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Benzodiazépines - anxiolytiques, hypnotiques : le danger d'un sevrage brutal

Par Neptune 
le 10/04/2014

Chapitre III - Le danger d'un sevrage brutal



Source : DSM-IV


Quoi de mieux que la référence du DSM-IV - datant des années 90 et pourtant mal connu de ses utilisateurs et défenseurs, pour décrire la réalité de ce qui se passe en cas d'arrêt brutal de prise de benzodiazépines (qu'ils soient utilisés comme anxiolytiques, somnifères ou autres).
C'est le texte le plus précis que nous ayons trouvé, validé par des centaines de professionnels et d'études statistiques, la méthode Ashton ne donnant, elle, qu'un bref aperçu.  

Extrait du DSM-IV

Sevrage aux sédatifs, hypnotiques ou anxiolytiques



    Se référer aussi au texte et aux critères pour le sevrage à une substance.

    Critères A et B

    La caractéristique essentielle d'un Sevrage aux sédatifs, hypnotiques ou anxiolytiques est la présence d'un syndrome caractéristique (Critère A) qui se développe après une réduction importante ou l'arrêt de la prise après plusieurs semaines au moins d'utilisation régulière (Critère B).

    Ce syndrome de sevrage est caractérisé par au moins deux des symptômes suivants (similaires à ceux du sevrage alcoolique) :

    • hyperactivité neurovégétative (ex. : élévations de la fréquence cardiaque, de la fréquence respiratoire, de la pression artérielle, ou de la température corporelle, avec transpiration),
    • tremblement des mains,
    • insomnie,
    • anxiété,
    • nausées parfois accompagnées de vomissements et agitation psychomotrice,
    • une crise convulsive de type grand mal peut survenir mais dans un contexte habituel de délirium.
    • dans les sevrages sévères, des hallucinations ou des illusions visuelles, tactiles ou auditives peuvent survenir. Si l'appréciation de la réalité est intacte chez la personne (c.-à-d. si elle sait que la substance provoque les hallucinations) et si les illusions surviennent sans perturbation du sensorium, la spécification avec perturbations des perceptions peut être notée (voir ci-dessous).

    Critère C

    Les symptômes causent une souffrance cliniquement significative ou une altération du fonctionnement social, professionnel, ou dans d'autres domaines importants.

    Critère D

    Les symptômes ne doivent pas être dus à une affection médicale générale, et ne sont pas mieux expliqués par un autre trouble mental (ex. : sevrage alcoolique ou anxiété généralisée).

    Le soulagement des symptômes de sevrage par administration d'un agent sédatif ou hypnotique quelconque est en faveur d'un diagnostic de sevrage aux sédatifs, hypnotiques ou anxiolytiques.

    Le syndrome de sevrage est caractérisé par des signes et des symptômes qui sont généralement l'opposé des effets aigus susceptibles d'être observés chez quelqu'un qui utilise ces produits pour la première fois.

    L'évolution dans le temps du syndrome de sevrage est déterminée, généralement, par la demi-vie de la substance.

    Les médications dont les effets durent typiquement 10 heures ou moins (ex. : lorazépam, oxazépam, et témazépam) produisent des symptômes de sevrage dans les 6 à 8 heures qui suivent la décroissance des taux sanguins, dont l'intensité passe par un pic le second jour et qui s'améliorent nettement au quatrième ou cinquième jour.

    Pour des substances avec une demi-vie plus longue (ex. : diazépam), les symptômes peuvent ne pas se développer pendant plus d'une semaine, avoir leur maximum d'intensité au cours de la deuxième semaine, et diminuer notablement pendant la troisième ou la quatrième semaine.

    Il peut y avoir des symptômes additionnels, à plus long terme, d'un niveau d'intensité bien moindre et qui persistent pendant plusieurs mois.

    Comme avec l'alcool, les symptômes traînants de sevrage (ex. : anxiété, changements d'humeur, et difficultés de sommeil) peuvent être confondus avec un trouble anxieux ou un troubles de l'humeur sans rapport avec une substance (ex. : anxiété généralisée ).

    Plus le produit a été pris longtemps et plus fortes ont été les doses utilisées, plus le Sevrage est susceptible d'être sévère.

    Cependant, un Sevrage a été signalé avec une dose aussi faible que 15 mg de diazépam (ou son équivalent pour d'autres benzodiazépines) en cas de prise journalière pendant plusieurs mois. Des posologies d'approximativement 40 mg par jour de diazépam (ou son équivalent) sont plus susceptibles de conduire à des symptômes de sevrage cliniquement significatifs, et des doses encore plus élevées (par exemple 100 mg de diazépam) sont plus susceptibles d'être suivies de convulsions de sevrage ou de délirium.

    Le Delirium par sevrage aux sédatifs, hypnotiques ou anxiolytiques est caractérisé par des perturbations de la conscience et de la cognition, avec des hallucinations visuelles, tactiles ou auditives. S'il est présent, on doit faire un diagnostic de Delirium par Sevrage aux sédatifs, hypnotiques ou anxiolytiques plutôt qu'un diagnostic de Sevrage.


Spécification


    La spécification suivante peut s'appliquer au diagnostic de Sevrage aux sédatifs, hypnotiques ou anxiolytiques :

    • Avec perturbations des perceptions.
      Cette spécification peut être notée quand des hallucinations avec une appréciation intacte de la réalité, ou des illusions auditives, visuelles ou tactiles se produisent en l'absence d'un délirium. Une appréciation intacte de la réalité, signifie que la personne sait que les hallucinations sont induites par la substance et ne représentent pas la réalité extérieure. Quand les hallucinations se produisent en l'absence d'une appréciation intacte de la réalité, un diagnostic de trouble psychotique induit par une substance, avec hallucinations, doit être envisagé.




Dépendance aux sédatifs, hypnotiques ou anxiolytiques





    Se référer aussi au texte et aux critères pour la dépendance à une substance  et aux troubles liés à l'alcool.

    Des niveaux très significatifs de dépendance physiologique, marquée par une tolérance et un sevrage, peuvent se développer avec les sédatifs, hypnotiques et anxiolytiques.

    L'évolution dans le temps et la sévérité du syndrome de sevrage vont différer selon la substance Spécifique, sa pharmacocinétique et sa pharmacodynamique. Par exemple, le sevrage de substances à durée d'action plus courte, qui sont rapidement absorbées et n'ont pas de métabolites actifs (ex. : le triazolam) peut débuter dans les heures qui suivent l'interruption de la substance ; le sevrage de substances avec des métabolites à longue durée d'action (ex. : le diazépam) peut ne pas apparaître avant 1 ou 2 jours ou plus.

    Le syndrome de sevrage produit par des substances de cette classe peut être caractérisé par le développement d'un délirium qui peut représenter un risque vital.

    Il peut y avoir des manifestations de tolérance et de sevrage en l'absence d'un diagnostic de Dépendance à une substance chez un sujet qui a brutalement arrêté des benzodiazépines prises sur de longues périodes aux doses thérapeutiques prescrites.

    Un diagnostic de Dépendance à une substance ne doit être envisagé que si, en plus d'une dépendance physiologique, le sujet qui utilise la substance présente de nombreuses autres difficultés (ex. : un sujet dont le comportement de recherche de drogue s'est développé au point que des activités importantes sont abandonnées ou réduites pour obtenir la substance.)



>> Chapitre suivant : Préparer son sevrage


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Chapitre 1bis - Test - ma dépendance aux benzodiazépines


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