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Liste des centres experts, et CTAH - troubles bipolaires

Par Neptune 
le 24/02/2015

 

Les centres experts en troubles bipolaires sont nés en France récemment (année 2007).

Ils émanent de l'initiative de nombreux experts faisant le constat de la très mauvaise connaissance du trouble bipolaire par le corps médical et psychiatrique en France.

Pour y remédier, les centres experts se sont spécialisés, et entendent capitaliser sur leur prise en charge de nombreuses personnes.

Si vous doutez d'un diagnostic, il n'y a pas à hésiter : faites-vous adresser à un de ces centres. Celui-ci vous recevra pendant 48 heures (il est nécessaire de ne pas être en période de crise, pour pouvoir répondre normalement aux questionnaires).

Vous avez toutes les chances d'en ressortir avec un diagnostic sérieux, qui prévaudra sur celui qui vous a ou ne vous a pas été donné.

Le réseau Fondamental fait partie de la psychiatrie "officielle" en France, et est donc très orienté psychotropes et "thérapies" classiques.

En matière de troubles de l'humeur, nous ajoutons à cette liste l'adresse du meilleur centre :

CTAH - Centre des Troubles Anxieux et de l'Humeur - fondé en 2007.


Dr E. Hantouche, C. Majdalani, V. Trybou, R. Hantouche.

89 boulevard de Courcelles
75008 Paris
tel 01 43 25 08 07

Compter au moins 6 mois d'attente : le résultat en vaut le coup.

Témoignages très nombreux. Nous avons par exemple des professeurs en psychiatrie, qui appliquent l'ordonnance que lui conseille le Dr Hantouche, pour le meilleur résultat possible.

La lecture des articles du site du CTAH est conseillée à tous, patients et professionnels.

"C'est au traitement de s'adapter au patient, et non au patient de s'adapter au traitement". Dr Elie Hantouche.



Second choix pour nous :

Les centres experts officiels en troubles bipolaires


(source : réseau Fondamental)

Certaines adresses sont données avec toutes réserves. Dans ce réseau aussi, il peut y avoir certaines insuffisances : à confirmer donc. Bien entendu ces centres sont surmenés (voir les fautes d'orthographe dans leur site !) , et leurs leaders passent souvent trop de temps avec les laboratoires pharmaceutiques, mais ceci ne doit pas vous empêcher de bénéficier de leur expertise.

Aquitaine
Service de psychiatrie adulte
Responsable : Sébastien Gard
Centre Hospitalier Charles Perrens
121, rue de la Béchade
33076 Bordeaux cedex



Ile-de-France

Service de psychiatrie adulte et non adulte
Responsable : Frank Bellivier
Hôpital Fernand Widal
200, rue du Faubourg Saint Denis
75010 Paris

Service de psychiatrie adulte
Responsable : Marie-Christine Hardy-Baylé
Hôpital André Mignot
177, rue de Versailles
78157 Le Chesnay Cedex

Pôle de psychiatrie
Responsable : Marion Leboyer
Hôpital A. Chenevier
40 Rue de Mesly
94010 Créteil Cedex
A privilégier



Languedoc-Roussillon
Service de psychologie médicale & psychiatrie
Responsable : Philippe Courtet
Hôpital Lapeyronie
CHU Montpellier
34295 Cedex 5



Lorraine
Service de psychiatrie et psychologie clinique - PSM 1
Responsable : Jean-Pierre Kahn
CHU de Nancy - Hôpital de Brabois - Bâtiment Philippe Canton
Rue du Morvan
54511 Vandoeuvre-Les-Nancy Cedex



Provence-Alpes-Côte d’Azur
Service de psychiatrie adulte
Responsable : Jean-Michel Azorin
CHU Sainte Marguerite
270 bd de Sainte Marguerite
13009 Marseille



Rhône-Alpes
Département de psychiatrie
Responsable : Thierry Bougerol
CHU Grenoble, Hôpital Sud
BP185
38042 Grenoble cedex 09



Monaco
Service de psychiatrie
Responsable : Valérie Aubin
Centre Hospitalier Princesse Grace
Avenue Pasteur
98000 MC
Monaco

Vos retours nous sont précieux, sont précieux aux centaines de personnes en recherche et qui lisent ces lignes. Merci donc de nous raconter votre expérience, positive ou négative, relative à l'un de ces centres.

