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A Madame C. C., psychiatre à l’hôpital psychiatrique de Rouffach

Par Neptune 
le 04/10/2017

 
Nous publions la lettre d'une adhérente en masquant pour des raisons légales l'identité de la psychiatre concernée.

La publication de témoignage est souvent nécessaire et vitale pour les survivants de la psychiatrie, et cette lettre permet de mieux comprendre le traumatisme provoqué par une contention mécanique. Puisse-t-elle aussi faire réagir et évoluer la psychiatre concernée.
Neptune


A Madame C.C., psychiatre à l'hôpital psychiatrique de Rouffach


Nous sommes en 2017 et je suis toujours avec vous alors que tout ce que je souhaite c’est pouvoir vous oublier. Vous êtes passée à autre chose depuis longtemps, moi non.

Je ne peux exprimer mon ressenti qu’ici puisque vous refusez une rencontre en face à face, même avec toutes les conditions de sécurité réunies.

Depuis 5 ans j’attends vos explications concernant la contention que vous m’avez fait subir durant 12 heures en 2012.

Je vous informe que je souffre d’un stress post traumatique, conséquence directe de votre traitement à base de sangles. Ce diagnostic a été établi par le Professeur B qui à présent me propose des séances d’EMDR qui ne sont pas prises en charge. J’estime que vous m’avez torturée, violée. Et maintenant c’est à moi de payer l’addition pour espérer aller mieux.

Je discute encore aujourd’hui avec le Professeur B de ce qui s’est passé. Selon lui, je le cite, « elle aurait pu faire autrement. » A la question : « Est-ce qu’elle aurait infligé le même traitement à un médecin ? », sa réponse est : « Elle aurait pris plus de soin. » Ce qui revient à dire « Non ! » Vous me considérez donc comme une personne inférieure. Vous m’avez réduite à un animal qu’il faut dominer par les moyens les plus extrêmes.

Un psychiatre est tenu d’expliquer au patient pourquoi, selon lui, il a dû en arriver à cette extrémité, à cette barbarie. Chose que vous n’avez jamais faite. Vous avez toujours fui et vous continuez à fuir.

Septembre 2012


Vous étiez interne à l'Hôpital Civil, pôle de Psychiatrie II où je séjournais en hospitalisation libre, à ma demande, pour une hypomanie sévère, depuis moins d'une semaine.

Malgré mes comportements quelque peu originaux (nettoyer le jardin, y faire des dessins avec des branches mortes, etc.), le service me laissait librement sortir dans le jardin, jusqu'à des heures tardives. Vers 11 heures du soir, voyant un chat de l'autre côté du grillage, j'ai voulu le caresser, j’avais l’impression qu’il me « parlait ». Ce grillage étant rouillé – il a été changé par la suite –, je n’ai eu aucun mal à le soulever et à passer à l'extérieur pour suivre ce chat qui s'éloignait tout doucement. Je me suis retrouvée à marcher pendant des heures sans savoir où j’allais.

Cette histoire est transformée dans votre rapport médical  par : « une fugue pour retrouver son compagnon, « a dégondé le portail » etc.

Vers minuit et demi, vous donnez l'alerte et appelez mon mari qui était chez lui et est arrivé aussitôt. La police est également prévenue, mon mari fournit photo, signalement, et part à ma recherche.

Interprétation et déformation des faits


5 heures du matin. Vous n'avez aucune nouvelle de la police, mais vous me voyez revenir calmement, accompagnée par mon mari, nous sommes tous les deux fatigués. Je veux dormir, je suis exténuée, je ne tiens plus debout.

Vous en déduisez que j'étais en fait rentrée chez lui, oubliant au passage sa visite de minuit. Pour vous, il n’est donc absolument pas plausible que mon mari m’ait recherché pendant 5 heures dans les rues de la ville, et m'ait finalement trouvée à 500 mètres de l'hôpital complètement désorientée, ne sachant pas où j’étais.

Rien n’apparaît à ce sujet dans les rapports médicaux. Vous vous contentez de restituer des bribes qui ne veulent plus rien dire. Les faits sont interprétés et déformés.

