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EMDR - Eye Movment Desensitization and Reprocessing - notre avis

Par Neptune 
le 15/03/2015

EMDR - définition et efficacité


Nombreuses sont les personnes qui nous questionnent sur l'EMDR, cette thérapie qui s'annonce un peu partout en France comme miraculeuse, et qui s'inscrit en lettres d'or sur les plaques de nombreux psychothérapeutes dans nos villes. Cette technique a été autorisée en France par la Haute Autorité Sanitaire, pour ses résultats dans le traitement des troubles anxieux et plus particulièrement pour l'Etat de Stress Post Traumatique




Francine Shapiro - Neptune

Définition résumée de l'EMDR


Histoire

La thérapie EMDR a été mise au point à la fin des années 1980 par une Américaine, Francine Shapiro. Titulaire d'un doctorat de littérature anglaise à l'Université de New-York en 1979, elle s'intéresse en même temps à la thérapie comportementale. Mais en 1987 l'annonce d'un cancer bouleverse sa vie. Sa curiosité l'amène à découvrir les travaux de Norman Cousins (en) et d'autres dans le domaine de la psycho-neuro-immunologie qui commençaient à émerger.

Elle raconte comment elle découvre l'effet bénéfique des mouvements oculaires au cours d'une promenade dans un parc en 1987. Ainsi elle va retenir ce sujet pour son doctorat en psychologie comportementale. Deux ans après, elle publie la première description de l'EMDR. Depuis elle consacre sa carrière à la promotion et à la diffusion de cette thérapie.

En 1994 Francine Shapiro reçoit l'un des plus grands prix scientifiques des États-Unis : l'Award for Distinguished Scientific Achievement in Psychology. En 2002 elle se voit décerner le prix Sigmund Freud par l'Association mondiale de psychothérapie et par la ville de Vienne.

Cette thérapie poursuit son développement. Elle fait l'objet de nombreuses études cliniques aléatoires. La thérapie EMDR est maintenant reconnue comme efficace pour le traitement des syndromes post-traumatiques par l'INSERM depuis 2004.

Le nom EMDR est une marque déposée par EMDR Institute, Inc. créée par Francine Shapiro. Cette entreprise commerciale est chargée d'assurer la diffusion de cette thérapie dans la communauté clinique.

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Principes
La thérapie EMDR repose sur un constat : le simple fait de parler d'un traumatisme ne serait pas suffisant. Une personne traumatisée ne souhaiterait d'ailleurs pas évoquer le cœur de la scène traumatique dans la crainte d'être sur-traumatisée. L'EMDR créerait donc un protocole sécurisant pour accompagner la personne dans son rappel du noyau traumatique. Ce rappel ne solliciterait pas seulement le registre verbal mais tous les registres représentatifs : perceptions, cognitions, émotions, sensations corporelles.

Selon une hypothèse, en effectuant des associations libres, dans des séquences d'attention duelle, à partir de tous ces registres du noyau traumatique, des connexions mnésiques (mémoire implicite/explicite, procédurale/déclarative) et informationnelles auraient lieu et la personne pourrait dépasser l'événement traumatique.

EMDR - Neptune
Mais selon une autre hypothèse, l'association libre est insuffisante et de plus ne se manifeste pas régulièrement au cours des traitements des traumatismes psychiques par l'EMDR. Pour arriver à mettre en place des reconnexions susceptibles de modifier la nature du noyau traumatique, il serait utile d'y adjoindre une stimulation sensorielle, comme les mouvements oculaires par exemple.

Cette méthode permettrait au souvenir traumatique d'être réinséré dans le processus de synthèse de la mémoire épisodique avec le statut de souvenir révolu.

La croyance dans l'efficacité des mouvements oculaires ou des stimulations sensorielles bilatérales alternées repose sur un modèle neurologique où l'activation alternée des hémisphères cérébraux faciliterait un travail de reconnexion de modules de traitement de l'information (émotionnels, mnésiques, comportementaux) dissociés par le trauma. D'autres modèles sont en discussion, amenant d'autres explications possibles à l'efficacité de l'EMDR.

