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Faut-il arrêter les psychotropes ? - Chapitre VII - Risques des psychotropes pour la santé

Par Neptune 
le 21/04/2014


Les risques des médicaments psychotropes pour la santé


Prendre une décision concernant l’arrêt des médicaments psychotropes demande d’évaluer du mieux possible les risques et les bénéfices concernés, en tenant compte des informations importantes qui sont souvent absentes des descriptions générales. Certains risques peuvent valoir la peine d’être pris, d’autres non, mais tous les risques devraient être pris en considération. Parce ce que chaque personne est différente et que les effets des médicaments peuvent considérablement varier, abordez l’incertitude que cela implique à l’aide de vos meilleures observations et jugement personnels quant à la façon dont votre corps et votre esprit réagissent. Cette liste ne saurait être exhaustive, puisque de nouveaux risques sont découverts régulièrement.

• Les médicaments psychotropes sont toxiques et peuvent endommager le corps. Les neuroleptiques “antipsychotiques” peuvent causer des réactions toxiques potentiellement mortelles appelées Syndrome malin des neuroleptiques, ainsi que des symptômes caractéristiques de la maladie de Parkinson et une déficience cognitive. Des tests sanguins réguliers sont nécessaires pour certains médicaments comme le lithium et le Leponex pour prévenir les dommages physiques. De nombreux médicaments peuvent conduire à l’obésité, au diabète, à des crises cardiaques, à de l’insuffisance rénale, à de graves maladies du sang, et à une dégradation physique générale. On compte de nombreux autres effets toxiques, y compris une interférence avec le cycle menstruel, des dangers durant la grossesse et l’allaitement, et un “syndrome sérotoninergique”, potentiellement mortel, dû aux antidépresseurs seuls ou mélangés à d’autres médicaments.

• Les médicaments psychotropes peuvent endommager le cerveau. Le taux de dyskinésie tardive, une maladie neurologique grave qui peut défigurer une personne avec des tics et des tremblements faciaux, est très élevé chez les patient(e)s restés longtemps sous médicaments neuroleptiques antipsychotiques, et même une utilisation courte comporte certains risques. Il a été démontré que les antipsychotiques pouvaient causer une atrophie du cerveau.
Les antidépresseurs peuvent aussi causer des problèmes de mémoire et une susceptibilité accrue à la dépression. D’autres effets peuvent inclure des lésions cérébrales et des déficiences cognitives.

• Les études d’efficacité et de sécurité des entreprises pharmaceutiques, tout comme la réglementation fédérale, sont largement corrompues et la fraude est très répandue.

Il existe peu d’études à long terme, ou sur la manière dont les médicaments se combinent entre eux. L’étendue réelle des dangers des médicaments psychotropes ne sera peut-être jamais connue avec précision. Prendre des médicaments psychotropes est à bien des égards une expérimentation à l’échelle de la société, avec les patient(e)s comme cobayes.

• Le mélange avec l’alcool ou d’autres médicaments peut considérablement augmenter les dangers.

• Les effets des médicaments peuvent diminuer la qualité de la vie, par la détérioration de la sexualité, la dépression, l’agitation, et la détérioration générale de la santé.

• Les changements corporels induits par les médicaments tels que l’agitation, l’obésité, ou la rigidité peuvent te tenir éloigné des autres et augmenter l’isolement.

• Le lithium interagit avec le sel et l’eau dans le corps, et lorsque ces niveaux changent, comme avec l’exercice physique, la chaleur, ou un régime, l’efficacité du médicament peut fluctuer. Même avec des tests sanguins réguliers et des ajustements posologiques, les personnes qui prennent du lithium courent parfois le risque d’être exposées à des niveaux préjudiciables.

• Les médicaments pour le traitement des TDA comme l’Adderall et la Ritaline peuvent retarder la croissance chez les enfants, et présentent d’autres dangers inconnus concernant le développement cérébral et physique. Comme toutes les amphétamines, elles sont addictives et peuvent causer psychoses et problèmes cardiaques, y compris une mort subite.

Les risques concernant la santé mentale


Les risques concernant la santé mentale sont l’un des aspects les moins compris des médicaments psychotropes, et peuvent rendre les décisions portant sur les médicaments et le processus de sevrage très compliquées. Voici quelques trucs que votre médecin ne vous a peut-être pas dits :

• Les médicaments psychotropes aggravent parfois les symptômes psychotiques et peuvent augmenter la probabilité d’avoir une crise. Les médicaments modifient les récepteurs de neurotransmetteurs tels que la dopamine, rendant une personne “supersensible” aux risques de “psychose”, et augmentant de manière générale la sensibilité aux émotions et expériences. Certaines personnes signalent que leurs premiers symptômes psychotiques ou envies suicidaires se sont produits après avoir commencé à prendre des médicaments psychotropes. Les médecins réagissent parfois en donnant un diagnostic plus sévère et en rajoutant des médicaments.

• Certains médicaments comportent maintenant des avertissements sur les risques accrus de suicide, d’automutilation et de comportements violents.

• Beaucoup de personnes ressentent des changements négatifs de personnalité, y compris la sensation de ne pas être soi-même, la sensation d’être drogué, un détachement affectif, une diminution de la créativité, et une ouverture psychique/spirituelle réduite.