Liste des centres experts - troubles bipolaires - Neptune
Répartition géographique des centres experts sur le trouble bipolaire en France



Dernière édition par Neptune le 15/5/2018, 13:23, édité 2 fois

Je pense qu'il peut être bon de reprendre les termes avec lesquels des personnes de cette Fondation Fondamental ont elles-mêmes répondu à un patient déçu (commentaire sur leur page Facebook) :

Bonjour Fred Eric,
Nous sommes désolé·e·s que vos attentes aient été déçues lors de votre consultation en Centre Expert FondaMental, et nous mesurons à quel point cela a pu être difficile pour vous.
Pour mieux comprendre ce que proposent les Centres Experts FondaMental, nous vous rappelons qu'ils ont été créés par FondaMental afin de rassembler des équipes pluridisciplinaires spécialisées dans l’évaluation, le diagnostic et l’aide à la prise en charge des troubles bipolaires, de la schizophrénie, de la dépression résistante et de l’autisme de haut niveau.
Pour y avoir accès, le médecin référent de chaque patient·e (psychiatre, médecin généraliste, spécialiste) doit adresser une demande écrite par courrier au Centre Expert afin qu’un rendez-vous lui soit proposé.
Ces Centres n’ont pas vocation à se substituer au suivi réalisé par le médecin ou psychiatre traitant. De même, ils ne permettent pas d’hospitalisation et ne répondent pas aux situations d’urgence.

Concrètement, ils proposent :
• Des consultations spécialisées
• L’accès à un bilan exhaustif réalisé en hôpital de jour, à l’issue duquel des propositions de prise en charge thérapeutique sont préconisées et transmises au médecin référent à qui il appartient de les mettre en oeuvre, en accord avec son·a patient·e
• La participation à des projets de recherche, afin de faire progresser les connaissances sur la maladie et de contribuer aux avancées thérapeutiques

C'est pourquoi il vous a été proposé d'intégrer un projet de recherche, mais pas une prise en charge de votre maladie. En revanche, le médecin qui vous a adressé au Centre Expert a dû recevoir les recommandations thérapeutiques et / ou le bilan-diagnostic établi à l'issue de votre consultation.
Nous vous conseillons donc d'en parler directement avec lui ou elle.

En espérant que ces éléments d'information vous permettent de mieux comprendre le rôle de nos Centres Experts, et d'engager une conversation constructive avec votre médecin.
Nous vous exprimons tout notre soutien,
Bien sincèrement,
La Fondation FondaMental


... les termes "bilan" ou "évaluation complète" présent dans leurs plaquettes semblent correspondre à leurs critères (pas forcément à ceux qu'on attendrait d'une consultation médicale classique), et le "suivi" proposé s'articule sur le critère de succès à cette "évaluation".

Le succès de cette "évaluation" ne donnera pas droit à prime(s).

Copper Lebrun, je n'ai pas vu le terme "d'évaluation complète" sur leur plaquette, peut-être as-tu voulu dire consultation spécialisée !?
Sinon tu entends quoi par "semblent correspondre à leurs critères" stp ?

Distant Noise, je n'ai pas compris ta phrase "Le succès de cette "évaluation" ne donnera pas droit à prime(s)", ça veut dire quoi "ne donnera pas droit à prime" stp ?

avatar

Message le 23/4/2018, 02:13  Distant-Noise

Abusey; pour te répondre je te dirai que leurs expérimentations/recherches ne donnent pas droit à un versement de X €.
Sinon, on ne pourrait pas demander un financement public afin que chaque victime de la psychiatrie s'enrichisse au prétexte de payer des chercheurs pour savoir si la connerie des psychiatres  albino  de ces centre expert est inscrite dans leur ADN ..? elephant



Dernière édition par Distant-Noise le 24/4/2018, 11:27, édité 1 fois

Je suis désolée, mais là c'est encore moins clair scratch

@Distant-Noise a écrit:... leurs expérimentations/recherches ne donnent pas droit à un versement de X €.

