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Maltraitance à l'hôpital psychiatrique de Rouffach (68) - témoignages, avis

Par Neptune 
le 19/01/2014

 

Avertissement


Cet article concerne uniquement les unités fermées de Rouffach, qu'il faut encore essayer à tout prix d'éviter. Les importants efforts de communication de la direction de cet hôpital à l'intention des élèves infirmiers, des familles, de certaines associations et du public, la promotion interne de "bonnes pratiques" ne peuvent faire oublier les pratiques réelles observées de l'intérieur.

Question de conscience : faut-il, devons-nous ou pas informer les personnes qui devront un jour y faire un séjour, leurs familles, par un tel article ? Nous pensons qu'il vaut toujours mieux être prévenu, ainsi chacun peut prendre ses dispositions, et se préparer. Les familles sauront mieux peser leur décision d'interner un proche, et le feront en connaissance de cause. Autre façon de raisonner : devons-nous ne pas le faire, nous taire ? Assurément pas.

Enfin, nous ne publions la description d'une maltraitance dans un établissement, que lorsqu'il peut être recommandé un autre établissement (public ou privé) à une distance raisonnable, ce qui est le cas pour Rouffach, car personne ne peut vous imposer cet hôpital plutôt qu'un autre. Et tout est préférable aux unités fermées de Rouffach.

Seuls les témoignages de "patients" sont pris en compte dans nos différentes évaluations.


Nom : Centre Hospitalier de Rouffach  
Adresse : à 20 km au sud de Colmar, 50 km au nord de Mulhouse

Résumé : Fleuron de la psychiatrie française pour les uns, véritable enfer pour ceux qui ont séjourné dans les unités fermées et y ont survécu. On retrouve les mêmes patients en 2013 qu'en 2008, 4 ans plus tard, sans aucun changement, sauf les médecins qui, eux, ne restent pas longtemps.

Site : http://www.ch-rouffach.fr/

Motif d'admission


Le témoignage suivant est en quelque sorte une synthèse.

"On est traités et considérés comme des animaux."


J'ai séjourné trois fois à l’hôpital psychiatrique de Rouffach en unité fermée : en 2008, 2011 et 2013. Rien n'a changé en quatre ans.

Les malades, de tous âges, se retrouvent enfermés, entassés les uns sur les autres. Toutes les pathologies se côtoient et c’est très déstabilisant pour les personnes les plus fragiles : schizophrénie, bipolarité, dépression, alcoolisme, toxicomanie, autisme, trisomie, personnes suicidaires, délinquants sexuels…

Personnes agressives verbalement et/ou physiquement, délirantes ; personnes désorientées et ayant besoin de calme, et qui vivent dans l’angoisse avec une telle agitation permanente.

Certains patients ont besoin de communiquer, d’être entendus : le personnel n’a pas le temps. D’autres sont dans le silence total, alors qu’ils vont très mal, le personnel n’a toujours pas le temps.

Les comportements du personnel soignant, les réactions des patients


Certains membres du personnel soignant essaient de faire de leur mieux dans des conditions très difficiles : écoute, bienveillance. Mais on sent chez beaucoup d’entre eux un découragement qui se lit sur leur visage, une robotisation des soins, un recours systématique  aux solutions radicales : l’isolement, la contention.

Ils ramènent leur vie personnelle à l’unité. On  ne devrait pas entendre certaines de leurs conversations. Les soignants semblent faire totalement abstraction des patients qui font partie des meubles. Leurs problèmes personnels et leurs crises ne devraient pas être infligés à des personnes en détresse sur le plan psychologique, social et/ou familial. Elles n’ont pas besoin de ça en plus.

On remarque la lassitude, le ras le bol chez bon nombre de membres du personnel.

« Lorsque l’on passe devant une cellule d’isolement, il y a des odeurs d’urine »


L’espace est restreint, les cellules d’isolement sont toujours occupées, souvent parce qu’il manque des lits. Lorsque l’on passe devant une cellule d’isolement, il y a des odeurs d’urine.

Les patients revendicatifs, agressifs verbalement ou ayant des gestes menaçants sont immédiatement mis en cellule d’isolement et/ou en contention. Par la suite, la contention est une arme de dissuasion massivement employée.

