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Schizophrénie : la découverte du kryptopyrrole, et du traitement à la vitamine B3 - A. Hoffer

Par Neptune 
le 18/01/2017

 

La découverte du kryptopyrrole, et du traitement de la schizophrénie par la vitamine B3


Parmi les techniques mises au point par les précurseurs de la médecine orthomoléculaire (a), il y a le test simple, sur un échantillon d'urine, des "kryptopyrroles". Ce test, associé au questionnaire "HOD", a permis à Abram Hoffer et son équipe, de détecter les personnes souffrant d'un type de schizophrénie "répondant" au traitement par la vitamine B3.

En psychiatrie, les méthodes mises au point par cette équipe et pourtant reproduites sont royalement ignorées par l'establishment conventionnel. Pour éviter d'être qualifiés de promoteurs de médecines parallèles douteuses, nous référençons également les textes des "sceptiques", afin que chacun puisse librement se faire une opinion.

Nous n'adhérons pas du tout au premier paragraphe, superflu, du Dr Hoffer (car les personnes atteintes de schizophrénie ne sont pas plus violentes dans leur écrasante majorité que les autres personnes) , mais ceci ne retire rien à la validité et à l'intérêt des autres explications. Nous traduisons et publions donc intégralement ce texte méconnnu en France.
Neptune

La découverte des kryptopyrroles et son importance dans le diagnostic des déséquilibres biochimiques dans la schizophrénie et dans le comportement criminel




par Dr Abraham Hoffer
Publié en 1995 dans Journal of Orthomolecular Medicine, vol 10, n°1 sous le titre "The Discovery of Kryptopyrrole and its Importance"
Traduction : taka3151, adhérent Neptune

Dans ce numéro (JOM, vol 10, n ° 1), le Dr Richard T. Kraus décrit un tueur en série notoire qui purge une peine de 250 ans pour le meurtre de onze femmes. Malheureusement, les tueurs en série ne sont pas une espèce menacée. Au contraire, ils menacent de plus en plus la société et les armes modernes de destruction semblent être encore plus efficaces. Ce cas peut être le premier dans lequel quatre principaux facteurs qui déterminent le comportement humain sont discutés en détail.
Le Dr Kraus décrit « ... une matrice de déficits génétiques, biochimiques, neurologiques et psychologiques ». Je suis particulièrement intéressé parce que les kryptopyrroles («kp») qui ont été trouvés dans l'urine de cette personne, ont été découverts à l'origine en Saskatchewan (b) vers 1960, lorsque j'étais directeur de la recherche psychiatrique. La principale recherche biochimique a été achevée en Saskatchewan par le Dr D. Irvine [1] et au New Jersey par le Dr Cart Curt Pfeiffer [1b] et son groupe de chercheurs biochimistes.

Ce rapport fournit un modèle de la façon dont le comportement criminel devrait être exploré, avec de nombreuses références à la littérature médicale pour l'ensemble des quatre variables. Je vais discuter principalement les résultats biochimiques et fournir un bref historique de sa découverte. La présence de kp dans l'urine est une aide diagnostique précieuse, en particulier pour en déduire un traitement plus spécifique. Elle est plus étroitement liée à la schizophrénie, mais recoupe toutes les catégories diagnostiques. Je pense que cela pourrait devenir un important test diagnostique différentiel. Il est simple à faire, n'importe quel laboratoire médical compétent peut le faire. Le laboratoire de Victoria (c) le réalise pour moi depuis 1976. (d)

1. La recherche d'une trace par analogie au LSD


En 1960, l'unité biochimique du programme de recherche psychiatrique de la Saskatchewan s’était organisée pour étudier toute relation possible avec la schizophrénie. Une des études a consisté à examiner l'urine pour plusieurs groupes, et à comparer l'urine des patients et des groupes contrôle.

Nous traitons alors beaucoup d'alcooliques en utilisant la thérapie psychédélique. L’acide diéthylamide D-lysergique (D-lysergic acid diéthylamide - LSD), l'hallucinogène, a été bien étudié comme un composé qui pourrait induire une psychose modèle ou une expérience psychotomimétique. Il m'est apparu que dans la mesure où le LSD produisait une schizophrénie très semblable (mais pas identique), peut-être pourrait-il aussi engendrer dans le corps d'une personne non schizophrène le même type d'anomalie biochimique qui affecteraient les patients selon nos hypothèses. J'ai demandé au Dr N. Payza d'examiner les échantillons d'urine provenant d'un alcoolique qui avait reçu du LSD dans le cadre de son traitement.