Tu parles de leur évaluation !?

@Distant-Noise a écrit:Sinon, on ne pourrait pas demander un financement public afin que chaque victime de la psychiatrie s'enrichisse au prétexte de payer des chercheurs...

Qui demande un financement public ?

"Afin que chaque victime s'enrichisse au prétexte de payer des chercheurs" : Shocked , en espérant ne pas te vexer, je ne vois vraiment pas ce que tu veux dire par là, dans toute ta phrase en fait !

@Abusey a écrit:Copper Lebrun, je n'ai pas vu le terme "d'évaluation complète" sur leur plaquette, peut-être as-tu voulu dire consultation spécialisée !?

Tu as raison, le terme exact est "bilan exhaustif et systématisé", vérifier ici

https://www.psy-cohorte.fr/wp-content/uploads/2017/03/ce_fondamental_troublesbipolaires_marseille.pdf

@Abusey a écrit:
Sinon tu entends quoi par "semblent correspondre à leurs critères" stp ?

J'ai un début de réponse à la fin de ce fil (voir la conférence de Guillaume Fond sur l'immuno-psychiatrie) http://www.forumpsy.net/t1594-est-il-temps-pour-l-immunopsychiatrie#10817

En résumé ils veulent expérimenter de nouveaux traitements. Donc évidemment, pour cela, il faut d'abord que tu rentres dans leurs normes.

Message le 23/4/2018, 21:00  Abusey

Tu veux donc dire qu'un bilan et/ou consultations spécialisées n'existent que pour des critères médicamenteux, n'a comme issue que des expérimentations médicamenteuses !?

Distant Noise :
Quand tu dis que le succès de l'évaluation de donnera pas droit à prime c'est quoi un succès dans une évaluation/consultation spécialisée ?
Dans ce cas là tu parles d'une étude, non? je sais qu'il y a des études rémunérées (en tout) mais pour des évaluations/consultations, cela ne me dit rien

La Fondation Fondamental, financée par le groupe Dassault et appuyée par Rotschild a ostensiblement pour but de réduire le coût de la maladie mentale en France (Marion Leboyer est très claire dans les conférences que l'on peut voir sur Youtube).

Objectifs, une modernisation des techniques de traitement (donc inclusion de la dimension immunitaire en psychiatrie), d'imagerie et de détection (par injection de nano-particules), dépistage et prévention (emploi de grilles d'évaluation modernes, mise en place de systèmes de détection des signes précoces), recherche génétique permettant l'individualisation des thérapies.

Donc non, pas uniquement des critères médicamenteux, c'est un peu comme de te proposer d'être le sujet d'expériences d'un "formidable" projet multimodal... qui dépasse de loin ton propre intérêt.

Et les consultations spécialisées avec un expert alors, en quoi sont-elles spécialisées ? Qu'est-ce qui les différencie d'une consultation simple avec un psychiatre libéral (exemple) ou en cmp ? Pourquoi parle t-on d'expert ?

@Abusey a écrit: ... Pourquoi parle t-on d'expert ?
Le mot expert n'est là que pour laisser penser que les personnes aillant eu à faire à des expertises psy judiciaires peuvent éventuellement s'en sorti grâce à leur "expertise" réalisée grace a des experts du genre miami au dessus des experts classiques.
C'est un mot pour que le client/patient lèche la vitrine et y voit comme une porte de sortie. Ça attire visiblement la "clientèle". pig

Message le 24/4/2018, 12:04  Abusey

Nous parlons de centre expert pour des pathologies précises, avec des médecins experts/spécialisés dans la dites pathologie, donc spécialistes.
Une consultation spécialisée se fait donc avec un spécialiste/expert. On ne parle pas d'expertise judiciaire, mais de spécialiste qui est là pour informer, expliquer, préciser, maitrisant son domaine et la pathologie pour laquelle il est spécialste.
Si un spécialiste est encore plus imprécis qu'un médecin généraliste, ou psy libéral, pourquoi est-il dit spécilaliste/expert de cete pathologie ? et pourquoi une centre expert bipo, autisme, schizo, etc si il n'y a pas de spécialiste dans la dite patho pour laquelle une personne vient le consulter ?

