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Troubles du sommeil - Introduction - DSM-IV

Par Neptune 
le 30/01/2014

Troubles du sommeil : introduction


DSM-IV, Texte intégral.

Les troubles du sommeil sont organisés en quatre sections principales en fonction de l'étiologie présumée.

I. Les troubles primaires du sommeil


Ce sont ceux pour lesquels aucune des étiologies indiquées ci-dessous (c.-à-d. un autre trouble mental, une affection médicale générale, une substance) n'est en cause. On peut présumer que les troubles primaires du sommeil résultent d'anomalies endogènes des mécanismes responsables de la genèse ou de l'horaire veille-sommeil, souvent compliquées par des facteurs de conditionnement.

Les troubles primaires du sommeil sont à leur tour subdivisés en :

  • Dyssomnies

    Les dyssomnies sont des troubles primaires de l'initiation ou du maintien du sommeil ou de la vigilance diurne et sont caractérisées par une perturbation de la quantité, de la qualité ou de l'horaire du sommeil.

    Cette section comprend :

  • Parasomnies


    Les parasomnies sont des troubles caractérisés par des comportements anormaux ou des phénomènes physiologiques survenant au cours du sommeil, soit au cours de stades spécifiques du sommeil soit au cours de transitions veille-sommeil.
    A l'inverse des dyssomnies, les parasomnies n'impliquent pas d'anomalies des mécanismes à l'origine des états de veille et de sommeil, ou de leur horaire. Les parasomnies correspondent plutôt à l'activation de systèmes physiologiques à des moments inappropriés du cycle veille-sommeil. En particulier, ces troubles impliquent l'activation du système nerveux autonome, du système moteur ou de processus cognitifs pendant le sommeil ou les transitions veille-sommeil. Des Parasomnies différentes surviennent à différents moments du sommeil et des Parasomnies spécifiques surviennent souvent au cours de stades spécifiques du sommeil. Les individus présentant des Parasomnies se plaignent habituellement de comportements inhabituels pendant le sommeil plutôt que d'insomnie ou de somnolence diurne excessive.

    Cette section comprend :

II. Le Trouble du sommeil en rapport avec un autre trouble mental


Il comporte au premier plan une plainte de perturbation du sommeil résultant d'un trouble mental diagnosticable (souvent un trouble de l'humeur ou un trouble anxieux) suffisamment sévère pour justifier un examen clinique. Vraisemblablement, les mécanismes responsables du trouble mental affectent également la régulation veille-sommeil.

III. Le Trouble du sommeil dû à une affection médicale générale


Il comporte au premier plan une plainte de perturbation du sommeil résultant des effets physiologiques directs d'une affection médicale générale sur le système veille-sommeil.

IV. Le Trouble du sommeil induit par une substance


Il comporte au premier plan une plainte de perturbation du sommeil résultant de l'utilisation ou de l'arrêt récent de l'utilisation d'une substance (y compris les médicaments).


L'évaluation systématique d'individus présentant comme plainte de premier plan des perturbations du sommeil comprend une évaluation spécifique du caractère de la plainte et la prise en compte du rôle étiologique éventuel d'un trouble mental, d'une affection médicale générale et de la prise d'une substance (y compris les médicaments).




Définition de termes employés dans ce chapitre


Cinq stades de sommeil distincts peuvent être appréciés par la polysomnographie

  • Le sommeil paradoxal (SP) ou à mouvements oculaires rapides (MOR). Le sommeil paradoxal, pendant lequel survient la majorité des rêves à contenu narratif, constitue 20 à 25 % du temps de sommeil. (1)
  • Quatre stades de sommeil non-paradoxal

    • Le stade 1 du sommeil non-paradoxal (2) est une transition de l'état de veille au sommeil et constitue environ 5 % du temps de sommeil chez l'adulte en bonne santé.
    • Le stade 2 du sommeil non-paradoxal, caractérisé par des ondes spécifiques à l'EEG (fuseaux du sommeil et complexes K) constitue environ 50 % du temps de sommeil.
    • Les stades 3 et 4 du sommeil non-paradoxal (également dénommés sommeil à ondes lentes) représentent le sommeil le plus profond et constituent environ 10 à 20 % du temps de sommeil.

Ces stades de sommeil montrent une organisation temporelle caractéristique au cours de la nuit.

Les stades 3 et 4 du sommeil non-paradoxal ont tendance à survenir dans le premier tiers ou la première moitié de la nuit et leur durée augmentent à la suite d'une privation de sommeil.