L’arrivée d’une dizaine de blouses blanches devant un patient engendre toujours de la peur chez ceux qui assistent à la scène

  • certains craignent d’y passer,
  • ceux qui sont passés par là sont terriblement angoissés.

Des patients éprouvent du soulagement d’être débarrassés d’un élément particulièrement déstabilisant et médisent sur la personne en question : « Il (elle) l’a cherché, etc. »

D’autres, des hommes, semblent avoir pris le pli de ce "traitement" qui devient "leur normalité" : dressés à être mis en cage, et/ou attachés comme des animaux.

La peur est présente et palpable en permanence.

On retrouve la même population dans l’unité quatre ans après. Les violents, les victimes, ils sont tous là ! A se demander si certains sont sortis de cet univers en quatre ans ?

Attacher une personne dès sa sortie de coma


En 2008, à la suite d'un malaise, je m’écroule dans le réfectoire à midi, je perds connaissance. Le rapport médical parle de "symptômes de manque". Droguée par les traitements, ou à cause du traumatisme, je ne me souviens que d'images et de bruits.

Couleurs criardes, vétusté, lit au milieu de la pièce, mauvaise odeur, atmosphère glaciale, caméra pour observer le patient, lumière qui fait mal aux yeux au-dessus de ma tête.

Je ne comprends pas à mon réveil pourquoi je suis attachée et bouclée, alors que je peux à peine remuer un doigt. Le temps ne signifie plus rien : je n’ai plus aucun repère temporel. Je pense avoir passé trois jours attachée.

Les soignants sont très peu présents : deux ou trois minutes lorsqu’ils passent, peut-être deux fois par jour.

On ne me rassure pas, personne ne me dit que ça va bientôt s’arrêter. J’ai l’impression que cette situation ne s’arrêtera jamais, que je suis attachée pour la vie. L’horreur, la douleur physique et psychologique, l’incapacité de comprendre ce « traitement » sont insupportables. Je sais alors ce que signifie la souffrance « éternelle ».

La seule chose qui me passe par la tête : « C’est comme ça qu’on soigne les gens en France ? ». Lorsque je sors enfin, personne ne m’explique ce qui s’est passé.

Rien n’apparaît dans les dossiers médicaux, sauf un "numéro d'ordonnance". C'est un non-respect de l'esprit de la loi, qui exige que l'on trace les actes médicaux. Pourtant les prescriptions médicamenteuses figurent bien au dossier.

Les psychiatres


Les patients attendent très longtemps pour rencontrer un psychiatre. Ils demandent souvent quand est prévu le prochain entretien avec un psychiatre. On leur répond souvent qu’on ne sait pas si le psychiatre sera là et aura le temps. L’attente est interminable. Tous n'ont qu'une demande : sortir de l’enfer de l’enfermement.

Les psychiatres ne s’intéressent pas aux problèmes de fond des patients, à leur histoire. La majorité des psychiatres ne sont pas d’origine française, ce qui n'est pas en soi répréhensible, mais révélateur : les psychiatres d’origine française sont démissionnaires de cet endroit peu attractif. Des médecins de Strasbourg "viennent" de Rouffach, l'inverse est rarement vrai.

Harcèlement sexuel à tous les étages, sans intervention des soignants


Tous âges confondus, certains patients harcèlent sexuellement les femmes, du matin au soir. Le personnel ne fait rien ou fait mine de ne pas voir, nous dit de ne pas y prêter attention, que « ce n’est pas grave ».

Un patient fragile était victime d’abus sexuels de la part de délinquants sexuels. Ces faits étaient soumis à la loi du silence. Ce patient demandait à être enfermé dans sa chambre la nuit par les infirmier(e)s. Il me désignait ses agresseurs par un geste discret.

L’abus sexuel d’un aide-soignant, Xxxxxxx : connu des patientes pour attouchements, connu des équipes. Sa technique est la bienveillance apparente, et ses mains sont sur vous très vite. Quel mal y a-t-il en effet à profiter de personnes "inférieures" ?

L’hôpital ne semble pas prendre les mesures qui s’imposent : protéger les patients des autres patients, sanctionner les membres du personnel ayant ce comportement prédateur.

