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On dit qu'ils sont fous et je vis avec eux - Marie-Noëlle Besançon

Par Neptune 
le 14/03/2014

 

"On dit qu'ils sont fous et je vis avec eux"


Marie-Noëlle Besançon - Neptune


4ème de couverture

Vivre avec les fous ! Les soigner d'accord, mais partager le même toit ? Pour une psychiatre censée garder ses distances avec ses patients, ça n'est pas très professionnel...
Quelle mouche a donc piqué Marie-Noëlle Besançon quand elle a décidé de créer un étrange lieu de vie : une maison où des personnes, souffrant de troubles psychiques, et des "bien portants" font la cuisine, partagent des repas, apprennent l'informatique, gèrent une friperie et organisent des défilés de mode ?
Ce livre raconte l'aventure passionnante d'une femme et de son mari qui, avec l'aide d'une association, ont pris le risque insensé de mettre en œuvre une utopie : sortir ceux que l'on appelle les fous de l'enfermement de l'hôpital sans les abandonner à la rue et à la précarité, les reconnaître comme des humains sans les réduire aux maux dont ils souffrent.
Ainsi est née la Maison des Sources, une formidable bouffée d'espoir et d'amour, où chacun, fort de ses fragilités et s'enrichissant de l'autre, est invité au festin de vie.

Depuis, l'association s'est développée, elle a ouvert un autre lieu de vie dans la banlieue bizontine et un accueil de jour à Boulogne-Billancourt. Elle a créé un réseau de développement "IAF réseau" pour essaimer ce concept de psychiatrie citoyenne ; 10 projets sont actuellement en cours de réalisation, en France et à l'étranger (Afrique, Belgique). Cette expérience pionnière, agréée entreprise solidaire, a reçu de nombreuses reconnaissances nationales et internationales, dans différents domaines : économie sociale (Fondation du Crédit coopératif en 2002, sélection Ashoka en 2006), maladie psychique (Fondation de France en 2008), presse grand public (Version Femina en 2006, Femme actuelle en 2007).

La Vie au Cœur : l'engagement d'hommes et de femmes qui mettent leur foi en actes pour rendre la terre plus humaine.


Marie-Noëlle Besançon est psychiatre et psychothérapeute. Elle est fondatrice et présidente de l'association "Les Invités au festin" dont l'objectif est de prévenir l'exclusion chez les malades psychiques, et les troubles psychiques chez les exclus, en les aidant à retrouver leur place dans la société.

Marie-Thérèse Renaud est journaliste et écrivain. Elle a été directrice régionale de quotidien L'Est Républicain en Franche-Comté.





Editions de l'Atelier - Les éditions ouvrières - www.editionsatelier.com
2007
224 pages,  19,30 €

SOMMAIRE


Préface

Introduction

I -
Un toit pour une utopie
II -Rigueur et chaleur d'enfance
III -
Souffrance et clairvoyance
IV - 
Plongée dans l'univers psychiatrique
V -
Balbutiements
VI -Les exclus rentrent à la Maison
VII -Un lieu qui réveille la vie
VIII -Hors normes
IX -Comme dans un jardin
X -
Une réussite, loin de la toute-puissance
XI -En lien avec d'autres
XII -Un couple contre vents et marées
XIII -Une utopie en marche

Postface

Annexes

Annexe 1Le budget de l'association "Les Invités au Festin"
Annexe 2Le projet Agora (décembre 2003-juillet 2005)
Annexe 3Enquête sur "Les Invités au Festin" par Natacha Genot, sociologue (extraits)

Bibliographie




Notre avis



Comment, comme tous les lecteurs de ce livre merveilleux de sincérité et d'énergie, ne pas être enthousiaste et admiratif.

Cet accueil, Marie-Noëlle le résume en un phrase toute simple : "la Psychiatrie citoyenne, c'est aider ceux qui sont exclus socialement à ne pas ajouter l'hôpital psychiatrique à leur exclusion, et aider ceux qui sortent de l'hôpital à ne pas tomber dans l'exclusion sociale". Aider, pour Marie-Noëlle, Jean, tous les salariés et bénévoles, tous les participants, c'est un geste mutuel. On ne distingue pas "qui est qui" quand on visite la Maison des Sources. Tout est dit !