• Les personnes qui prennent des médicaments psychotropes, en particulier des antipsychotiques, sont parfois plus susceptibles de développer des problèmes à long terme et de se retrouver coincé en tant que patient psychiatrique. Certains pays qui consomment moins de médicaments ont un taux de rétablissement plus élevé que les pays qui utilisent beaucoup de médicaments ; et les projets Soteria et Open Dialogue montrent que des doses réduites de médicaments peuvent prévenir la chronicité.

• Une fois que vous êtes sous médicaments, votre personnalité et votre esprit critique peuvent être très modifiés. Il pourrait être difficile d’évaluer correctement l’utilité du médicament. Vous pourriez avoir besoin d’arrêter de consommer des médicaments, mais ne pas le réaliser à cause de la manière dont le médicament affecte votre pensée. La surmédication, en particulier d’antipsychotiques, équivaut à une camisole de force chimique.

• Les médicaments psychotropes interrompent et perturbent la capacité naturelle de l’esprit à réguler et guérir les problèmes émotionnels. De nombreuses personnes signalent devoir “réapprendre” à affronter des émotions difficiles lorsqu’elles arrêtent les médicaments psychotropes. Il est plus difficile de faire un travail sur les sentiments qui sont derrière sa souffrance quand on est trop médicamenté.

• Certaines personnes, même dans les plus profonds abîmes de la folie, disent qu’en traversant leurs expériences plutôt qu’en les supprimant, ils en sortent plus forts à la fin. Parfois “devenir fou” peut être une porte d’entrée vers la transformation. Les artistes, philosophes, écrivains et guérisseurs sont souvent reconnaissants des perceptions acquises par des émotions “négatives” et des états extrêmes. Les médicaments peuvent être utiles pour certains, mais pour d’autres ils masquent la valeur et le sens possible de la folie.

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Autres risques des médicaments et quelques considérations


Comprendre le processus nécessaire pour décrocher des médicaments implique la prise en compte de nombreux facteurs que vous n’aviez peut-être pas envisagés avant :

• Bien que l’on n’en fasse pas une large promotion, le soutien par les pairs, les traitements alternatifs, la thérapie par la parole, l’attente, et même l’effet placebo peuvent souvent être plus efficaces que les médicaments psychotropes, les risques en moins.

• Maintenir une prise de pilules journalière est difficile pour tout le monde. Oublier des doses de médicaments psychotropes peut parfois être dangereux à cause des symptômes de sevrage ; cela vous rendra vulnérable si la prise du médicament est interrompue.

• Les médecins voient généralement les patient(e)s peu fréquemment et pour de courtes visites, ce qui rend difficile le repérage d’effets indésirables potentiellement graves.

• Les personnes ayant un diagnostic de trouble mental ont souvent des difficultés à obtenir une assurance-santé, ou à ce que leurs problèmes physiques soient pris au sérieux.

• Utiliser des médicaments psychotropes signifie souvent céder le contrôle de la situation aux jugements d’un médecin, qui ne prendra peut-être pas les meilleures décisions vous concernant.

• Les médicaments peuvent être chers, et vous amener à être coincé(e) dans des projets de travail et d’assurance maladie.

• Le traitement va parfois avec une pension d’invalidité, ce qui peut aider pendant un moment mais qui peut aussi devenir un piège à vie.

• Prendre des médicaments psychotropes peut amener à être socialement perçu(e) comme un(e) malade mental(e) et commencer à se percevoir soi-même à travers ce rôle. La stigmatisation, la discrimination et les préjudices sont dévastateurs, et peuvent même générer une prophétie auto-réalisatrice. Les étiquettes diagnostiques ne peuvent pas être rayées du dossier de la même manière que les antécédents judiciaires. Les études montrent qu’essayer de convaincre que “la maladie mentale est une maladie comme une autre” est une stratégie contre-productive qui contribue en réalité à des attitudes négatives.

• Les médicaments psychotropes peuvent véhiculer la fausse opinion que l’expérience “normale” est d’être productif(ve), heureux(se), et adapté(e) tout le temps, sans sautes d’humeur, sans mauvais jours, ou émotions fortes. Cela véhicule une norme erronée de ce que signifie être humain.

• Les médicaments peuvent amener à percevoir des sentiments “normaux” comme des symptômes de maladie à éradiquer, et nous empêcher d’accéder au processus d’apprentissage par élaboration d’émotions difficiles.

• Prendre des médicaments psychotropes équivaut à placer un espoir passif dans une “solution magique”, au lieu de prendre la responsabilité personnelle et collective de produire un changement.

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Sommaire

I. Introduction

II. Réduction des effets nocifs

III. Nous sommes tous différents

IV. Regard critique sur les 'troubles mentaux' et la psychiatrie

V. Sevrage - introduction

VI. Psychotropes et cerveau

VII. Risques des psychotropes pour la santé

VIII. Effets du sevrage

IX. Avant de commencer un sevrage

X. Stratégies alternatives

XI. Etape par étape

XII. Considérations spéciales

XII. Perspectives

Annexes : Bibliographie et remerciements

Neptune

Information, recherche, action et entraide sur les "maladies" psychiques

Association Loi de 1901

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