@Abusey a écrit:Nous parlons de centre expert pour des pathologies précises, avec des médecins experts/spécialisés dans la dites pathologie, donc spécialistes.
Une consultation spécialisée se fait donc avec un spécialiste/expert. On ne parle pas d'expertise judiciaire, mais de spécialiste qui est là pour informer, expliquer, préciser, maitrisant son domaine et la pathologie pour laquelle il est spécialste.

Ca se voit à leur brochure que je viens de poster que ce sont des spécialistes/experts Razz

@Abusey a écrit:
Si un spécialiste est encore plus imprécis qu'un médecin généraliste, ou psy libéral, pourquoi est-il dit spécilaliste/expert de cete pathologie ? et pourquoi une centre expert bipo, autisme, schizo, etc si il n'y a pas de spécialiste dans la dite patho pour laquelle une personne vient le consulter ?

Je ne sais pas; En tous cas ce n'est sûrement pas pour une soif de petits sous Razz

@Abusey a écrit:
Si un spécialiste est encore plus imprécis qu'un médecin généraliste, ou psy libéral, pourquoi est-il dit spécilaliste/expert de cete pathologie ? et pourquoi une centre expert bipo, autisme, schizo, etc si il n'y a pas de spécialiste dans la dite patho pour laquelle une personne vient le consulter ?

Parce que beaucoup de gens confondent "science" et "caution technologique". Il est facile pour une médecine dont l'objectif est essentiellement idéologique de s'appuyer sur des procédés techniques pour impressionner le chaland et se donner une légitimité. Il me semble que ces "experts" de Fondamental n'aient pas pour objectif premier la santé de la personne, mais quelque chose de davantage axé sur la "santé publique", "l'approche médicale et scientifique" ... c'est l'impression qu'ils en donnent en tous cas dans leurs réponses au public.

en tous les cas, un "expert" es autisme en France, j'en cherche toujours. Il est facile à n'importe quel docteur équipé d'instruments capables de réaliser des relevés de type biologique de se prétendre "expert"... puisque les marqueurs bio dans le cas de l'autisme sont mutiples et que les recherches produites vont dans tous les sens.

Celui qui relève que les autistes ont un excès de chlore dans le cerveau, est un expert.
Celui qui relève que dans l'autisme il y a une neuro-inflammation, est un expert.
Celui qui relève que dans l'autisme il y a une dysbiose intestinale, est un expert.

ça peut rapidement devenir une bureaucratie scientifique, ce truc...

Débat intéressant.

J'ai appris très jeune, dans mon domaine professionnel, qu'un expert est un "borgne au royaume des aveugles", au sens du dicton. Je suis moi même étiqueté "expert" dans les domaines où j'en savais un peu plus que la moyenne de mes confrères.

Dans l'immensité de notre ignorance ("notre" inclue nous, patients et proches, mais aussi médecins, experts ou non), le "bon" expert sera celui qui saura faire la distinction entre certitudes et probabilités, et, surtout, saura apposer un couple "diagnostic/prescription" avec la prudence et le sens de la responsabilité qui conviennent : d'abord relativiser et suivre la personne parce que tous les troubles évoluent avec l'âge et le temps, le traitement, etc, ensuite savoir prendre des décisions, ce qui fait assez défaut : ne pas prendre de décision et se réfugier derrière d'autres, révèle une grande ignorance, pour ne pas dire une ignorance coupable, dans le domaine dans lequel on est censé exercer. Prendre une décision est toujours meilleur que de ne pas en prendre, à condition que ladite décision soit suffisamment étayée et ne nuise pas.

Les "centre experts" ont ainsi voulu d'une part palier à l'immense ignorance des praticiens français (psychiatres) sur les troubles bipolaires, psychotiques, et l'autisme (la partie "oeil qui voit" du borgne), et aussi constituer une structure apte à faire avancer la recherche, car sans structure et sans le nombre (de patients) pour valider des hypothèses, il n'est point d'avancée.