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Etapes d'une thérapie EMDR


La thérapie EMDR se pratique en huit étapes successives :

1. Diagnostic et planification : la première phase de la thérapie consiste à s'assurer que l'EMDR est un traitement adapté au patient. Un aspect de cette évaluation concerne la capacité de la personne à faire face aux souvenirs de l'événement traumatisant qui seront ravivés pendant la thérapie. Le thérapeute prépare alors avec le patient un plan de traitement.
2. Préparation et relaxation : le thérapeute doit ensuite préparer son patient à l'EMDR en lui expliquant le déroulement de la thérapie. Il s'assure que le patient maîtrise quelques techniques de relaxation et est capable de contrôler les émotions succédant à une expérience désagréable.
3. Évaluation : la phase suivante permet de déterminer les souvenirs qui feront l'objet du traitement. Pour chaque événement traumatisant conscient ou chaque situation anxiogène dans le présent, liée à un événement traumatisant, conscient ou non, le patient doit choisir une image qui représente l'événement ou la situation, une idée négative associée à l'événement (« cognition négative ») et une idée susceptible d'élever l'estime de soi (« cognition positive »). Le patient évalue alors la validité de l'idée positive sur une échelle numérique. Il associe également l'image anxiogène et l'idée négative et évalue l'ampleur de sa détresse sur une échelle numérique (de 0 - tout va bien à 10 - détresse intense). Cette détresse émotionnelle se traduit par un malaise physique qu'il est invité à localiser sur son corps.
4. Désensibilisation : le patient se fixe sur l'image traumatisante, l'idée négative et le ressenti corporel. Le thérapeute lui demande de suivre en même temps avec les yeux ses doigts ou un point lumineux qu'il déplace dans l'espace alternativement d'un côté à un autre. D'autres stimuli (bruits successifs à gauche et à droite, claquement des doigts, stimulation tactile, etc.) peuvent être également utilisés lors de cette phase. Le patient est encouragé à suivre les associations mentales qui se font naturellement pendant cet exercice et ce sont ces associations progressives qui sont censées être au cœur du traitement, par exemple en ramenant à la conscience des événements oubliés. Cette phase du traitement continue jusqu'à ce que le patient évalue sa détresse à 0 ou à 1 sur l'échelle introduite lors de la phase précédente.
5. Ancrage : la phase suivante vise à associer l'idée positive à ce qu'il reste du souvenir de l'événement traumatisant. Quand l'évaluation de la détresse atteint 1 ou 0, le thérapeute demande au patient de penser à l'objectif fixé en début de séance. Les mouvements oculaires continuent jusqu'à ce que le patient évalue la validité de la cognition positive à 6 ou à 7 sur la première échelle utilisée durant la phase 3. Les étapes 3 à 5 recommencent à chaque séance pour une nouvelle image traumatisante.
6. Bilan corporel (body-scan) : le patient garde à l'esprit l'événement traumatisant et l'idée positive à laquelle il a été associé durant la phase précédente et passe en revue systématiquement ses sensations corporelles. Le but de cette phase est de repérer des « tensions » ou des « sensations négatives » qui subsisteraient et d'aider à les dissiper toujours à l'aide de séries de mouvements oculaires.
7. Conclusion : à la fin d'une séance, le thérapeute doit faire en sorte que son patient se trouve dans un état émotionnel stable, que le traitement soit terminé ou non. Il prépare également son patient à réagir correctement (relaxation, etc.), au cas où le souvenir de l'expérience traumatisante surgirait entre les séances.
8. Réévaluation : au début de la séance suivante le thérapeute demande au patient de repenser au but fixé lors de la séance précédente. En fonction des réactions du patient, il évalue l'effet de la thérapie et adapte son déroulement en conséquence. Vers la fin de la thérapie, le patient est invité à tenir un journal concernant les souvenirs travaillés pendant les séances et les associations qui lui viennent à l'esprit en dehors des séances.
Source: wikipedia 2015


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L'avis d'une experte mondialement reconnue des Etats de Stress Post-Traumatique (ESPT)

Revivre après un viol - Barbara O. Rothbaum - Edna B. Foa - Thérapie
(3) Extrait de "Revivre après un viol" - Barbara O. Rothbaum - Edna B. Foa - Thérapie


Barbara Rothbaum a publié de nombreuses études sur tous les types de Stress Post-Traumatique.

(4) EP : Exposition Prolongée - technique de TCC constituant à vous exposer progressivement à un environnement rappelant le traumatisme. L'EP peut être "In vivo" (situation réelle rappelant le traumatisme, comme un endroit, des personnes, etc.) ou "En imagination" (le fait de relater ou de vous remémorer en détail le fait qui vous a traumatisé).