« Même en prison, on a plus de liberté qu’ici ! »


Les activités


Elles sont inexistantes dans certaines unités fermées : les patients sont livrés à eux-mêmes du matin au soir et errent ou restent assis dans les couloirs. Parfois, une infirmière propose un jeu de société (unité fermée 2011).

Les sorties


Dans une unité fermée en 2013 : deux sorties d’à peine quelques minutes (matin et soir) dans la cour pour les fumeurs. Une jeune femme ayant fait de la préventive n’en revient pas des conditions de prise en charge des patients : « Même en prison, on a plus de liberté qu’ici ! »


La propagande et les tentatives d'humanisation




    De vains efforts sont tentés par quelques cadres, qui se heurtent au conservatisme de chefs de service peu empressés de se remettre en question.

    Ce ne sont pas les initiatives comme la "Semaine de la sécurité des patients" (novembre 2013), ou une expérience lancée en 2011 sur les pairs-aidants, rapidement abandonnée, ou quelques pièces de théâtre, qui auront changé ce que l'on a vu de nos propres yeux à l'intérieur des unités fermées, qui reste de la maltraitance pure et dure, et qu'il faudra bien un jour assumer.

    On ne reconstruit pas une institution délabrée avec une succession d'expérimentations, de mesures cosmétiques et de communication.

    On abolit la maltraitance comme on a aboli la peine de mort, on ne l'aménage pas, on ne la rend pas plus humaine.

    En France, on est malheureusement obligé de considérer que les recommandations ne sont pas suivies.

    En France, pour sauver des vies, nous avons été obligés d'interdire les dépassements de vitesse sur la route, et de sanctionner sévèrement les contrevenants. Les hôpitaux psychiatriques n'échappent pas à la règle. Tant qu'il ne leur est pas fermement interdit certaines pratiques, elles perdureront. Voir aussi notre article Hôpital Sainte-Anne, 4 ans après le film et les sanctions symboliques, rien n'a changé.


Dossiers médicaux


    Faut-il alourdir encore ce triste article ?

    Les dossiers médicaux sont rédigés à la va-vite par un personnel pressé.

    La parole du patient est qualifiée de délirante lorsqu'on parle de maltraitance psychiatrique vécue. Lorsque l'on parle d'événements familiaux lointains, elle est prise pour argent comptant. Ainsi le chapitre "histoire de la maladie" et "antécédents" diffère totalement d'une hospitalisation à l'autre !

    En résumé, les rapports donnent l'impression que "tout est retenu contre vous".

    Il y manque des actes dits "médicaux" (mise en contention mécanique, mise en cellule d'isolement).

    Le délai de communication des dossiers est long,  il fallut relancer la direction de l'hôpital en recommandé.


Merci aux lecteurs de cet article de nous communiquer tous commentaires sur leur expérience personnelle.

Cliquer sur "Répondre" en bas et à droite de ce message pour une réponse publique, ou bien contactez nous pour une réponse ou une réaction privée.

Hôpital psychiatrique de de Rouffach - maltraitance dans les unités fermées
Centre Hospitalier de Rouffach

Rouffach - Opérations de communication

La "Direction de la clientèle et de la communication" tente vainement de faire évoluer les choses, mais se heurte à l'immobilisme des chefs de service concernés. Ainsi, en 2011, l'opération "Faire ensemble en psychiatrie" qui visait à démontrer qu'une autre forme de psychiatrie est possible, avec l'exemple et la visite de médecins, et pair aidants de Trente (Italie), n'a pas eu de suites.
Qu'en sera-t-il de la "Semaine de la sécurité des patients" ?


Règles relatives à la publication d'avis


Les témoignages reflètent les opinions de leurs auteurs. Ils sont acceptés lorsqu'ils proviennent d'usagers ayant été directement confrontés aux établissements et/ou aux personnels médicaux. Ces derniers ne sont pas cités nominativement. Les témoignages et avis positifs ou négatifs sont acceptés s'ils sont suffisamment précis sur les faits relatés. Ils sont publié jusqu'à obsolescence, c'est à dire que les faits ne doivent pas remonter à plus de 10 ans, sauf mention expresse de description d'un fait d'histoire et intéressants pour une perspective historique clairement exprimée comme telle.