Les questions que vous évoquez ont trait à la notion d'expert d'une part, et je pense avoir éclairé cet aspect, mais aussi à la question de la recherche.

Le borgne qui cherche n'est pas forcément un borgne qui va dans la bonne direction, étant donné qu'il va dans la direction que lui montre l'oeil qui voit. Et là il y a en effet de quoi analyser. Toutefois il n'est pas impossible (les recherches portant sur l'immunothérapie de Marion Leboyer en sont un exemple), que certains borgnes sachent voir plus loin que dans les perspectives limitatives de la psychiatre actuelle qui sont celles de la pharmacologie symptomatique, de la systématisation et de l'extension de cette pharmacologie à de nouvelles populations. Les lobbys et notamment ceux entretenus par les subventions de laboratoires, retentent de faire croire au "dépistage" chez les adolescents, ce qui a pourtant prouvé dans le passé une totale inefficience (H. Verdoux, 2015).

Malheureusement on constate qu'à part cette lueur d'ouverture sur l'immunothérapie, le reste des préoccupations actuelles de la fondation Fondamental est loin de montrer cette ouverture : par exemple, les approches de type Open Dialogue, conduisant à une diminution de 80 % de prescriptions d'antipsychotiques et à une diminution drastique (division par 100) de la prévalence à 30 ans de la schizophrénie, sont absentes de leurs domaines d'investigations. Le financement de Fondamental par Janssen-Cilag et autres sponsors, n'y est peut être pas étranger, et c'est aussi là que le bât blesse. Non pas que des sociétés comme Janssen soient mues par une volonté de nuire (nous ne versons pas dans le complotisme anti big-pharma, n'en déplaise à nos détracteurs), mais que, fondamentalement, elles ne peuvent pas soutenir des recherches qui peuvent démontrer que leurs produits seront avantageusement remplacés dans 80% des cas, par de réelles thérapies, une réelle prévention (et non un "dépistage" suivi d'un "traitement"). Ce serait un suicide commercial qui ne serait pas pardonné à leurs dirigeants.

C'était ma petite contribution.
Neptune

Message le 24/4/2018, 14:47  Abusey

@Neptune a écrit:
Le borgne qui cherche n'est pas forcément un borgne qui va dans la bonne direction, étant donné qu'il va dans la direction que lui montre l'oeil qui voit.

Je pense qu'il vaut mieux du coup qu'il n'aie qu'un oeil, qu'il aille dans une direction où il voit quand même la route, ce qu'il y a devant, plutôt que de se voir confier des yeux (médecin, spécialistes, experts...) qui sont creuvés, et qui le mênent dans l'obscurité, ou dans la crotte ! (même s'il est dit que d'y marcher dedans avec le bon pied cela porte bonheur !). Il vaut quand même mieux aller "bon pied bon oeil", ouvrir l'oeil tant qu'il en reste un et pouvoir ainsi passer son chemin (visible alors) si est faite par un/une aveuglé(e) la proposition d'avoir un regard neuf et averti d'un spécialiste/expert qui n'en ai pas un, et/ou qui ne cherche pas.
En espérant que de tout cela ou entre temps, le borgne n'en ai pas eu les jambes coupées

Je répondrai presque pareil Abusey... Sauf que je préférai que ces "experts", "spécialistes" restent aveugles afin de ne pas imiter la connerie de leurs aînés*.

*(Pardon je voulais dire "Ânes")

Ce post m a attire l oeil à cause de la pub "fondation fondamental". J ai compris que le Dr Yrondi et la clinique de La bastide Beauvoir se réclament de cette fondation. Ils s opposent aux autres spécialistes, à priori, avec un discours du type " vous allez ou vous voulez, on ne peut pas vous empêcher d aller voir Dr Hantouche, mais c est un vieux qui se fait du fric sur le dos des bipolaires"...dites Neptune si je parle trop, et passe à mon message sous silence...mais il me semble que l intérêt du patient devrait dépasser ces guéguerres...