Le premier prélèvement du matin a été obtenu et un autre vers midi, ce qui est généralement la durée de mesure. Mon idée était que si quelque chose apparaissait après la prise de LSD, et qui n'était pas présent avant, cela pourrait nous donner une piste. Nous avons eu de la chance, parce que le premier patient que nous avons testé avait une grande quantité d'une substance qui n'était pas présente dans le prélèvement du matin. Nous avons rapidement montré que ce n'était pas un produit de décomposition du LSD lui-même, ce qui signifiait qu'il avait été créé dans le corps par l'impact de la drogue hallucinogène sur l'un des systèmes biochimiques. Après avoir amélioré la procédure de dosage, nous avons commencé à tester les patients.

2. Du facteur mauve à la kryptopyrrole


Un jour, j'ai pris dans le laboratoire 12 prélèvements d'urine. Six provenaient de patients schizophrènes, cinq provenaient de sujets ordinaires et un était un blanc. L’identification des individus correspondant aux tubes, était gardée secrète. J'ai demandé à l'équipe biochimique d'analyser ces prélèvements et de me dire sur la base de ces analyses, lesquels provenaient de patients schizophrènes. Ils ont désigné avec précision tous les échantillons schizophrènes. J'ai conclu que les patients schizophrènes, qui n'avaient pas reçu de LSD, avaient la même substance dans leur urine que certains alcooliques qui avaient reçu du LSD, mais qu’elle n'était pas présente chez les non schizophrènes.

Nous avions besoin de grandes quantités de matériel pour nos études chimiques. Heureusement pour nous une femme schizophrénique chronique du quartier avait d'énormes quantités de cette substance. Pendant un moment, nous avons envisagé d’appeler cette substance le «  facteur de Jensen ». Au début, nous l'avons appelé la substance inconnue (US – unknown substance), et plus tard « facteur mauve » parce que lorsqu'il était révélé sur le chromatogramme en papier, il était d’un splendide mauve. Quand il a été identifié nous l'avons appelé kryptopyrrole, ce qui est plus précis. Nous avons nommé la maladie caractérisée par de grandes quantités de « facteur mauve », la « malvaria », mais le Dr Pfeiffer lui a donné plus tard le terme « pyrolleurie », plus approprié.

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Mental Hospital Weyburn Saskatchewan
L'état du Saskatchewan au Canada, et le "Mental Health Center" de Weyburn. Ouvert en 1921, c'était l'un des plus grands bâtiments du Commonwealth, considéré comme à la pointe de la recherche expérimentale sur les traitements. Y compris les effroyables insulinothérapies, lobotomies, LSD. Officiellement fermé en 1971, quelques parties ont servi jusqu'en 2005

3. Identification des kryptopyrroles, usage clinique, traitement


J'ai immédiatement lancé deux sujets de recherches :

  • par le Dr Payza pendant peu de temps, puis par le Dr D. Irvine qui a poursuivi la recherche d'abord au Laboratoire de recherche de l'Hôpital de la Saskatchewan à North Battleford et plus tard à l'Hôpital universitaire de Saskatoon. L'objectif était de déterminer la structure de la substance et sa source.
  • Pour étudier ses aspects cliniques, s’il pouvait être utilisé pour contribuer au diagnostic,  avoir une signification thérapeutique, et si on pouvait l’utiliser pour suivre les patients afin de déterminer s'ils s'amélioraient ou s'ils s'aggravaient.

