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Troubles bipolaires et cyclothymie : Introduction

Par Neptune 
le 02/10/2013

 

Introduction aux troubles bipolaires


Mise jour du 7 juillet 2014
Synonyme de l'ancien terme "psychose maniaco-dépressive", le trouble bipolaire fait partie, selon le DSM-IV, des troubles de l’humeur auxquels appartiennent également les différents types de dépression (trouble unipolaire).

C’est une maladie qui dans sa forme la plus typique comporte deux phases : la phase maniaque (ou hypomaniaque pour le trouble bipolaire de type II et le trouble cyclothymique) et la phase dépressive. Entre les deux pôles, la personne qui souffre de maladie bipolaire, retrouve un état "normal" que l’on appelle "euthymie" ou "normothymie". Toutefois dans la majorité des cas, cet état est loin d'être exemple de symptômes.

La phase maniaque se définit comme un épisode d’excitation pathologique : le sujet qui en souffre est hyperactif et euphorique, inhabituellement volubile et fait de multiples projets. Il peut présenter divers troubles comportementaux, perdre toute inhibition ou engager des dépenses inconsidérées.

Il y a deux formes de phases maniaques: l'Episode maniaque, sévère, caractérise le Trouble bipolaire I dès qu'il survient au moins une fois. L'Episode hypomaniaque, moins sévère, caractérise le Trouble bipolaire II et la Cyclothymie.

La phase dépressive est en quelque sorte le miroir de la phase maniaque : le sujet présente des signes de grande tristesse, il est ralenti et n’a goût à rien, parfois il veut mourir ; les formes les plus sévères sont qualifiées de "mélancoliques".

Parmi les dangers de cette maladie, le risque de suicide, les risques liés aux conduites dangereuses lors des épisodes (hypo)maniaques, mais aussi les impacts des comorbidités (maladies associées), ou encore des effets secondaires à long terme des psychotropes, et en particulier lorsqu'ils sont inappropriés.

La "psychoéducation" et l'entourage sont prépondérants dans la "stabilisation" de cette maladie complexe, et qui fait encore aujourd'hui l'objet de nombreuses recherches.

En France, le trouble bipolaire a longtemps été sous-diagnostiqué, et serait désormais sur-diagnostiqué


Il faut en moyenne 10 à 12 ans et quatre à cinq médecins différents avant qu’il ne soit nommé. On estime que 40 % des personnes dépressives sont en réalité des bipolaires qui s'ignorent, soit qu'ils n'aient pas encore connu de phase maniaque, soit que ces phases aient été perçues par eux comme des moments euphoriques de grand bonheur et ne soient pas encore perçues comme dangereuses.

Aujourd'hui, on préfère le terme de trouble bipolaire à celui de psychose maniaco-dépressive. D'une part, parce que les formes cliniques sont en fait très diverses, alors que le terme de psychose maniaco-dépressive laisse penser que seules les formes où alternent des épisodes maniaques et des épisodes dépressifs sont prises en compte. D'autre part, parce que le terme de psychose renvoie à certaines théories explicatives mais correspond mal à l’observation purement descriptive de la maladie : entre les accès, le patient dans la plupart des cas a une vie psychique et sociale tout à fait normale, ce qui est inhabituel dans les cas de maladies psychotiques chroniques.




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