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Troubles des conduites alimentaires (TCA) et troubles somatoformes - Introduction - DSM-IV

Par Neptune 

le 29/01/2014 

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Troubles des conduites alimentaires et troubles somatoformes



Texte intégral.


Troubles des conduites alimentaires




    Les troubles des conduites alimentaires se caractérisent par des perturbations graves du comportement alimentaire. Ce chapitre comprend deux diagnostics spécifiques : l'anorexie mentale (Anorexia nervosa) et la boulimie (Bulimia nervosa).

  • L'anorexie mentale (Anorexia nervosa)

    se caractérise par le refus de maintenir le poids corporel à une valeur minimum normale.

  • La boulimie (Bulimia nervosa)

    se caractérise par des épisodes répétés de crises de boulimie (en anglais, "binge eating"), suivies de comportements compensatoires inappropriés tels que : vomissements provoqués, emploi abusif de laxatifs, diurétiques ou autres médicaments ; jeûne ; exercice physique excessif.

    Une altération de la perception de la forme et du poids corporels est une caractéristique essentielle à la fois de l'anorexie mentale et de la boulimie.

  • Le trouble des conduites alimentaires non spécifié

    est également proposé pour coder les troubles qui ne répondent pas aux critères d'un trouble des conduites alimentaires spécifique.


L'obésité simple est incluse dans la Classification Internationale des Maladies (CIM) en tant qu'affection médicale générale, mais elle ne figure pas dans le DSM-IV car il n'a jamais été établi qu'un syndrome psychologique ou comportemental particulier lui soit régulièrement associé. Néanmoins, lorsqu'il semble que des facteurs psychologiques sont déterminants dans l'étiologie ou l'évolution d'un cas particulier d'obésité, on peut l'indiquer en notant la présence de facteurs psychologiques influençant une affection médicale.

Les troubles de l'alimentation de la première ou de la deuxième enfance (c.-à-d. Pica, mérycisme et trouble de l'alimentation de la première ou de la deuxième enfance) sont inclus, dans le chapitre des troubles habituellement diagnostiqués lors de la première enfance, deuxième enfance ou l'adolescence.

Troubles somatoformes




    La caractéristique commune aux troubles somatoformes (1) est la présence de symptômes physiques faisant évoquer une affection médicale générale (d'où le terme 'somatoforme'), mais qui ne peuvent s'expliquer complètement ni par une affection médicale générale, ni par un autre trouble mental (p. ex., un trouble panique).

    Les symptômes doivent être à l'origine d'une souffrance cliniquement significative ou d'une altération du fonctionnement social, professionnel ou dans d'autres domaines. A la différence des troubles factices et de la simulation, les symptômes physiques ne sont pas volontaires (c.-à-d. sous le contrôle de la volonté). Les troubles somatoformes se distinguent du cadre des facteurs psychologiques influençant une affection médicale par le fait qu'aucune affection médicale générale ne peut être diagnostiquée pour rendre compte complètement des symptômes physiques. Ces troubles sont regroupés en un chapitre unique car ils nécessitent tous la même démarche clinique (à savoir exclure une affection médicale générale inapparente ou bien une substance comme la cause des symptômes physiques) plutôt qu'en raison d'une étiologie ou de mécanismes supposés communs. Ces troubles sont souvent rencontrés en médecine générale.

    Ce chapitre comporte les troubles somatoformes suivants :

  • Le trouble somatisation

    Il correspond à ce que l'on appelait dans le passé hystérie ou syndrome de Briquet est un trouble polysymptomatique, survenant avant l'âge de 30 ans, persistant plusieurs années, et caractérisé par l'association de douleurs, de symptômes gastro-intestinaux, sexuels et pseudo-neurologiques.

  • Le trouble somatoforme indifferencié

    est caractérisé par des plaintes somatiques inexpliquées, persistant au moins 6 mois, mais dont le nombre ou la durée n'atteignent pas les seuils requis pour porter le diagnostic de trouble somatisation.

  • Le trouble de conversion

    comporte des symptômes ou des déficits inexpliqués touchant la motricité volontaire ou les fonctions sensorielles, suggérant une affection neurologique ou une affection médicale générale. Des facteurs psychologiques sont considérés comme étant associés aux symptômes ou aux déficits.

  • Le trouble douloureux

    dans lequel la douleur est au centre du tableau clinique. En outre, on estime que des facteurs psychologiques jouent un rôle important dans le déclenchement, l'intensité, l'aggravation ou la persistance de la douleur.

  • L'hypocondrie

    consiste en une préoccupation centrée sur la crainte ou sur l'idée d'être atteint d'une maladie grave, fondée sur l'interprétation erronée par le sujet de symptômes physiques ou de manifestations du fonctionnement corporel.

  • Le trouble : peur d'une dysmorphie corporelle

    ou "dysmorphophobie", consiste en une préoccupation concernant un défaut imaginaire ou bien amplifié de l'apparence physique.

  • Le trouble somatoforme non spécifié

    permet de coder des troubles comportant des symptômes somatoformes, mais ne répondant à aucun des critères diagnostiques des troubles somatoformes spécifiques.

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(1) Angl. : Somatoform Disorders. La traduction correcte sur le plan étymologique en serait : troubles somatomorphes. Nous avons conservé cette forme étant donné le large usage en médecine de termes construits sur le même modèle (N.d.T.).

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