Les pauvres médecins de la clinique de La Bastide Beauvoir (comme Simone de -) a écrit:" vous allez ou vous voulez, on ne peut pas vous empêcher d aller voir Dr Hantouche, mais c est un vieux qui se fait du fric sur le dos des bipolaires"..

J'adore quand les riches sont frustrés et jaloux d'autres riches....

Qui ont surtout comme richesse, le fait d'être bien notés par les patients, eux.

en effet, cherché et trouvé sur le moteur de recherche pour les publications scientifiques "loop" : antoine yrondi

https://loop.frontiersin.org/people/472056/overview

Une publication sur les effets de la venlafaxine où il est écrit qu'il recherche des patients atteints de dépression résistante comme cobayes

Une autre où il est proposé d'investiguer les "changements structuraux et fonctionnels" des patients dépressifs après électroconvulsivo thérapie

Une autre où est question d'étudier l'efficacité des ECT sur l'inflammation dans le cerveau des personnes avec dépression résistante, et où il est écrit qu'ils regrettent la faible quantité de patients testés et l'hétérogénéité des pathologies (ils voudraient une cohorte complète de patients avec dépression résistante)


(La venlafaxine n'est disons pas considérée par la revue Prescrire comme une substance, "sans risque accru")

Et d'autre part, la Fondation Fondamental a ostensiblement pour but d'accroître les données chiffrées et d'enrichir leur "bio-banque" concernant les gens atteints de "dépression résistante"

donc voilà, je vais finir par un optimiste "vive les jeunes" ! en psychiatrie qui utilisent leurs patients comme testeurs afin de pouvoir employer sur d'autres patients des techniques toujours dangereuses mais CETTE FOIS avec des études derrière pour légitimer...

Ah ah..."il faut écouter les experts et arrêter de lire n importe quoi sur les forums"...quelle idée d écouter les patients...pffff

@Foumoilapaix a écrit:Ah ah..."il faut écouter les experts et arrêter de lire n importe quoi sur les forums"...quelle idée d écouter les patients...pffff

-
C'est vrai quoi!! Qu'est ce que je m'évertue à dire?!!?
-D'ailleurs veuillez nous suivre...
Il y a un bonbon dans la chambre... Regardez ..!

La dernière étude bidon de Fondamental pour étendre la prescription des neuroleptiques de son sponsor : "toxoplasmose et schizophrénie"


C'est au tour du rédacteur-en-chef de ce site de pousser un coup de gueule contre l'incompétence et l'inutilité de Fondamental.

Voici la dernière-née de leurs études, diffusée aujourd'hui dans les milieux autorisés.

"Latent toxoplasma infection in real-world schizophrenia: Results from the national FACE-SZ cohort"
("L'infection latente par la toxoplasmose dans le monde réel de la schizophrénie : résultats de l'étude nationale FACE-SZ" )

Ci-joint, nous nous sommes procurés le document à la manière du Canard Enchaîné, avant le reste de la presse :

https://drive.google.com/file/d/0B4BOw28mhP8aWV9Ob2FkdERwR2lETWpBQUd1emE3aW0zR2RR/view

Ont été mobilisés 250 patients, suivis par les CHU du réseau Fondamental (Paris, Strasbourg, Montpellier, Marseille, Bordeaux, et Clermont) pour retrouver chez leurs patients ce que d'autres avaient déjà trouvé bien avant, à peine plus.

Le lien entre toxoplasmose et troubles mentaux a été découvert .... en 1952. Et aucun début de prise en charge spécifique n'a vu le jour depuis 66 ans... Si une personne avec schizophrénie s'est vue proposer des traitements autres que ses antipsychotiques contre la toxoplasmose, qu'elle se signale à Neptune et nous supprimerons cet article.

Aucun nouveau soin n'est testé chez les patients avec schizophrénie et positifs à la toxoplasmose (73% contre 27% dans la population française) et aggravés de ce fait comme le prouve l'étude. Non, et ceci est encore un exemple du désintérêt de nos psychiatres pour les aspects et maladies somatiques des patients en psychiatrie.

Une occasion manquée de plus de faire un petit progrès thérapeutique.

