



James Fallon - The psychopath inside - Neptune




Los Angeles, le samedi 30 novembre 2013  

James Fallon était un chercheur en neurosciences ne laissant que peu de place au « hasard » ou plutôt à l’influence de «l’environnement ». Pour lui, le déterminisme génétique écrasait de tout son poids le rôle de l’amour familial ou de l’insertion sociale. C’est ce qu’il tentait de mettre en évidence en scrutant les scanners et IRM de patients pour lesquels des diagnostics de dépression, schizophrénie et autres troubles psychiatriques avaient été établis.  Il en mesurait notamment l’activité des aires cérébrales dédiées à l’empathie, à l’appréhension de la morale ou au contrôle de soi.

Un psychopathe dans ma famille : si ce n’est mon frère, c’est donc moi !



Boulimique de travail, James Fallon conduit parallèlement à ces premiers travaux des recherches sur la maladie d’Alzheimer pour lesquelles, apparemment, il n’a pas hésité à mettre sa famille (et sa propre personne !) à contribution. Par jeu, il analyse les scanners de ses proches en leur appliquant les critères qu’il tente d’isoler dans son étude sur l’activité cérébrale des patients psychopathes. Surprise : sur les clichés d’un des membres de sa famille, il constate que tous les "signes" en faveur de troubles psychopathiques sont présents. Seconde surprise, quand il rompt l’anonymat, il constate que cet être faiblement empathique, sans morale et qui ne se contrôle guère, c’est lui !

Un exemple parfait du rôle de l’environnement



Le diagnostic conduit le chercheur déterministe à d’autres tests. Une analyse génétique confirme qu’il présente un profil génétique associé à un comportement violent et agressif. Comme James Fallon est un chercheur respecté, bon père de famille, faut-il remettre en doute la pertinence des recherches physiologiques et génétiques menées en psychiatrie ? Pas si sûr. James Fallon s’est astreint à un examen de conscience et a dû convenir qu’il ne présentait pas toujours un comportement parfait. Dans son livre « The Psychopath Inside » et au magazine Smithsonian , il confie : « J’ai un esprit de compétition odieux. Je ne laisse pas mes petits-enfants gagner des jeux. Je suis une sorte d’enfoiré qui fait des trucs débiles qui gonflent les gens ». Néanmoins, il admet que si ces prédispositions génétiques n’ont pas connu une expression plus marquée et plus violente, c’est probablement qu’il a été protégé par un environnement affectif chaleureux. « L’environnement peut jouer un rôle, mettant les gènes sur ‘on’ ou sur ‘off’ » conclue-t-il.

7 meurtriers



Il est probable cependant que dans l’histoire de la famille Fallon, l’amour n’ait pas toujours régné. Le comportement « psychopathique » de ses aïeux a en effet été hier autrement plus violent qu’une simple attitude de mauvais joueur. Pas moins de sept meurtriers jalonnent son arbre généalogique.

Aurélie Haroche

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