Le sommeil paradoxal survient de façon cyclique pendant toute la nuit en alternance avec le sommeil non-paradoxal toute les 80 à 100 minutes environ. La durée des périodes de sommeil paradoxal augmente au cours de la nuit pour être maximale en fin de nuit.

Le sommeil humain varie aussi au cours de la vie de façon caractéristique. Après une relative stabilité pendant l'enfance et le début de l'adolescence, période caractérisée par de grandes quantités de sommeil a ondes lentes, la continuité et la profondeur du sommeil se détériorent au cours de l'âge adulte. Cette détérioration se traduit par l'augmentation de l'éveil et du stade 1 et par une diminution des stades 3 et 4. C'est pourquoi, l'âge doit être pris en considération dans toute évaluation diagnostique d'un trouble du sommeil.

La polysomnographie représente l'enregistrement, au cours du sommeil de multiples paramètres électrophysiologiques, et comprend généralement une mesure de l'activité EEG, électro-oculographique et électromyographique. Peuvent être enregistrés également les flux oral et nasal, l'effort respiratoire, les mouvements thoraciques et abdominaux, la saturation en oxygène de l'hémoglobine ou la concentration en dioxyde de carbone de l'air expiré ; ces mesures sont utilisées pour enregistrer la respiration pendant le sommeil, et pour détecter la présence et la sévérité d'apnées du sommeil. La mesure de l'activité électromyographique périphérique peut être utilisée pour détecter des mouvements anormaux durant le sommeil.

La plupart des évaluations polysomnographiques sont réalisées pendant les heures de sommeil habituelles de la personne c.-à.-d. la nuit. Toutefois, des évaluations polysomnographiques de jour sont aussi réalisées pour quantifier la somnolence diurne.

La technique la plus fréquemment utilisée est le Test Itératif de Latence d'Endormissement (TILE) (3), dans lequel on demande au sujet de se coucher dans une chambre occultée et de ne pas résister au sommeil ; cette procédure est répétée cinq fois durant la journée. La latence d'endormissement (le temps nécessaire à l'endormissement) mesurée à chaque essai est considérée comme le reflet de la somnolence physiologique.

La technique inverse est aussi utilisée : dans le Test de maintien de la veille, on demande au sujet de rester éveillé dans une chambre silencieuse et faiblement éclairée ; cette procédure est répétée plusieurs fois durant la journée. La latence d'endormissement est à nouveau mesurée mais est ici considérée comme le reflet de la capacité du sujet à maintenir un état de veille.

C'est la terminologie standard des variables polysomnographiques qui est utilisée dans cette section.

La continuité du sommeil reflète la proportion générale de sommeil et d'éveil durant la nuit. Une « bonne » continuité du sommeil indique un sommeil continu avec peu d'éveil ; une « mauvaise » continuité du sommeil indique un sommeil fragmenté et plus d'éveils. Des mesures spécifiques de la continuité du sommeil comprennent :

  • la latence d'endormissement : temps nécessaire à l'endormissement  (exprimé en minutes) ;
  • l'éveil intermittent : quantité d'éveil après l'endormissement initial (exprimé en minutes) ;
  • l'efficacité du sommeil : la proportion entre la durée du sommeil et la durée du temps passé au lit (exprimé en pourcentage, un chiffre élevé traduisant une meilleure continuité du sommeil).


L'architecture du sommeil désigne la quantité et la distribution des stades de sommeil spécifiques. L'évaluation de l'architecture du sommeil comprend des mesures de quantité absolue de sommeil paradoxal et de chaque stade de sommeil non-paradoxal (en minutes), de quantité relative du sommeil paradoxal et des stades du sommeil non- paradoxal (exprimée en pourcentage du temps total de sommeil) et de la latence d'apparition du premier épisode de sommeil paradoxal après l'endormissement (latence du sommeil paradoxal).

Pour chaque trouble du sommeil, le texte contient une section décrivant les relations avec les troubles correspondants de la Classification Internationale des Troubles du Sommeil : (CITS) Manuel diagnostique et de codification (4), publié en 1990 par l'Association Américaine sur les Troubles du sommeil.


(1) Angl. REM = Rapid Eye Movements (N.d.T.)
(2) Angl. NREM = Non Rapid Eye movements (N.d.T.)
(3) Angl. MSLT = Multiple Sleep Latency Test (N.d.T.)
(4) Angl. : The International Classification of Sleep Disorders (ICSD) Diagnostic and Coding Manual
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