Ce qu'ils appellent la variable TATA (treatment anti toxoplasmic activity), censée déterminer si l'administration d'un anti-toxoplasmose améliore les symptômes, n'a pas consisté à administrer les antibiotiques normaux que l'on donne contre la toxoplasmose, comme on l'a fait par exemple pour les maladies opportunistes du Sida, dont la toxoplasmose. C'est ce que naïvement nous attendions d'une telle étude.

Pas du tout : la "variable TATA" a consisté à vérifier l'hypothèse selon laquelle certains neuroleptiques (Haldol, Risperdal, Xeplion etc.) que prenaient déjà les patients, étaient plutôt "TATA+" tandis que les autres étaient "TATA-" (Xeroquel, Lamotrigine etc). Soit.

La mesure de l'effet du TATA+ et du TATA- ne s'est pas faite en double aveugle : le psy qui posait les questions et remplissait son PANSS (Positive and Negative Syndrome Scale, devenu test de la schizophrénie) savait ce que prenait son patient, et savait évidemment aussi ce que voulait prouver l'étude : que certains neuroleptiques étaient meilleurs que d'autres.

Certains neuroleptiques ? Pas n'importe lesquels : outre ceux passés au domaine du générique, les "TATA+" sont comme par hasard ceux de Janssen Cilag, sponsor No 1 de Fondamental et de nombre de professeurs de psy en France, dont l'essentiel des relais de cette étude. (1)

"Vous allez mieux n'est-ce pas allez, dites le, je le vois bien, puisque vous prenez un médoc TATA+ (de nos sponsors) ! Vous ne dites rien ? Bon je remplis le questionnaire quand même."

Bref, une étude pour faire plaisir à Janssen-Cilag sous couvert d'étudier les pistes (réelles par contre) infectieuses de la schizophrénie.

Le genre d'étude qui fait que jamais on ne soignera correctement les personnes psychiatrisées pour des maladies somatiques, jamais on ne leur offrira les mêmes traitements et soins qu'au reste de la population. Le but n'est pas de soigner, mais de démontrer que la pilule du sponsor sait tout faire, surtout sur des personnes dans l'incapacité de refuser ce traitement. En Finlande ou en Slovénie, peut être et probablement, pas en France, malgré nos moyens considérablement plus élevés. Non, nos patients ils seront soignés de la toxoplasmose psychotisante, donc d'un parasite, par des neuroleptiques, alors que les personnes séropositives au VIH ont droit à de vrais médicaments, et nous nous en réjouissons pour elles.

Cherchez l'erreur.

(1) La douzaine de professeurs de psychiatrie auteurs de ce papier déclare n'avoir aucun "conflit d'intérêt". Et pour cause, la loi L4113-13, art. 26 du Code de la Santé Publique n'oblige pas à la déclaration des conflits mais des liens d'intérêt. Comme pour les impôts: on ne déclare pas ses fraudes, mais ses revenus. Et là, on peut dire que les liens sont bien tissés et bien rémunérés. Une violation de plus à la loi.

https://www.youtube.com/watch?v=y8kbTqFNzNs (conférence de Guillaume Fond)

29:50 "de la même façon qu'avec les anti-dépresseurs on fait de l'anti-inflammation sans le savoir, avec les thymorégulateurs on fait de l'anti-toxoplasmose sans le savoir, et avec certains anti-psychotiques aussi"

(vers 29:55 voir le tableau qui liste leurs TATA favoris, entre autres Haldopéridol et valproate de sodium (Depakote))

... sinon vers 16:30, il est aussi question du potentiel anti-inflammatoire des anti-dépresseurs ISRS (Inhibiteurs Sélectifs de Recapture de la Sérotonine, dont l'efficacité est remise en cause)

--

oui, certes, le valproate de sodium a un effet tératogène (autismogène) pendant la grossesse mais ce n'est pas grave car de l'autre côté on cherche, au sein des membres de la Fondation Fondamental, de merveilleux traitements "curatifs" pour l'autisme

... je ne suis pas neutre sur le sujet mais sans doute Wikipédia le sera davantage (ce n'est même pas moi qui ai créé l'article, promis) https://fr.wikipedia.org/wiki/Marion_Leboyer

Neptune

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