Le Dr Irvine a montré qu'il s'agissait d'un pyrrole, plus tard identifié comme kryptopyrrole. Nous avons commencé à coopérer avec le Dr. C. C. Pfeiffer à Princeton, New Jersey. Le Dr H. Osmond, mon collègue depuis les débuts du centre de recherche de Saskatchewan, était alors devenu directeur de la recherche pour l'État. Les deux laboratoires ont effectué le travail de base. Le Dr Pfeiffer et son équipe ont découvert comment mesurer la quantité de cette substance dans l'urine en utilisant un test assez simple et ils ont montré que cette substance liée à la pyridoxine et au zinc et lorsqu'il est présent en grandes quantités a produit une double carence de cette vitamine et minéral. Sur le plan clinique, il a décrit le syndrome "pyrolleuria" (ndt : syn. pyroluria, pyrrolurie ou pyrolurie en français), une forme de schizophrénie avec des symptômes et manifestations clairement spécifiques, qui pourrait être diagnostiquée par la présence de kp dans l'urine.

Plusieurs années plus tard, nous avions examiné des milliers de patients dans trois hôpitaux pour le facteur mauve [2]. Il était présent surtout chez les patients schizophrènes, mais il était également présent chez un quart d'autres patients non schizophrènes, y compris les personnes dépressives, les alcooliques, les états d'anxiété et les enfants ayant des troubles de l'apprentissage et du comportement. Elle était rarement présente chez les sujets normaux et elle était présente chez 10% d'une population stressée non psychiatrique provenant des services chirurgicaux de l'hôpital. À ma grande surprise, il a été trouvé dans la plupart des cas de cancer du poumon [3]. J'ai trouvé les corrélations suivantes :

1. Lien avec un diagnostic : le facteur mauve a été trouvé dans les catégories et aux prévalences suivantes :
  • Sujets ordinaires : 0 %
  • Maladies physiques
    • Adultes 10%
    • Enfants 10%
    • Troubles de l'humeur 20%
    • Alcooliques 20%
  • Schizophrénie
    • Récente, non traitée 75%
    • Rétablie 0%
    • Non rétablie 50%

Ainsi, il était clair que, bien qu'il soit le plus étroitement lié à la population schizophrène, il ne pouvait pas être considéré comme un test de schizophrénie. Il est probable qu'il n'y aura jamais un tel test puisque le diagnostic clinique est subjectif et qu'il y a un large désaccord entre les cliniciens sur le diagnostic. J'ai donc comparé les résultats des essais pour ce composé avec les résultats obtenus sur le test HOD (Hoffer-Osmond Diagnostic). Le test HOD peut être décrit comme un test perceptif.

2. Lien avec le test HOD [4]
Il s'agit d'un test de tri de cartes semblable en principe au MMPI mais contenant des questions entièrement différentes. Les symptômes perceptifs, y compris les hallucinations et les illusions, sont couverts spécifiquement. Le test HOD peut être décrit comme un test perceptif. Les patients ont classé 145 cartes dans des piles "vrai" et "faux", lesquelles ont été enregistrées ainsi que les scores obtenus. Nous avons standardisé ce test sur des milliers de sujets et nous avons largement fait état des résultats. Nous avons trouvé qu'il y avait une meilleure relation entre la présence de scores élevés dans le test et la présence de kp dans l'urine que celle qu'il y avait entre le kp et le diagnostic clinique. Les schizophrènes avaient des scores beaucoup plus élevés que tout autre groupe de patients psychiatriques, à l'exception des patients atteints de delirium tremens et de sujets normaux soumis à l'expérience de la LSD. Dans une étude menée à New York, l'équipe d'enquête a constaté que les résultats du test HOD d'admission étaient plus étroitement corrélés au diagnostic final que le diagnostic d'admission, bien qu'aucun des cliniciens n'ait pu voir les résultats du test HOD.

3. Comme indication de traitement
En 1960, nous avions réalisé quatre études prospectives contrôlées en double aveugle sur des patients schizophrènes comparant niacine, niacinamide (b) et placebo. À partir de ces études et des études cliniques ouvertes remontant à 1951, j'avais conclu que les schizophrènes répondent mieux à tout traitement quand ils ont reçu des doses adéquates de vitamine B3. Quarante ans plus tard, c'est toujours ma conclusion, comme c'est le cas pour tout médecin qui utilise le même traitement [5]. Les seuls médecins en désaccord sont ceux qui n'ont jamais utilisé le traitement et qui ont même refusé d'examiner des études antérieures. Il n'y a pas de brevet sur la vitamine B3, et sans brevet, il n'y a pas d'incitation financière pour une entreprise à promouvoir ce traitement.