Il est 5 heures, je viens de rentrer et souhaite réintégrer ma chambre pour dormir. Epuisée, on me dit que ma chambre a été attribuée à une autre personne. Le ton monte, tout mon vécu psychiatrique remonte et s'exprime de plus en plus violemment car vous ne faites que répéter en boucle sans rien dire d’autre : "Ca va aller, calmez-vous." Vous ne me rassurez pas. Les infirmiers sont là, en nombre. Je connais ce processus, je suis terrifiée.

Vous me mentez  ainsi qu’à mon mari. Vous nous faites croire que la personne hospitalisée d'urgence dans ma chambre (entre minuit et 5 heures) est transférée, que ma chambre est donc libre et que l'incident est clos. Vous demandez à mon mari, mon tiers de confiance, de rentrer chez lui, et il le fait après votre promesse de le tenir informé et de ne pas me "faire de mal".  

Vous n’avez pas tenu cette promesse Madame C. Vous insistez pour qu'il s'éloigne - il attendait devant la porte d'entrée - et vérifiez ensuite qu’il est bien parti. Et là, c'est l'escalade, l'acharnement. J'étais agitée, oui. Mais ce que vous avez fait alors dépasse toute thérapie, toute bienveillance.

Alors à quoi sert un tiers de confiance Madame C. ? A quoi servent toutes ces affiches à l’hôpital pour inciter les patients à désigner un tiers de confiance ?

Torture et viol sur prescription


Je considère que ce que vous m’avez fait subir durant 12 heures est un acte de torture et également un viol.

- Vous m'avez fait attacher de force.

- Vous m’avez promis de tenir mon mari informé de ce que vous faisiez. Je n’arrêtais pas de vous dire, de hurler tellement j'étais terrifiée, « Appelez-le, appelez-le, dites-lui ce que vous êtes en train de faire, promettez-le.» J’étais en pleurs, terrorisée, totalement impuissante, à votre merci. Vous : « Je vais le faire, oui, oui, je vais le faire, je vous le promets… » Il n’a rien su avant le lendemain. 12 heures de viol et de torture alors que « vous auriez pu faire autrement », alors que vous n’auriez pas infligé le même traitement à un médecin : « vous auriez plus de soin ! »

- Vous m'avez administré le plus puissant des sédatifs en quantité importante, et m'avez tout de même laissée attachée jusqu'à midi. Je pleurais, j'étais en train d’étouffer. J’avais une bronchite. Je me suis vue mourir, j'appelais "Odile", je hurlais « Odile », une infirmière,  qui a mis un temps infini à venir me voir, qui m’a donné un peu d’eau.  

Je n’arrivais plus à respirer. Mais vous ne m’avez pas détachée pour autant. J’avais mal, car vous savez pertinemment qu’on ne dort pas. On est totalement ralenti, mais on ressent la douleur physique et psychique. On arrive à formuler des pensées, à se demander pourquoi, comment peut-on voir du « soin » dans un tel traitement à base de sangles et de torture…

Les minutes sont des heures, l’horreur est indescriptible, le temps s’arrête, c’est l’éternité dans la douleur.
Savez-vous seulement que cette barbarie est responsable de la mort de patients ? Évidemment, vous le savez !

Vous m’avez dénudée, humiliée, mis des couches sans que je puisse bouger. J’étais totalement impuissante.

J’ai été violée dans le passé. Je n’y pense plus depuis longtemps. On ne peut pas faire de comparaison. Un viol c’est extrêmement grave. Et pourtant quand je regarde ce viol qui a duré quelques minutes et que je regarde la torture et le viol que vous, vous m’avez fait subir durant 12 heures, je ne peux m’en empêcher. J’en suis arrivée à me dire que ces quelques minutes ne sont finalement rien à côté de ce que vous, vous m’avez fait. Vous, un médecin censé soigner !

Un viol ce n’est pas toujours une pénétration Madame C. ! Vous m’avez violée dans mon intimité, déshumanisée, salie, humiliée, dégradée, détruite, traumatisée. Je ressens de la honte, alors que la honte, c’est vous qui devriez la ressentir. Il n’y a pas de mot assez fort pour exprimer ma détresse. Je n’arrive toujours pas à me remettre de ce que vous m’avez infligé.

