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Antidépresseurs : tableau des concentrations plasmatiques mini, maxi, et seuils d'alerte

Par Neptune 
le 23/03/2017


Présentation


Les antidépresseurs sont tous toxiques quelle que soit la concentration. Nous donnons dans ce tableau les tranches de concentration plasmatiques fournies par les fabricants, sachant qu'il est recommandé par les autorités de santé d'atteindre progressivement une concentration juste au dessus de la concentration minimale. Seule une prise de sang est valable pour mesurer votre concentration. Elle est différente pour deux personnes prenant la même "dose". De plus, à concentration égale, les effets, y compris secondaires, varient aussi selon les individus. Ce tableau peut vous aider à demander au prescripteur une baisse de posologie si vous dépassez trop la concentration minimale thérapeutique, et à l'exiger si vous être proche ou au dessus de la concentration maximale.  

Antidépresseurs
Fumée d'usine pharmaceutique à Pratteln, en Suisse, en 2007. - Quilleret Jean - Sipa

Tableau des concentrations plasmatiques mini et maxi d'antidépresseurs - seuils d'alerte






Psychotrope et métabolite actif
Marque
Concentration mini et maxi (2)
Demi-vie
(3)
Niveau d'alerte (4)
Niveau de
recommandation
du suivi  (5)
Remarque
agomelatine
Valdoxan@
7–300 ng/mL
1–2 h après 50 mg
1–2 h
600 ng/mL
4
A cause de son élimination très rapide, la concentration en agomélatine n'est pas mesurable sous traitement chronique. Il est préférable de les restreindre à des indications précises
amitriptyline
plus nortriptyline
Laroxyl@
80–200 ng/mL
10–28 h
30h
300 ng/mL
1
bupropion
Zyban@
225–1500ng/mL
8–26 h 17–47 h
2000 ng/mL
3
Le bupropion, et à moindre degré ses métabolites, sont instables, le serum ou plasma doit être stocké à -20°
citalopram
Seropram@
50–110 ng/mL
33 h
220 ng/mL
2
clomipramine plus norclomipramine
Anafranil@
230–450 ng/mL
16–60 h 36 h
450 ng/mL
1
desipramine
Norpramine@ (canada) Desipramine (USA)
100–300 ng/mL
15–18 h
300 ng/mL
2
desvenlafaxine
Pristiq@ (Usa, Canada)
100–400 ng/mL
11 h
600 ng/mL
2
dosulepine
Prothiaden@
45–100 ng/mL
18–21 h
200 ng/mL
2
doxepine plus nordoxepin
Quitaxon@
50–150 ng/mL
15–20 h
300 ng/mL
2
duloxetine
Cymbalta@
30–120 ng/mL
9–19 h
240 ng/mL
2
escitalopram
Seroplex@
15–80 ng/mL
30 h
160 ng/mL
2
fluoxetine plus norfluoxetine
Prozac@
120–500 ng/mL
4–6 days 4–16 days
1000 ng/mL
2
Demi-vie moyenne de 14 jours pour le métabolite norfluoxétine, avec inhibition de longue durée du CYP2D6
fluvoxamine
Floxyfral@
60–230 ng/mL
20 h
500 ng/mL
2
imipramine plus desipramine
Tofranil@
175–300 ng/mL
11–25 h 15–18 h
300 ng/mL
1
maprotiline
Ludiomil@
75–130 ng/mL
20–58 h
220 ng/mL
2
mianserine
Athymil@
15–70 ng/mL
14–33 h
140 ng/mL
3
milnacipran
Ixel@
50–110 ng/mL
5–8 h
220 ng/mL
2
mirtazapine
Norset@
30–80 ng/mL
20–40 h
160 ng/mL
2
moclobemide
Moclamine@
300–1000 ng/mL
2–7 h
2000 ng/mL
3
nortriptyline
Aventyl@
70–170 ng/mL
30 h
300 ng/mL
1
paroxetine
Deroxat@
30–120 ng/mL
12–44 h
240 ng/mL
3
reboxetine
Edronax@
60–350 ng/mL
13–30 h
700 ng/mL
3
sertraline
Zoloft@
10–150 ng/mL
26 h
300 ng/mL
2
Le métabolit n-demethylé a une demi-vie deux fois plus longue, mais seulement 5% de l'action de la sertraline
tranylcypromine
Parnat@ (Canada), tranylcypromine (USA)
≤50 ng/mL
1–3 h
100 ng/mL
4
A cause de son inhibition irréversible de la monoamine oxydase, les effets ne sont pas corrélés aux concentrations plasmatiques
trazodone
Desyrel@, Trazorel@ (Canada), Trazondone
700–1000 ng/mL
4–11 h
1200 ng/mL
2
trimipramine
Surmontil@
150–300 ng/mL
23 h
600 ng/mL
2
Le métabolite n-desmethyltrimipramine est actif
venlafaxine plus o-desmethylvenlafaxine
Effexor@
100–400 ng/mL
5 h
11h
800 ng/mL
2
Pour la plupart des patients, le métabolite o-desmethylvenlafaxine est le principe actif; à faible concentration le psychotrope agit comme un ISRS.


