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Troubles et handicaps

SOS

L'hôpital Lenval de Nice peut-il encore s'appeler "hôpital" ?

Par Neptune 
le 23/10/2015

Etymologie : ospital "établissement charitable", 1170

Comment appelle-t-on un déjà centre où l'on détecte des enfants à déporter ? Un gymnase ? un vélodrome ?

Grand-père, comment glisse-t-on tout doucement du social vers l'eugénisme, de l'eugénisme vers la déportation, et de la déportation vers le génocide ?"


Témoignage recueilli sur Schizo' jeun

Les auteurs ont explicitement souhaité la plus grande diffusion de ce témoignage

Bonjour,

Début Octobre, une petite fille avait rendez-vous avec le professeur Bonnot à Nantes. Manque de chance pour la famille, tornade dans le sud de la France, train annulé, impossible de se rendre au rendez-vous. Le Professeur Bonnot à la gentillesse de reporter le rendez-vous pour fin novembre et l'association SCHIzo'Jeun'S maintient son aide financière pour le transport et sa proposition d'héberger cette petite famille. Mais cette tornade laisse la famille dans le désarroi!! La petite n'adresse plus la parole à ses parents depuis des semaines, elle menace ( et à déjà tenté de se jeter sous les roues d'une voiture dans la rue). Les voix dans sa petite tête sont toujours virulentes, l'ambiance dans la famille est très tendu. Cette famille a peur, peur que la maladie gagne du terrain, peur que la petite finisse pas écouter les voix et commette l'irréparable. Ce rendez vous apparaissait comme un espoir, l'espoir de voir l'état de leur jeune enfant s'améliorer, l'attente jusqu'en Novembre parait si longue et surtout Jenny est elle en état d'attendre ( actuellement le traitement est inefficace et insignifiant! Alors les parents décide d'aller demander de l'aide en attendant l'entretien de Nantes... Je vous joins pour la suite le témoignage de Carla, la maman de Jenny.


Récit de la soirée du 05 octobre 2015


Départ pour l’hôpital Lenval à 16h de chez nous.
Arrivés sur place 17h05, passage obligatoire à l’accueil et devant les infirmières avec prise de poids, température et petit questionnaire : Jenny as-tu mal quelque part ? Une fois…. Deux fois…. Et un petit dernier avant de voir le spécialiste.
Retour à la salle d’attente jusqu'à 18h.
On rencontre ensuite une interne qui semble ne pas comprendre ce qui nous amène précisément à l’hôpital.
Jenny se met en danger. Menace de nous faire du mal. Jenny risque de se mettre en danger à n’importe quel moment. Jenny ne nous adresse plus la parole et déclare encore entendre la voix dans sa tête. La voix qui l’oblige à courir sur la route pour se faire écraser. La voix qui demande de nous faire du mal. A la maison, on a peur du comportement de jenny et nous l’enfermons la nuit.
Tout ceci n’alertant personne, nous repartons remontés contre l’interne avec pour seule solution : se rendre à l’hôpital de Monaco.
Au CHPG. Nous revoyons un médecin de garde qui appelle le psychiatre de Jenny à plusieurs reprises et là, il nous redirige vers Lenval.
Arrivés à Lenval, on nous redit que l’état de Jenny ne nécessite pas une hospitalisation. Alors nous nous voyons dans l’obligation de prévenir l’hôpital des risques qu’ils encourent à laisser notre fille dans cet état et mettons en avant la responsabilité de l’hôpital vis-à-vis d’un enfant mineur (10 ans). Après réflexion, on nous accorde que Jenny puisse passer la nuit chez eux. Voilà, il est minuit et 32 minutes quand Jenny monte dans sa chambre. Elle reçoit en guise de repas une compote et un yaourt (vive la France).

On me menace de mettre ma fille en foyer d’accueil si je ne la récupère pas


Elle se retrouve dans le service de pédiatrie.
Le lendemain, nous sommes conviés à un entretien avec la chef du service et Jenny. Surprise en arrivant, il s’agissait d’un PIÈGE. On me menace de mettre ma fille en foyer d’accueil si je ne la récupère pas. Je ne subis pas leur menace et je leur ressers le même discours. La chef de service me fait une demande incroyable. Il faut que je vienne tous les jours pour la surveiller, le service de pédiatrie n’étant pas fait pour ce cas.

Le lendemain Jenny avait une place


Je refuse et rétorque que je ne ferai pas leur travail.
Le rendez-vous se termine sur une note amère. L’hôpital qui est censé nous aider, nous rejette complètement sous prétexte qu’il n’y a pas de place en psychiatrie.
Le lendemain Jenny avait une place.
Grâce à mon mari et à ma « grande gueule » …….
C’est bien triste pour tous ces enfants qui ont dû rentrer chez eux, confronté à un personnel soignant incompétent sans avoir eu accès a des soins adaptés….
Les parents dans la détresse totale et l’angoisse que leur enfant puisse commettre l’irréparable ne trouveront alors personne à l’hôpital de Lenval pour les comprendre les épauler et éviter le pire, car il faut, malheureusement, croire que l’on est considéré seulement quand le pire a été commis.
Carla maman de jenny 10 ans.




C'est pour cela, que l'asso se bat, aucun parent ne devrait à avoir à vivre cela.
Merci à tous, d'aimer, de partager et de commenter pour soutenir Carla et sa famille qui se battent depuis des mois contre la maladie de leur fille avec pour seul soutien celle d'une super psychologue qui ne lâche rien. Encore une fois merci à tous...

La responsable de Schizo'jeun



Lenval : plus c'est neuf moins c'est humain ?






Le Baron Léon Wladyslas de LENVAL est né le 3 juillet 1836 à Varsovie. Il était le 3ème des 5 enfants d’une famille juive de Varsovie dont les parents, Jakuba Loewenstein et Dorota Kronenberg, étaient commerçants.
Après avoir achevé en 1855 ses études à l’Institut Agricole Forestier de Varsovie, Léon Wladyslas débute comme administrateur du domaine L. Kronenberg à Brzezia.
En 1857 il devient le principal contrôleur du Monopole du Tabac géré par son oncle Kronenberg.
La même année il se convertit au calvinisme.
En 1860 il est nommé directeur de la fabrique de tabac Kronenberg. En 1868 il devient actionnaire du groupe industriel « Lilpop, Rau et S-ka » ce qui lui permet d’acquérir une place prépondérante dans la vie économique du pays.
Comme directeur commercial de cette société, il obtient du gouvernement d’importantes commandes pour le développement des lignes de chemins de fer.
En 1873, le groupe Lilpop au capital de 2 millions de roubles devient n°1 dans l’industrie lourde polonaise. Peu à peu, les activités de Léon Wladyslas se diversifient et s’étendent à d’autres secteurs d’activité.
En 1881 il est fait Baron de LENVAL et peu après, en raison d’une crise économique importante, il transfère ses capitaux à l’étranger. A partir de 1882, le Baron de Lenval habite principalement à Bruxelles et à Nice. Le 9 novembre 1883, son fils Léon Mieczyslav décède à Nice à l’âge de 11 ans.
C’est à la suite de ce décès qu’en 1884 le Baron de LENVAL décide de fonder à Nice l’établissement qui porte aujourd’hui encore son nom.
En 1885, il fait également une donation pour créer la
« Maison des Orphelins » de Varsovie qui ouvrira ses portes en 1889. En 1898, il lance la Fondation « Institut d'hygiène enfantine » également à Varsovie.
Le Baron de LENVAL décède le 23 septembre 1900 dans son domaine de Töscheldorf en Autriche et son corps repose à Nice au cimetière du Château.

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