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Centre Hospitalier Pyrénées (Pau, 64) - Avis et témoignages

Par Neptune 
le 04/01/2014

 
Nom : Centre Hospitalier des Pyrénées 
Adresse : 29 Avenue du Général Leclerc, 64000 Pau
Tel : 05 59 80 90 90.

Site : http://www.ch-pau.fr/  

Extrait du site :

 

CHP de Pau maltraitance - Neptune
Le CHP de Pau


Actualité - 11 février 2015 :

La république des Pyrénées - une infirmière condamnée pour violence sur des patients

Témoignage d'une adhérente



"Je condamne un système plus que certains psychiatres, même si j'ai une dent contre une certaine X au CHU de Pau et CMP, qui m'a sortie un jour, en parlant de moi et mes amis "La lie avec la lie !" avec tout le dédain du monde. Elle faisait tout le temps la gueule, tu le sentais bien qu'elle s'en foutait de toi, que tu pouvais crever la gueule ouverte.

Cette même psychiatre, je lui ai envoyé mon oncle, en grosse naïve qui débutait dans les soins psys que j'étais, parce que je le sentais en danger éminent. J'étais hospitalisée au CHU. Ca n'a pas loupé, quand je suis sortie de l'HP, non seulement personne ne le suivait, mais on l'a retrouvé mort chez lui : suicide. Qui, à part moi et son fils, savait que ça allait déraper ? Même si elle l'avait vu, elle, elle ne l'a même pas aiguillé vers un confrère !

Mon frère est passé par exactement la même unité de "soins" quelques temps auparavant, avant moi. On dormait avec des "bananes" ou des petits sacs sous le t-shirt avec le peu d'argent qu'on avait, pour survivre la journée. Même comme ça, on se faisait voler. Un trafic de drogue incroyable, des infirmiers plus vigiles qu'infirmiers, et des psychiatres qui à force se blindent, n'en ont plus rien à foutre, et des soins inexistants, si ce n'est les camisoles chimiques.

On mélange les jeunes dangereux et les vieux complètement out, on s'en fout, que ça aille au drame parce qu'un plus le CHU n'est pas du tout sécurisé, pas grave ! (Affaire Romain Dupuy, schizo de 21 ans qui a décapité deux infirmières en rentrant dans le CHU comme dans un moulin. Bizarre, personne ne veut dire QUI était son psy, transparence inexistante car soit-disant secret médical, mais surtout, on ne descend pas des confrères dans cette profession)

Mon frère est ressorti du CHU tout aussi mal, sans confiance en la psychiatrie, mais il avait tout une ribambelle de médocs pour pouvoir se foutre en l'air ! Pour un mec qui déjà, avant de revenir en Aquitaine, essayait régulièrement de se suicider en se collant des fils électriques dans la bouche, vraiment, se "débarrasser" de lui et lui faire confiance pour non non non ne pas se foutre en l'air en lui donnant le fusil pour s'abattre, vraiment judicieux ?

Il peignait, mon frère. Un jour il m'a sortie une toile toute noire, et m'a prise à part pour me la montrer. Bien-sûr que tu comprends, mais tu es totalement impuissant. Bien-sûr que tu comprends quand il fond en larmes en t'offrant un petit cadeau, le même pour tes deux autres frères, bien-sûr que tu comprends que c'est un "adieu, ne m'oubliez pas"

Je suis en rage contre le système, croyez-moi, pour deux morts dans ma famille. C'est cette même rage qui m'a faite me battre, pour eux, en leur mémoire. Et parce que "stop le massacre"

Mais encore, plus que les véreux, je condamne un système qui :
- livre des malades à eux-mêmes quand ils sont un danger pour les autres ou eux-mêmes
- ne protège pas les plus faibles
- laisse courir des trafics, des vols, une ambiance d'insécurité totale alors qu'un malade psy a besoin de sécurité pour se reconstruire
- ne propose aucun soin de fond, juste la façade : les médicaments
- ne forme pas suffisamment le personnel soignant, les paient au lance-pierre
- entoure les psychiatres "dans la place" d'une auréole qui les rend intouchables
- rend totalement inattractif le métier de psychiatre et de soignant, du coup, cruel manque de moyens de soigner des gens qui sont de plus en plus demandeurs !"