Vous étiez là, responsable de toute cette horreur, cette barbarie, alors que « vous auriez pu faire autrement », que vous n’auriez pas infligé le même traitement à un confrère ou une consoeur : « vous auriez pris plus de soin. »

Aujourd’hui, si j’avais le choix entre ces quelques minutes et ce que vous, vous m’avez fait subir durant 12 heures, je choisirais ces quelques minutes sans hésitation !

Avez-vous ressenti de la satisfaction à m'avoir dominée et asservie de cette façon, à m’avoir réduite à un animal, à une personne inférieure, à ne pas me considérer comme un être humain Madame C. ?  Voilà entre autres une des questions que je me pose.

J’ai eu le temps de vous observer par la suite (ainsi que les autres internes plus jeunes), que ce soit dans le verbal ou le non verbal. Votre attitude, votre langage corporel, vos postures, le timbre de votre voix, votre façon de vous exprimer. Toujours pressée, trop zélée, votre besoin de montrer votre « efficacité ». Vous aviez quelque chose à prouver : vous vouliez montrer que vous étiez la meilleure, que vous étiez beaucoup plus efficace que les autres internes qui étaient bien plus jeunes que vous. Vous vouliez montrer que vous saviez « gérer ». Mécanique, froide. Autoritarisme primaire, absence d’humanité. Un robot.

Comment pouvez-vous prétendre vouloir le bien des patients ? Comment pouvez-vous penser que recevoir en retour la colère des patients qu vous avez torturés n'est pas normal, Madame C. ? Cette colère c'est l'expression de la détresse que l'on ressent après avoir été déshumanisé, asservi, humilié, torturé psychiquement et psychiquement, violé. Elle est légitime.

Droits du patient bafoués


Très vite, vous avez fait usage d'un certificat médical abusif – par un Dr de SOS Médecin Strasbourg qui ne m'a pas vue – pour transformer mon hospitalisation libre, en hospitalisation pour "péril imminent".

Contrairement à la loi, vous n'avez pas recherché à avoir une demande de tiers, puisque vous avez demandé à mon tiers de confiance, mon mari, de s’en aller. Vous ne m'avez pas informée de mes droits.

Votre hôpital  a refusé de prendre au sérieux ma demande de vous rencontrer, et d'avoir réparation du préjudice. Mes démarches ont été multiples, conciliantes et vaines. La plainte que j’ai fini par déposer, n’a pas abouti. Je savais dès le départ que je n’obtiendrai pas gain de cause. Ce n’était pas un choix, Madame C., il fallait que je fasse quelque chose pour essayer de retrouver ma dignité.

Savez-vous ce que deviennent, des années plus tard, les personnes ayant été attachées, du point de vue de l'"alliance thérapeutique" ?

Je revis constamment cette contention que vous m’avez infligée, sa violence, sa barbarie, cette souffrance. Je vous vois, j’entends le son de votre voix, vos paroles. Je fais des cauchemars. Je suis avec vous à l’hôpital psychiatrique de Rouffach que je connais. Je vous vois marcher dans les couloirs, pressée. Je suis assise en face de vous dans un bureau, je suis terrorisée car je sais de quoi vous êtes capable. Je vous vois menacer les patients et passer à l’acte, je vous vois me menacer, m’attacher dans une cellule d’isolement sans que je puisse dire ou faire quoi que ce soit. Ces images et sensations physiques sont d’une violence insupportable et indescriptible. Je suis à vote merci comme en 2012. Vous avez droit de vie ou de mort sur moi parce que vous portez une blouse blanche et que vous êtes en position d’autorité dans cet hôpital.

Vous le médecin, je n’arrive à voir en vous qu’un bourreau qui a pris la fuite sans penser aux conséquences de ses actes, sans exprimer le moindre remords.

La manière dont vous m’avez traitée a eu pour conséquence de faire de moi une personne que je ne reconnais  plus. Vous avez fait de moi une personne en détresse et pleine de colère, une personne désespérée. Ceci est votre œuvre, l’œuvre d’un médecin qui prétend agir pour le bien des patients, l'oeuvre de celle que j'appelle mon bourreau.

Je vous rappelle encore une fois que c’est moi qui avais décidé de me faire hospitaliser.

