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Electroconvulsiothérapie, ECT ou sismothérapie

Par Neptune 
le 30/09/2013

Electroconvulsiothérapie (ECT), sismothérapie


Définition  
 

L'électroconvulsivothérapie (ECT)

Anciennement sismothérapie et plus connue sous le nom de traitement par électrochocs, est une méthode de traitement par l'électricité utilisée en psychiatrie, consistant à délivrer un courant électrique d'intensité variable sur le scalp. Le but visé par l'ECT, est la crise d'épilepsie de type grand mal.
Avant la séance, le patient est amené à respirer de l'oxygène pur, afin de limiter les lésions pendant la période de convulsion qui dure de 20 à 25 secondes. L'application du courant est précédée d'une anesthésie générale et d'une curarisation temporaires, d'environ 5 minutes. Le patient reprend connaissance 20 minutes après. Le nombre de séances varie de 6 à 12, au rythme de 2 à 3 séances par semaine.

Indications

Après échec des psychotropes et de la psychothérapie :

  • Les dépressions mélancoliques de type délirantes, stuporeuses, résistantes aux psychotropes. Des séries de plusieurs chocs (une dizaine le plus souvent, parfois plus) sont en général nécessaires pour obtenir un résultat.
  • Les états maniaques résistant aux traitements psychotropes.
  • Les délires paranoïaques
  • Les psychoses aiguës (bouffées délirantes), et certaines schizophrénies délirantes résistants aux neuroleptiques.

Les ECT sont pratiquées en CHU, dans certains en CHS, certains CHG et dans les cliniques habilitées.
Selon la loi du 4 mars 2002, relative au "droit du malade", l'accord libre et éclairé du malade est strictement nécessaire avant que puisse être envisagé ce genre de thérapie. Nul ne peut subir des "électrochocs" sans son accord, ce que spécifie le "droit des malades". Cette thérapie est parfois présentée comme une thérapie de dernier recours.

Source : Wikipedia 2013

Commentaire de Neptune

Cette technique et cette présentation méritent d'être amendée et complétée. L'indication, en France, est la dépression sévère, résistante aux antidépresseurs et aux psychothérapies. La communication ci-après donne la parole aux promoteurs et à une patiente. Les promoteurs parlent même d'une limitation de l'indication pour cause de sous-équipement, et, chiffres à l'appui, avancent que l'électroconvulsiothérapie pourrait être prescrite en première indication avant les antidépresseurs, car son efficacité serait plus grande (90 à 95 % contre 55 à 60 % pour les AD). 
Le débat est présent, il est trop facile de jouer sur la peur de l'électrochoc et d'utiliser ce biais pour militer contre la psychiatrie. La présentation ci-après apporte un éclairage actualisé et explique en partie les causes de la mauvaise image qu'a la sismothérapie en France.
AnglaisElectroconvulsive therapy, electroshocks



Dernière édition par Neptune le 2/1/2014, 11:29, édité 1 fois

La vidéo ci-dessous (26 minutes) apporte un éclairage indispensable à un débat trop vite "réglé" par certains.

La phobie collective des électrochocs est compréhensible car, tels qu'ils étaient pratiqués autrefois, pouvaient être qualifiés de "remède pire que le mal". Il faut admettre que cette époque est révolue, mais que le traumatisme persiste dans l'imagerie populaire. Ce que d'aucuns exploitent (la scientologie, pour ne pas la nommer) pour "vendre" leur religion.

Le film ci-dessous ne fait pas abstraction des effets secondaires, (notamment des cas de douleurs crâniennes, qui sont traitées efficacement) et des pertes de mémoire (qui selon une patiente filmée, se résorbent).

A visionner intégralement

Autre article :

http://www.lemonde.fr/sciences/article/2012/11/15/volte-face-sur-l-electrochoc_1791344_1650684.html

Les chiffres sont moins mirobolants que ceux de Marseille (mais Marseille c'est le midi peuchère...) mais tout de même dans le même ordre d'idée.