Puisque les patients schizophrènes, dont la plupart avaient le facteur dans leur urine, ont mieux réagi avec la vitamine B3, j'ai conclu que toute maladie psychiatrique, peu importe le diagnostic clinique, pourrait aussi faire mieux avec cette vitamine. Ceci a été confirmé par une grande série d'études cliniques ouvertes. Je ne qualifie pas ces études d "anecdotiques", ce qui est devenu le terme politiquement correct pour dénigrer les études qui ne sont pas en double aveugle, puisque toutes les études cliniques dépendent de l'histoire des patients et de leur réaction, c'est-à-dire d’anecdotes. La seule différence est que dans les études en double aveugle les anecdotes sont recueillies par des médecins ou d'autres qui sont aveuglés en ne sachant pas quel traitement est donné. C'est au moins la théorie de ce type de procédure. En fait, la grande majorité de ces études sont si imparfaitement aveuglées que la plupart des cliniciens ou infirmières peuvent déterminer si le patient était sous placebo ou sous quelque chose de plus actif.

Les adorateurs du double aveugle me rappellent l'empereur dont la nudité n'a été vue que par un enfant non encore aveuglé par la tradition. Cet article de Kraus est un excellent exemple d'histoire de type « anecdotique » qui a tant contribué à la médecine.

La présence du facteur mauve dans l'urine est devenue un indicateur précieux pour l'utilisation de la vitamine B3. Plus tard, le Dr C. Pfeiffer a montré que le kp était lié à la pyridoxine et au zinc et il décrivit le syndrome pyrolleuria, montrant une autre indication importante de la vitamine B6 et du zinc. C'est  particulièrement vrai pour les enfants, qui sont très difficiles à diagnostiquer, car il y a beaucoup de variation individuelle.

4. La réponse au traitement
Les patients qui ont répondu au traitement ont invariablement présenté un facteur mauve ou facteur kp négatif. Cependant, il y avait beaucoup de patients qui n'ont plus excrété ce facteur mais qui ne s'étaient pas rétablis. Je n'ai pas examiné si ces patients pouvaient avoir répondu à un traitement plus long. Dans mon récent rapport [6] sur les patients chroniques, il est évident que de nombreux patients chroniques ont besoin de cinq à sept ans de traitement. Peut-être certains des excréteurs négatifs après avoir été positifs pourraient être dans ce groupe. Les patients qui étaient bien et étaient débarrassés des kryptopyrroles ont été suivis pendant des mois ou des années. Quand elles sont redevenues positives, les patients  sont également redevenus malades cliniquement quelques semaines ou quelques mois plus tard.

Généralement, la présence de kp est associée à des états cliniques caractérisés par un degré élevé de désorganisation perceptive. Ceux-ci sont principalement les patients schizophrènes, mais inclut également une proportion substantielle d'autres maladies psychiatriques également caractérisées par des changements perceptuels. Malheureusement, les psychiatres ne cherchent pas correctement l'état mental de leurs patients et passent à côté de beaucoup de ces changements. Ceux-ci peuvent être facilement détectés à l'aide de tests perceptuels comme le test HOD. [7] En d'autres termes, la présence de kp est fortement corrélée avec les scores élevés de ces tests perceptifs. Peut-être le rapport détaillé du Dr Kraus suscitera-t-il l'intérêt pour ce test, tristement négligé pendant tant d'années.
 
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Abram Hoffer, 2003

Abram Hoffer





(a) La médecine orthomoléculaire se propose de soigner les personnes par l'apport optimal de substances naturellement connues de l'organisme, par opposition à l'utilisation de molécules créées par l'homme. Voir notre article sur l'histoire résumée de la médecine orthomoléculaire

(b) Saskatchewan : état central du Canada.

[1] Irvine DG, Bayne W, Miyashita H, Majer JR (1969). Identification of kryptopyrrole in human urine and its relation to psychosis. Nature 224:811.
Irvine DG (1963). Mauve factor and 6-sulfatoxyskatole; two biochemical abnormalities associated with specific measures of psychiatric disease. Clin Chem 9:444.

Carl Curt Pfeiffer
[1b] Carl C. Pfeiffer, biochimiste, 1908-1988.