Depuis 2012, les hôpitaux, quels qu’ils soient, me font peur. Dans un hôpital, je perçois tout médecin, surtout lorsqu’il s’agit d’un psychiatre, comme un danger potentiel. Il y a deux ans, j’ai refusé le Samu alors que je faisais une hémorragie. Tout ceci est la conséquence de votre maltraitance. Et si c’était à refaire, je sais que vous le referiez. Vous êtes responsable du stress post traumatique dont je souffre depuis 5 ans. Mais pour vous ça n'a pas d'importance.

2017


Il y a quelques mois Je vous ai envoyé un courrier pour vous dire que je souhaitais vous rencontrer. Vous m’avez répondu que  vous étiez  « sensible à ma requête » et étiez prête à le faire. J’en ai même été étonnée. J’étais évidemment d’accord que cela se fasse dans un bureau de l’hôpital, je vous ai rassuré en vous disant qu’il y aurait une dizaine d’infirmiers à proximité, ce que vous savez bien.

Je voulais pouvoir discuter avec vous, face à face, sans tiers de l’hôpital. Seules trois personnes sont concernées dans cette histoire : vous, mon mari qui est toujours mon tiers de confiance et moi. Malgré toutes les conditions de sécurité réunies, vous refusez cette rencontre sans un représentant de l’hôpital. Vous n’assumez pas votre responsabilité. Vous refusez de me regarder en face, de m’entendre. Je ne veux en aucun cas être censurée, ce qui se produirait forcément avec un  représentant de l’hôpital.

Vous  avez pris en 2012 seule la décision de m’attacher, vous avez pris seule la décision de vous débarrasser de mon tiers de confiance. Aujourd’hui, c’est seule, face à face, que vous devez nous rencontrer. Vous n’assumez pas ce que vous avez fait. Vous êtes si lâche.

Je vous fais peur d’après le Professeur B. Je vous ai répondu qu’il en était de même pour moi, vous m’effrayez.

Dans nos échanges de mails, vous n’exprimez aucun remords, vous êtes froide, factuelle : juste les modalités de la rencontre, deux ou trois lignes. Je m’attendais à quelque chose d’un peu plus humain : des regrets, que vous êtes désolée, que vous n’avez pas compris la situation… Rien. Je n’aurais pas excusé le bourreau que je vois en vous pour autant, mais cela aurait pu être une amorce de discussion.

Selon vos dires, vous auriez reçu des messages anonymes. Si tel est le cas, je peux facilement en imaginer le contenu. Toujours selon vos dires, j'en serais l'auteur. Vous osez donc en plus vous poser en victime auprès de vos pairs !

Non Madame C., je n'envoie pas de messages anonymes. Je signe toujours mes courriers, mes mails comme la lettre que je vous ai envoyée. Je ne me cache pas. Mais si effectivement vous avez reçu des messages de patients, qui ont eu le malheur d’avoir affaire à vous, ne vous en étonnez pas ! Quand on ne respecte pas les patients, il y a forcément un jour des conséquences Madame C. !

C'est une réaction normale, une réaction humaine face à une situation inhumaine dont vous êtes la seule responsable.

Que feriez-vous C. C. si quelqu’un vous maltraitait ? Que ressentiriez-vous si quelqu'un vous torturait et vous violait pendant 12 heures ? Vous diriez-vous que ce qui vous est arrivé est tout à fait normal ? Passeriez-vous du jour au lendemain à autre chose ?! Non, vous remueriez ciel et terre pour être reconnue victime.

Ici, je peux exprimer mon ressenti, c’est le seul endroit possible où je peux être entendue sans censure. Le seul endroit où toutes ces lignes peuvent être lues, car une victime a besoin de se faire entendre. Elle a besoin de témoigner, de raconter l’horreur. Je me sens comme une survivante d’un camp de concentration. Une victime a besoin d’être prise au sérieux.

Je vous fais part de ma souffrance qui dure depuis 2012, qui est là tous les jours. Ma tête est un champ de bataille, la violence dont vous avez fait preuve à mon égard est toujours présente. Vous, vos actes, envahissez brusquement mon esprit, sans raison. Je revis constamment ces 12 heures,  ce que j’appelle de la torture et un viol.

Les séquelles ne s’en iront jamais C.C.. Je souhaite pouvoir vous oublier, j’aimerais être amnésique.