Recopie de l'article

 (au cas où celui-ci disparaîtrait d'Internet)


Les idées reçues ont la vie dure. Lancez la conversation sur les électrochocs autour de vous et vous obtiendrez immanquablement un flot de réactions négatives : association spontanée au film Vol au-dessus d'un nid de coucou avec Jack Nicholson (qui date de 1975, soit près de quatre décennies) ; image d'un traitement psychiatrique brutal, voire inhumain, en tout cas dépassé... Pourtant, un ouvrage collectif récent sur le sujet, L'Electroconvulsivothérapie. De l'historique à la pratique clinique : principes et applications (éditions Solal, 403 p., 45 euros), invite à en finir avec la réputation sulfureuse de cette technique, aussi appelée sismothérapie.

Coordonné par deux psychiatres, les docteurs David Szekely et Emmanuel Poulet, et rédigé par plus de cinquante contributeurs, ce livre de référence s'adresse avant tout à un public de professionnels. Mais il a le grand intérêt de montrer que les pratiques actuelles sont scientifiquement validées et correctement encadrées, du moins dans un pays comme la France. Plus étonnant, on réalise à travers les nombreuses références scientifiques citées que l'électroconvulsivothérapie fait toujours l'objet d'un champ intense de recherches pour préciser ses modes d'action, optimiser l'efficacité et réduire les effets secondaires, évaluer de nouvelles indications...

CRISE CONVULSIVE GÉNÉRALISÉE



Depuis la première expérience (réalisée en 1938 par deux médecins italiens, Ugo Cerletti et Lucio Bini, chez un homme schizophrène), le principe reste inchangé : il s'agit, en délivrant un courant électrique au moyen d'électrodes placées sur le crâne, de provoquer une crise convulsive généralisée. Les modalités ont en revanche beaucoup évolué, et le cadre réglementaire est précisément défini.

Ainsi, l'anesthésie générale est devenue systématique, tout comme l'information et le consentement écrit du patient ou dans certains cas de son représentant légal. Surtout, comme le soulignent le docteur René Benadhira et ses collègues de l'hôpital Ville-Evrard (Neuilly-sur-Marne) dans leur chapitre sur l'évolution de l'activité d'électroconvulsivothérapie dans le monde, elle est devenue "un traitement très technique, et c'est désormais sur ce terrain-là que le débat se situe" : type de courant utilisé, position des électrodes, rythme d'administration...

En France, comme dans la plupart des autres pays où elle est pratiquée, la sismothérapie est principalement proposée dans les troubles de l'humeur. "Malgré les progrès thérapeutiques récents (...), l'électroconvulsivothérapie (ECT) reste un traitement essentiel de la dépression. Sa place est unique dans les dépressions sévères, et l'ECT permet encore d'améliorer la survie du malade", écrivent Walid Choucha et Philippe Fossati, du service de psychiatrie adulte à l'hôpital la Pitié-Salpêtrière, à Paris.

EFFICACITÉ PARFOIS SPECTACULAIRE



"En urgence, dans les cas de dépression les plus graves avec un risque suicidaire majeur ou bien une opposition à l'alimentation ou à l'hydratation qui mettraient à court terme le pronostic vital en jeu, c'est un traitement qui doit être considéré en première intention, car il agit plus vite que les antidépresseurs", précise David Szekely, praticien au CHU de Grenoble. L'indication la plus fréquente reste toutefois la dépression multirésistante aux antidépresseurs. Dans les épisodes dépressifs majeurs, le taux de réponse à la sismothérapie est de 80 % à 90 %, alors qu'il est limité à 60 %-70 % avec les médicaments antidépresseurs, indiquent les docteurs Chocha et Fossati, en précisant que les dépressions des personnes âgées représenteraient plus d'un tiers des ECT en psychiatrie.

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