Aucun avis entrant dans ce cadre n'est priorisé par rapport à un autre : la présentation est purement chronologique. Tout émetteur d'avis peut demander, par les mêmes moyens, à supprimer ou modifier son avis. La reproduction d'avis sur d'autres médias est sous l'entière responsabilité du média reproducteur, après demande d'autorisation à l'association.

L'association décrit et critique, par ces témoignages positifs ou négatifs, un système et des actes individuels dans un but d'information et de contribution à une meilleure éthique de soins dans nos pays. La citation nominative de personnes est contraire à l'éthique de l'association, ce qui n'empêche pas cette dernière de conseiller, dans ses discussions privées, tel ou tel praticien ou établissement plutôt que tel ou tel autre. Elle anonymise les noms propres des personnes privées, mais non des personnalités publiques. Par personnalité publique, nous désignons toute personne publiant en son nom des articles dans des médias publics numériques ou classiques. Les auteurs des témoignages peuvent, de même, choisir de ne pas dévoiler leur identité complète, mais peuvent aussi le faire ce qui renforce la validité du témoignage.

L'association fournit ses services en toute indépendance, ne perçoit ni ne fournit aucune rémunération pour aucun de ses articles, ne perçoit et ne percevra ni subvention ni don d'aucune d'organisation politique, commerciale, religieuse ou assimilée, ni d'aucune nature que ce soit. Elle n'adhère et n'est obligée envers aucun aucun des types d'organisation précitées.





Dernière édition par Neptune le 26/1/2018, 17:12, édité 7 fois

Je ne sais pas comment sortir du programme de soins sous contrainte car j'ai fait appel et je suis allée en cassation. Il y a vice de procédure.  Je n'ai jamais été agressive et pourtant j'ai subi la contention et l'isolement. Des prises de sang tous les jours à tuméfier le bras. De l'infantilisation. On me parlait comme si j'étais un enfant de 3 ans. La psychiatre A.xxxxxxx est menteuse car elle écrit que je refuse le traitement parce que je ne veux pas reconnaître ma pathologie je n'ai pas d'insight alors que jamais on ne m'a dit de quoi je souffrais. Je n'ai jamais entendu de voix mais c'est interprété comme tel car j'étais cliniquement morte j'ai passé dans le beau tunnel de lumière et je suis revenue. Cela ne fait pas de moi une malade mentale! Les psychiatriques sont tous de mèche et surtout ne se contredisent pas. J'ai vécu l'enfer aidez moi je ne veux pas y retourner et pourtant Axxxxx m' a très mal reçue même pas bonjour. Fermez la porte! J'ai répondu "c'est pas mon bureau". De suite elle a voulu me faire une injection car soi disant je n'accepte pas ma maladie donc si je ne prends pas la piqûre je retourne à Rouffach d'où je ne resortirais effectivement plus normale. Actuellement j'ai peur de sortir car je crains la capture comme les animaux qui vont à l'abattoir.
Pitié aidez moi

Message le 1/12/2017, 08:49  Schlegel bieber

Le docteur Axxxxxxxx m' a reçu sans dire bonjour et m'a dit de fermer la porte. J'ai répondu que ce n'est pas ma porte.
De suite elle a voulu me piquer et me faire interner d'office à Rouffach. Ça suffit maintenant. Le docteur Dxxxxx du pole 7/8 est le tiers qui veut l'internet mais il est intérieur à l' établissement. Donc il n' a pas le droit dde me menacer. Le docteur Dyyyy et le directeur de l'hôpital veulent me faire interner.
Quoi faire pour retrouver ma liberté?

Bonjour,

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A bientôt.

Neptune

Message le 30/12/2017, 13:00  biker68

> La majorité des psychiatres ne sont pas d’origine française, ce qui n'est pas en soi répréhensible, mais révélateur : les
> psychiatres d’origine française sont démissionnaires de cet endroit peu attractif.

Je suis psychiatre d'origine anglaise, je travaille au CH Rouffach en tant que praticien depuis 2001, donc 16 ans, et avant j'y travallais comme vacataire. Dans le service ou je travaille, chaque patient peut venir me voir quand il le souhaite, je n'ai pas de "liste".