IS : Incoculation du Stress - technique de TCC constituant à développer des techniques d'adaptation (respiration, travail mental, etc.)


par Barbara Rothbaum (3)

L'EMDR (en anglais, « Eyes Movement Desensitization and Reprocessing ») est une technique d'exposition accompagnée par les mouvements oculaires. Pour résumer, elle consiste à demander au patient d'imaginer une scène du traumatisme en se concentrant sur les pensées et les émotions qui accompagnent cette scène, pendant qu'elle suit des yeux, de gauche à droite, les mouvements de la main du thérapeute (Shapiro, 1995). L'opération est répétée jusqu'à ce que l'anxiété diminue, le patient devant alors produire une pensée plus adaptée et l'associer à la scène tout en continuant de suivre des yeux la main du thérapeute.

L'EMDR est controversé pour un certain nombre de raisons, parmi lesquelles le fait que son auteure déclare que la thérapie fonctionne en une seule séance. Certaines études de cas ont fait état de résultats positifs. Plusieurs études ont démontré l'efficacité de l'EMDR ; certaines ont abouti à des résultats mitigés, et d'autres n'ont pas montré que l'EMDR donnait de meilleurs résultats que les traitements témoins. De manière générale, les études menées sur l'EMDR indiquent une réduction de l'anxiété pendant la thérapie, mais sa véritable efficacité dans le traitement de l'ESPT n'a été démontrée que dans l'étude menée par Rothbaum (1997). Quelques études font état d'une amélioration grâce à l'EMDR. D'autres travaux s'interrogent sur le rôle des mouvements oculaires. Une étude récente a comparé l'EMDR avec une thérapie comprenant l'EP (4) et certaines composantes de l'IS (4). Les résultats ont montré que l'EP/IS était plus efficace que l'EMDR, plus particulièrement dans les trois mois suivant la thérapie : les patientes soignées par l'EP/IS ont maintenu leur amélioration tandis que celles ayant été traitées par l'EMDR ont eu tendance à rechuter.


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Notre avis


(6) http://www.emdr-france.org/

Association EMDR France
30 place St Georges
75009 Paris
tél. : 01 83 62 77 75

Vérifier la certification du thérapeute est indispensable dans un domaine exploité par nombre de charlatans.
Rien ne vous empêche de tenter une EMDR, surtout si vos souffrances sont telles que vous pensez qu'une action efficace est à tenter, en dehors ou en complément de la médication. Il est possible selon cet avis, que les résultats soient tangibles et durables. Il est indispensable dans ce cas que le thérapeute auquel vous vous adresserez, ait été bien formé et que cette formation soit certifiée par l'association professionnelle EMDR-Europe, à laquelle EMDR-France est affiliée. Vérifiez le gratuitement auprès de EMDR-France.(6)

Nous pensons toutefois qu'à moins d'un résultat durable et qui vous satisfasse, il vous faut rechercher un psychothérapeute pratiquant une thérapie "par la parole", et de type "TCC" (Thérapie Comportementale et Cognitive), avec lequel le courant passe bien évidemment, et qui s'engage à appliquer avec vous une méthode TCC qu'il connaît, non limitée à l'EMDR. Vous avez ainsi plus de chances de vaincre cet ESPT qui mine votre vie quotidienne.

Pourquoi cet avis ? Parce que, aussi efficaces que soient différentes techniques (EMDR, hypnose, , etc), nous sommes convaincus (et ne sommes pas les seuls, les experts de l'ESPT en témoignent également), que votre action consciente est bien plus efficace que les mécanismes inconscients mis en jeu dans l'EMDR, et autres formes de thérapie passives. Le principal est d'être bien accompagné, par un(e) thérapeute sérieux et qui saura vous écouter et vous guider, et aussi d'être actif(ve) dans cette thérapie. (7)

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EMDR - Neptune

J'ai mis un témoignage de charlatanisme en EMDR (mais cela est valable pour n'importe quel domaine de thérapie quand on a affaire à des thérapeutes auto proclamés) sur l'autre fil : http://www.forumpsy.net/t844-syndrome-de-stress-post-traumatique#3667

Neptune

Information, recherche, action et entraide sur les "maladies" psychiques

Association Loi de 1901

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