Aussi, pour ceux qui ne trouveraient pas ce livre, et qui se poseraient certaines questions, voici quelques éléments de réponse :
- Marie-Noëlle Besançon a certes été aidée dans son projet par son diplôme de psychiatre, qui a certainement "rassuré" des investisseurs et soutiens, mais n'en use pas dans le quotidien de la Maison des Sources. Les examens et soins sont pratiqués par des soignants externes. Ceci permet de maintenir un lien fraternel avec les Invités.
- Les Besançon ont démarré la Maison des Sources sans fortune, se demandant pendant les premiers mois et années comment boucler le budget et rembourser les emprunts. D'excellentes relations avec le milieu associatif, ecclésial, médical, ont bien aidé le projet.  
- La Maison des Sources demande à chacun de participer au travail commun, dans la mesure de ses possibilités. Le travail est la plus belle chose du monde, le travail est réhabilitation sociale.
- La Maison des Sources ne peut hélas pas accueillir de personnes profondément handicapées, car manquant de personnel et de place.

Des "Maison des Sources" devraient couvrir le territoire, si l'intention de la sectorisation, une lettre de 1960, avait été suivi d'effet. En lieu et place des petites structures humaines préconisées, de grosses maisons à proximité des hôpitaux, tout le contraire de l'esprit de la sectorisation.

Un livre d'espoir, un mode d'emploi et une source d'énergie et de motivation, une invitation pour tous ceux qui, en lisant ce livre, sauront qu'un tel pari est possible, en le voulant, en le préparant avec acharnement, et en se lançant après une phase importante de réflexion et d'élaboration, et avec l'appui indispensable de tout le tissu local.

Voir également notre article "La bientraitance en psychiatrie à Besançon et Pouilley-les-Vignes (25 Doubs) - Réseau IAF"

L'émission diffusée il y a quelques jours par la télévision belge : à voir
(le livre reste à lire absolument, car le film ne dit pas tout...)




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Essaimage du concept de psychiatrie citoyenne des IAF - Les Invités au Festin - Neptune
Essaimage du concept de psychiatrie citoyenne des IAF - Les Invités au Festin


Une labellisation qui changerait tout



L'Est républicain, 6 mars 2015

Besançon. « La santé mentale est l’affaire de tous », insiste Jean Besançon, président de IAF réseau, basé à Besançon, présent sur l’hexagone, mais aussi en Belgique et au Rwanda (Afrique centrale).

« Avec Marie-Noëlle, mon épouse, présidente d’IAF, nous nous adressons à un public en fragilité psychique, quelle qu’en soit la cause. Par exemple, nos lieux de vie, à Besançon et à Pouilley-les-Vignes, sont des refuges lorsque ces “patients” sortent de l’hôpital, parce que considérés comme stabilisés. Cependant, ils ne peuvent pas vivre seuls en appartement. Ils ont pourtant besoin de se réinsérer dans la société. Nous les y aidons. L’expérience de Marie-Noëlle, qui est psychiatre, est alors fondamentale. »

Lorsqu’ils ont appris que le président Hollande lançait un appel à projet, « La France s’engage », porté par le ministère de la Ville, de la Jeunesse et des Sports, pour faciliter l’extension d’initiatives socialement innovantes et d’intérêt général, les époux n’ont pas hésité une seconde pour s’inscrire au concours. « Sur environ 500 dossiers étudiés, nous faisons partie des 30 finalistes », se réjouit Jean. « C’est très encourageant. Désormais, c’est au public de voter pour désigner les quinze lauréats finaux, avant minuit, ce samedi (voir les adresses internet pour voter en pied d’article). »
Une labellisation qui changerait tout

Si IAF est désigné dans le trio de tête par les internautes, l’attente prendra fin. Sinon, il faudra patienter pour connaître le choix présidentiel pour les douze autres associations retenues. « Pour nous, être choisis signifie la sortie de l’ombre et des méandres administratifs. »

Pour les deux associations complémentaires, cette reconnaissance leur apporterait la labellisation « Initiative d’intérêt général » pour la santé mentale de leurs protégés. Qui plus est, elles pourraient bénéficier de l’accompagnement d’un ministère pour ouvrir d’autres centres d’accueil. « Sauf ici, en Franche-Comté, notre réseau est parfois confronté au refus de certains élus d’autres régions », regrette Jean. « Les gens, par crainte de côtoyer des personnes fragiles psychologiquement, parce qu’il n’est pas suffisamment informé, se méfient de ce type de public particulier. Avec une labellisation, nous pourrions, non seulement, faire tomber les obstacles administratifs, mais aussi obtenir un soutien officiel pour dépasser les barrières de la méfiance. »

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