Des avis contradictoires ou complémentaires peuvent nous être communiqués publiquement (bouton "répondre") ou par email, que nous publions uniquement s'ils sont émis par des personnes ayant été patient(e)s de ces lieux, en spécifiant bien la référence à cet article. Ils seront publiés en respectant l'anonymat si vous le demandez.

Nous diffusons des témoignages difficiles et sévères. Souvent révoltés, nous ne sommes toutefois pas motivés par la colère, ni par volonté de nuire aux personnes, qui appliquent un système parfois contre leur gré. Même si nous avons nous-même vécu ce que les témoins racontent. Nous voulons par ces descriptions, que l'on prenne plus de soin.

Que les personnes devant se rendre dans ces lieux soient vigilantes,

Que les médecins prennent conscience des effets de certaines pratiques mécaniques, déshumanisantes, désocialisantes et finalement iatrogènes,

Que les personnes découvrant cet univers réfléchissent avant d'y conduire un proche. Et qu'elles restent, justement, très proches et vigilantes avant, pendant et après le séjour.

En diffusant aussi des descriptions de lieux de bientraitance, nous voulons montrer que c'est possible, ici et maintenant, et pour tous.



Dernière édition par Neptune le 10/5/2015, 22:46, édité 1 fois

Message le 9/5/2015, 13:15  kaeak

Hospitalisée au CHP Pau fin 2014 pendant six semaines, j'ai enchaîné les problèmes.

Psychiatre ne parlant pas correctement le français et shootant les patients qui critiquent ses méthodes brutales, imposant des soins non indiqués et psychologiquement difficiles à supporter pour moi ;

Infirmiers non disponibles car en sous effectif ; malaises graves non signalés aux médecins ;

Envoi en activité sportive malgré hypotension et hypoglycémie...

Et j'en passe. Ce n'était même plus de la négligence, c'était de la maltraitance.

Bâtiments avec sentiment d'insécurité +++ malgré la communication de l'établissement dans le journal local au sujet de sa super sécurité. Aucune intimité. Aucun respect des droits fondamentaux des patients (en particulier en Hospitalisation Libre).

A déconseiller pour des SOINS. En revanche, pour recevoir des psychotropes à la pelle, on peut y aller les yeux fermés.

Cela remonte en 2005 , je suis tombé en dépression et j'ai été placé en pavillon (le pavillon les pins) j'y suis resté au moins 6 mois de janvier 2005 à juin 2005. Je dois reconnaître que ces 6 mois passé là bas ont été difficiles pour moi. Mais ce qui m'a donné espoir et qui m'a beaucoup apaisé c'est le grand professionnalisme du personnel, les infirmiers et infirmières ainsi que la psychiatre qui me suivait à l'époque ont été très gentils et bienveillant pour moi . Puis en juin 2005 ma doctoresse lève la hdt puis me fait suivre par l'hôpital de jour Mermoz à Pau. Puis de juin 2005 à janvier 2006 , j'ai du subir les moqueries et les réflexions désagréables de la part de monsieur Didier Balasque , pendant ces 8 mois cet infirmier m'a fait vivre un calvaire , je m'explique à chaque fois que l'on passait à table il se m'était en face de moi et me faisait des grimaces et des réflexions sur ma façon de m'habiller qui étaient injustifiées. Tout cela me faisait beaucoup de mal et je trouve que c'est une honte qu'un infirmier se comporte de la sorte avec un malade qui ne lui a jamais manqué de respect , puis à l'époque je n'avais pas d'appartement, ni d'argent pour vivre car j'étais tout simplement héberge par une tante à moi. J'ai signalé le comportement de cette personne au directeur du chp . Je suis une personne malade dans le sens très vulnérable du fait de mon enfance malheureuse et autre.., alors je ne prends ni drogue , ni comprimé rien de tout cela ce que je dis est la vérité et rien que ça.

Neptune

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