A consacré sa carrière à la recherche biochimique des causes de la schizophrénie. Membre fondateur du Committee on Therapy of the American Schizophrenia Association.

(c) Victoria, ville du Canada sur l'île de Vancouver.

(d) De nombreux laboratoires aujourd'hui savent correctement détecter la présence de kryptopyrolles dans le sang par une test d'urines. Lien : Méthode décrite par Biolab, Uk.
A Paris par exemple : Laboratoire Philippe Auguste.

[2] Hoffer A: The Presence of Malvaria in Some Mentally Retarded Children. Amer J Ment Def 67:730-732, 1963. Hoffer A: Malvaria and the Law. Psychoso-matics, 7:303-310, 1966.
Hoffer A: A Program for the Treatment of Alcoholism: LSD, Malvaria and Nicotinic Acid. In, The Use of LSD in Psychotherapy and Alcoholism. Ed. HA Abramson.Bobbs-Merril, New York, 343-402, 1967.
Hoffer A & Mahon M: The Presence of Unidentified Substances in the Urine of Psychiatric Patients 2:331-362, 1961
Hoffer A & Osmond H: The Relationship Between an Unknown Factor (US) in the Urine of Subjects and HOD Test Results. J Neuropsychiatry 2:363-368, 1961.
Hoffer A & Osmond H: Malvaria: A New Psychiatric Disease. Acta Psychiat Scand 39:335-366, 1963

[3] Hoffer A: The Psychophysiology of Cancer. J Asthma Research 8:61-76, 1970.

[4] Hoffer A & Osmond H: A Card Sorting Test Helpful in Making Psychiatric Diagnosis. J Neuropsychiatry 2:306-330, 1961.
Hoffer A & Osmond H: A Card Sorting Test Helpful in Establishing Prognosis. Am J Psychiatry 118:840-841, 1962.
Hoffer A & Osmond H: The Relationship Between an Unknown Factor (US) in the Urine of Subjects and HOD Test Results. J Neuropsychiatry 2:363-368, 1961.
Hoffer A & Osmond H: The Association Between Schizophrenia and Two Objective Tests. Can Med Ass J 87:641-646, 1962.
Hoffer A, Kelm H & Osmond H: The Hoffer-Osmond Diagnostic Test. RE Krieger Pub Co. Huntington, New York, 1975.

[5] Hoffer A, Osmond H, Callbeck MJ & Kahan I: Treatment of Schizophrenia with Nicotinic Acid and Nicotinamide. J Clin Exper Psychopathol 18:131-158, 1957.
Hoffer A: Niacin Therapy in Psychiatry. C.C.Thomas, Springfield, IL, 1962.
Hoffer A & Osmond H: Treatment of Schizophrenia with Nicotinic Acid - A Ten Year Follow-Up. Acta Psychiat Scand 40:171-189, 1964.
Hoffer A: Treatment of Schizophrenia with a Therapeutic Program Based Upon Nicotinic Acid as the Main Variable. Molecular Basis of Some Aspects of Mental Activity, Vol II. Ed. O Walaas, Academic Press, New York, 1967.
Hoffer A: Megavitamin B-3 Therapy for Schizophrenia. Can Psychiatric Ass J 16:499-504, 1971.
Hoffer A: Treatment of Hyperkinetic Children with Nicotinamide and Pyridoxine. Can Med Ass J 107:111-112, 1972.
Hoffer A: Natural History and Treatment of Thirteen Pairs of Identical Twins, Schizo-phrenic and Schizophrenic-Spectrum Condi-tions. J Orthomolecular Psychiatry 5:101-122, 1976.
Hoffer A: Orthomolecular Medicine for Physicians. Keats Pub, New Canaan, CT, 1989.
Hoffer A: Orthomolecular Medicine. In, Molecules In Natural Science and Medicine, An Encomium for Linus Pauling. Ed Z.B. Maksic & M. Eckert-Maksic, Ellis Horwood Ltd, Chichester, West Sussex, England, 1991.
Hoffer A: Vitamin B3 and Schizophrenia: Discovery, Recovery, Controversy. Quarry Press, Kingston, Ontario, 1994.