(1) Le groupe AGNP-TDM (Arbeitsgemeinschaft für Neuropsychopharmakologie und Pharmakopsychiatrie, Association de neuropsychopharmacologie et de pharmacopsychiatrie), est constitué de chimistes, biochimistes cliniques, pharmacologues cliniques et psychiatres germanophones (Suisse et Allemagne)

(2) Les doses mini-maxi sont fournies par le fabricant en fonction de leurs essais et ne sont pas forcément toutes vérifiées par des chercheurs de laboratoires indépendants. Elles concernent généralement les personnes de 18 à 65 ans sans maladie (ou "comorbidité") autre que la cible du psychotrope, sans autre médicament, et sans anomalies génétiques   de métabolisme. Voir sur ce dernier point, le paragraphe sur les "métaboliseurs lents" ou "ultrarapides" .

La concentration doit être mesurée au bout de 4 demi-vies du psychotrope pour être comparée aux valeur mini/maxi. Pour des psychotropes très actifs ou à "seuil de toxicité" bas, la concentration doit être mesurée plus rapidement après la première administration. En régime de prise régulière, la concentration se mesure le matin. La mesure doit être renouvelée tous les 3 ou 6 mois, sauf produits à risque élevé où les mesures doivent être plus fréquentes.  

(3) Demi-vie : temps au bout duquel la concentration est diminuée de moitié par rapport au pic de concentration. Cette unité de mesure standard de pharmacocinétique permet d'ajuster la posologie (fréquence et dose), et, ici, de déterminer à quel moment effectuer un prélèvement sanguin.

(4) Le niveau d'alerte est celui à partir duquel le laboratoire effectuant l'analyse doit immédiatement appeler le prescripteur, selon le groupe AGNP.

En France on dépasse la dose limite sans s'inquiéter !!

En France nous avons vu le patient, au vu de ses analyses et de ce tableau, devoir diminuer de lui-même la dose, puis appeler, paniqué, le prescripteur. Ce dernier a pris le temps d'attendre le prochain rendez-vous, au cours duquel il a souri et dit "en effet vous êtes un peu haut" ;  puis il a confirmé la baisse de posologie. Il n'a pas le temps de s'occuper des intoxications qu'il provoque : il écrit de longs articles dans la presse spécialisée, et est médecin-chef et chercheur dans un grand CHU de province...  

(5) Le groupe AGNP donne ses niveaux de priorité pour des mesures régulières de concentration :
Niveau 1 : Très fortement recommandé
Niveau 2 : Recommandé
Niveau 3 : Utile
Niveau 4 : Peut être utile ; soit que pour ce psychotrope il est facile d'ajuster les doses en fonction des effets toxiques observés ou de la non efficacité ; soit que la concentration n'est pas représentative de l'effet dans les cas par exemple de tolérance ou d'actions irréversibles comme certains antidépresseur IMOA irréversibles.





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