> Je ne sais pas comment sortir du programme de soins sous contrainte

Vous avez le droit de voir un psychiatre de votre choix pour un avis indépendent, de voir le Juge des Libertés et de la Détention sur simple demande, et de saisir la Commission Départementale des Soins en Psychiatrie: les modalités sont précisées dans un document que vous avez reçu. Je voudrais vous assurer que le travail administratif pour garder un patient en programme de soins est énorme et qu'un psychiatre ne le fait pas sauf en cas de nécessité absolue.

> Tous âges confondus, certains patients (hommes) harcèlent sexuellement les patientes (femmes) en permanence  

La loi précise que les patients hospitalisés ont le droit aux rélations sexuelles. Une plainte d'harcèlement peut être déposée au près de la Direction et sera examinée.

Bonjour Mr "biker66".

Nous aurions apprécié de savoir, à défaut de votre nom ce qui peut se comprendre, au moins le nom du service dans lequel vous exercez. Faute d'information rassurante, y compris dans votre intervention très générale, nous maintenons intégralement nos avis qui concernent les unités fermées.

Quant aux voies de recours, heureusement qu'il existe des associations comme la nôtre et des avocats compétents dans la région, car on n'a jamais vu un "patient" correctement informé de ses droits là où vous travaillez. Et ne nous faites pas croire que la CDSP de la région est active, ça se saurait...

Faute d'éléments précis, votre courte intervention fait penser uniquement à un problème de conscience, que vous croyez expier par ce petit tweet, mais on est bien loin d'un engagement.

Vous n'êtes pas sur tweeter Mr "biker" et nous n'employerons pas plus de formule de politesse que vous.
Neptune

PS: il existe de bons psychiatres, ce sont généralement ceux que l'on voit le moins sur internet.

Bonjour biker68

J'interviens car c'est moi qui ai rédigé ce témoignage.
1. En tant que psychiatre vous devriez avoir la décence de vous présenter. Un psychiatre est censé assumer ce qu'il fait et ce qu'il dit et ne pas se cacher derrière un pseudo. Vous, et vos pairs, vous voulez représenter une autorité mais vous n'assumez pas quand un patient veut des explications. Vous fuyez ou vous vous réfugiez derrière les mots "harcèlement", "délire de persécution", "non-compliance", etc. Vous êtes peut-être une exception, car il y en a, mais je doute que vous en fassiez partie, ou alors prouvez-le.

2. Le patient a des droits selon vous. On m'a fait signer un papier concernant l'audition devant le juge des libertés. Je n'ai eu aucune explication. Je ne savais pas de quoi il s'agissait. Tout ce qu'on m'a dit, c'est que ce n'était pas très important. Du coup je n'ai pas rencontré le juge.

3. Le harcèlement sexuel : j'ai à plusieurs reprises signalé à des infirmières ce qui se passait. On m'a simplement dit qu'il ne fallait pas y prêter attention.
"Une plainte d'harcèlement peut être déposée au près de la Direction et sera examinée" : Vous plaisantez là. Vous croyez vraiment qu'une patiente dans une unité fermée peut porter plainte contre une dizaine de patients, contre un soignant, qu'elle est en état d'entreprendre une telle démarche, qu'on la prendra au sérieux ?

4. "les patients hospitalisés ont le droit aux rélations sexuelles": Que fait-on quand une personne, une femme, se retrouve en (hypo)manie ? Est-elle vraiment consentante ?!

5. Concernant Xxxxx, l'aide-soignant connu pour attouchements.
Je peux en faire une description précise. A  l'époque (2008) une croix en or autour du cou. Environ 1,80 m, cheveux noirs, les yeux foncés, allure sportive. Boîte légèrement à la suite d'un accident, une petite cicatrice, pratique des arts martiaux (c'est ce qu'il m'a dit). Vous l'avez peut-être déjà croisé puisque vous êtes dans cet hôpital depuis 16 ans.

J'ai fait un signalement à l'Agence Régionale de Santé quand enfin j'ai pu être en état de le faire.
L'ARS m'a répondu que cela relevait du pénal mais qu'elle ferait un signalement au Directeur de l'hôpital. J'ai également pris contact avec la direction de l'hôpital en sollicitant une rencontre pour en parler. La Directeur n'a pas souhaité me voir. On m'a répondu poliment que les faits étaient "déjà anciens" et qu'il fallait que je m'adresse au pénal.

Neptune

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