(b) La niacine, ou acide nicotinique, est, avec la nicotinamide, une des deux molécules de la « vitamine B3 » également appelée « vitamine PP ».

[6] Hoffer A: Chronic Schizophrenic Patients Treated Ten Years Or More. J. Orthomolecular Medicine, 9:7-37, 1994.

[7] Hoffer A & Osmond H: How To Live With Schizophrenia. University Books, New York, NY, 1966. Also published by Johnson, London, 1966. New and Revised Ed. Citadel Press, New York, N.Y. 1992
Hoffer A & Osmond H: The Hallucinogens. Academic Press, New York, 1967.
Orthomolecular Psychiatry, Eds. D. Hawkins and Linus Pauling. W.H. Freeman and Co., San Francisco, 1973.

Voir aussi


Médecine orthomoléculaire
  • Médecine orthomoléculaire, vitamines et troubles psychiatriques

    Traitement orthomoléculaire de la schizophrénie
  • Livre : Traitement orthomoléculaire de la schizophrénie

  • Sceptiques du Québec - médecine orthomoléculaire
    L'argumentation des opposants à la médecine moléculaire

  • Le site de référence orthomolecular.org
  • 4. 1960, Un des premiers cas traités


    En 1960, j'ai examiné un garçon de sept ans qui avait été diagnostiqué retardé et des préparatifs étaient faits pour l'envoyer dans une école spéciale. Ses parents étaient très inquiets et m'ont demandé si je l'examinerais. Pendant plus d'un an, il a eu des difficultés à l'école, ne pouvait pas lire et évitait d'aller à l'école autant qu'il le pouvait, souvent en restant à l'extérieur toute la journée, mais pas à l'école. Sa mère, une enseignante, avait passé beaucoup de temps à lui donner une instruction spéciale sans amélioration. Il développait également des problèmes de comportement à la maison. Je l'ai examiné au début de 1960 et je n'ai pas trouvé de problème particulier, peut-être parce que je n'avais pas eu beaucoup d'expérience dans le traitement des enfants. J'ai alors fait analyser son urine pour le facteur mauve, kp, et à ma grande surprise trouvé une grande quantité. J'ai appelé son père, un de mes amis, et j’ai dit en plaisantant: « Vous avez de la chance, votre fils a la schizophrénie. » Il a répondu: « Pourquoi est-ce que cela me rend si chanceux ? » Je lui ai dit que je plaisantais, que sérieusement il n'était certainement pas schizophrène, mais que comme il avait le même facteur biochimique dans son urine que celui nous avions trouvé chez les schizophrènes, et que comme ils avaient bien répondu à la thérapie vitaminique, cela suggère que son fils pourrait répondre d'une manière également bénéfique. Je l'ai commencé sur niacinamide 1000 milligrammes après chaque repas. À l'automne, son père m'a demandé si j'aimerais savoir ce qui était arrivé à son fils. Il me dit alors que, deux mois après que son fils avait commencé la vitamine qu'il avait commencé à lire, qu'il avait passé quelques mois à lire avec voracité et qu'il n'était plus préoccupé par son comportement. Son fils était normal et restait bien. Il a pris sa niacinamide régulièrement jusqu'à l'âge de 14 ans. Un jour, il a demandé à sa mère pourquoi il prenait les pilules. Elle l'a amené me voir et j'ai expliqué pourquoi je pensais qu'il devrait rester sur la vitamine jusqu'à au moins l'âge de 18 ans à ce moment-là, il pourrait déterminer comment il pouvait faire sans elle. Il est encore bien, heureux marié avec des enfants, et est employé à temps plein dans un travail avec des responsabilités.

    Ceci illustre l'utilisation du test d'urine kp pour la pyrolurie et l'utilisation de niacinamide à grandes doses pour traiter cette affection avec succès. Je n'ai pas utilisé de vitamine B6 ni de zinc en 1960. La pyridoxine est essentielle pour la conversion du tryptophane en nicotinamide adénine dinucléotide (NAD), la vitamine B3 coenzyme. Avec une déficience de pyridoxine, la synthèse de NAD dans le corps est réduite. Une déficience en pyridoxine produira une forme de pellagre ne se distinguant pas cliniquement de la pellagre causée par une carence en vitamine B3.
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