Encore aujourd'hui je n'arrive pas à comprendre comment je peux encore être en vie. Je suis une « survivante ». Ce mot ce n’est pas moi qui l’ai employé, mais deux de vos confrères, le Docteur Hantouche et le Professeur B. Ma vie, c’est plus de 30 ans de souffrance, la psychiatrie n’a cessé d’aggraver mon état année après année. Et vous, vous avez porté l’estocade, vous m’avez infligé le coup ultime. Le coup de trop.

Vous avez rajouté un traumatisme sur d’autres traumatismes. Vous avez fait ressurgir le passé avec lequel j'avais mis de la distance. Alors que « vous auriez pu faire autrement », que « vous auriez pris plus de soin » avec un médecin, vous ne l'auriez pas attaché, torturé et violé.

J’ai côtoyé la mort de trop près, à plusieurs reprises, je n’attends plus grande chose de cette vie. C’est trop tard.

Pourquoi une personne telle que vous devient-elle psychiatre C. C. ?

Par défaut ? Parce qu’il n’y a plus d’autre option possible à votre âge ? Une voie de garage ? Parce que les places sont nombreuses à l’hôpital ? Parce que c'est la seule branche de la médecine qui tolère autant d'incompétence ? Parce qu’il n’y aura aucune répercussion si on aggrave l’état d’un patient, si on le torture et le viole sur prescription, si on le tue… ?

Etre psychiatre c'est d'abord savoir qui l'on est C.C. Savoir pourquoi l'on choisit cette voie. Il faut comprendre ses motivations profondes, se poser les bonnes questions. Se demander si on pourra être assez fort(e) pour cotoyer la détresse humaine au quotidien sans perdre son humanité.

Il faut de l'empathie, du respect, de l’écoute, de la bienveillance. Il faut savoir voir en l’autre votre égal, savoir lui accorder du temps, prendre en compte son avis, son ressenti. Etre dans l'accompagnement et non dans la contrainte systématique.

Une personne ce n'est pas une pathologie C. C. !

Une personne, c'est un esprit, une âme, des pensées, des peurs, des désirs, des sourires, des larmes, des émotions...

C.D., Strasbourg, 2017





Dernière édition par Neptune le 17/11/2017, 11:23, édité 4 fois


Depuis 2012, les hôpitaux, quels qu’ils soient, me font peur. Dans un hôpital, je perçois tout médecin, surtout lorsqu’il s’agit d’un psychiatre, comme un danger potentiel. Il y a deux ans, j’ai refusé le Samu alors que je faisais une hémorragie.



C'est exactement ça. J'ai été attaché pendant 24 heures et j'ai une phobie complète du personnel "soignant".

"What is the point ?"

Message le 8/10/2017, 15:52  Sylvain Rousselot

Le secret médical n'est pas opposable au malade. Il s'applique uniquement aux médecins et au personnel de l'établissement.

Les patients sont libres de décrire ce qui leur est arrivé à un hôpital ou ce qu'un médecin leur a fait. Ils peuvent nommer ce médecin sans problème.

Si un garagiste sabote votre automobile puis vous escroque en vous faisant payer la réparation et que vous vous en rendez compte, croyez-vous qu'il soit illégal de le dénoncer publiquement?

Il n'est pas acceptable de protéger l'anonymat des psychiatres qui ont commis des malversations, des délits ou des crimes.

Cette protection n'est pas digne de notre combat.

Il est seulement illégal de dénoncer des faits qui ne sont pas arrivés (diffamation) ou d'insulter les personnes (injure).

En masquant les noms, vous laissez entendre que les dénonciations pourraient être diffamatoires et fausses.

Nous avons le droit de dire et d'entendre la vérité! Il faut donner les noms et dire qui a fait quoi.

Bonjour Sylvain,

La diffamation a lieu également quand les choses dites sont vraies, prouvées et attestées, par exemple un jugement au tribunal. Le juge statue sur "l'intention de nuire" et non sur les faits relatés. Notre intention est d'informer, mais un juge peut être d'un avis différent notamment si les personnes, hors personnages publics, sont citées nominativement.

Merci de poursuivre cette discussion dans nos forums internes.

Neptune

NOUS le poursuivront dans nos MESSAGES! Amen Vé Amen!

OK, poursuivons la discussion ici.

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