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Maltraitance psychiatrique en France : le Comité contre la Torture de l'ONU dénonce la psychiatrie française, 2016

Par Neptune 
le 19/12/2016

 

En 2010, précédent examen de la France par ce comité, aucune mention n'était faite de la psychiatrie. En 2016, elle fait l'objet d'un large paragraphe que nous publions ici. Il faut dire que, outre une Controleure Générale des Lieux de Privation de Liberté enfin volontaire et sachant communiquer fort et au bon moment (Adeline Hazan, qui succède à cette fonction à Jean-Marie Delarue), les associations de parents d'autistes (Autisme France et Alliance Autiste), ainsi que Neptune, ont fait l'effort de soumettre des rapports de qualité - le nôtre est reproduit ci-dessous - , accablants pour notre psychiatrie, et démontrant son caractère tortionnaire dans de trop nombreux établissements.  
Neptune



Le Comité contre la Torture de l'ONU s'adresse à la psychiatrie française
(...)

Établissements psychiatriques




29. Le Comité est préoccupé par :

  • a) les conditions matérielles de détention inadéquates des malades dans certains établissements psychiatriques;

  • b) le recours fréquent et pour plusieurs jours à l’isolement avec ou sans contention malgré la loi du 26 janvier 2016 sur la modernisation du système de santé et les recommandations de bonnes pratiques de la Haute Autorité de santé de 1998 et de 2004;

  • c) l’absence de registre relatif à l’isolement et à la contention comme le prévoit la loi du 26 janvier 2016;

  • d) le fait que le recours à la contention mécanique n’obéit pas toujours aux mêmes critères et que sa durée est variable ;

  • e) et le fait que les patients concernés par les mesures de placement en isolement et en contention ne sont pas toujours informés de leurs droits et des moyens de recours contre ces décisions. Tout en notant les explications de l’État partie sur les mesures prises, le Comité s’inquiète en particulier des constatations faites par le Contrôleur général des lieux de privation de liberté concernant le recours à l’isolement et à la contention dans le Centre psychothérapique de l’Ain et les conditions matérielles des personnes concernées qui y sont internées (art. 11, 16).


30. Le Comité recommande à l’État partie :

  • a) D’améliorer les conditions de détention des personnes internées dans les hôpitaux psychiatriques ;

  • b) De s’assurer qu’il n’est pas fait un usage trop fréquent, voire systématique, de l’isolement et de la contention ;

  • c) De renforcer la formation des personnels des établissements psychiatriques afin qu’il soit fait une application effective des règles prévues par la loi du 26 janvier 2016 sur la modernisation du système de santé et des recommandations de bonnes pratiques de la Haute Autorité de santé de 1998 et de 2004 ;

  • d) De veiller à ce que, dans tous les cas d’hospitalisation sans consentement, la loi du 5 juillet 2011, modifiée le 25 septembre 2013, soit appliquée de manière effective quant au contrôle de ces hospitalisations, et que les patients soient informés de leurs droits et des possibilités de recours existantes .


31. Tout en prenant acte des mesures mises en place pour changer la situation dans le Centre psychothérapique de l’Ain, le Comité invite l’ État partie à mettre en œuvre, en urgence, toutes les recommandations du Contrôleur général des lieux de privation de liberté concernant ce centre.

Abus sexuels commis en Centrafrique

...







Autres pays occidentaux


Nous avons relevé, dans les rapports concernant des pays voisins, des éléments de comparaison intéressants :





Notre avis


L'avis de l'ONU est toujours un point important, bien que non contraignant, pour un pays se prétendant à la pointe des droits de l'homme. Il doit être relayé et souligné que le paragraphe "psychiatrie" est nouveau, et se situe au même niveau que "Abus sexuels commis en centrafrique".  

La tâche ne fut pas trop difficile pour le comité en 2016, puisque, fait nouveau, un représentant officiel du gouvernement (le CGLPL, fonction créée en 2008) a établi un rapport qui va sur tous points à l'encontre du rapport officiel de la France. Le CAT a clairement repris la structure du rapport CGLPL pour établir ses conclusions.

La France est coutumière de ce type de pirouettes et progresse même dans cet art : au lieu de dire une chose et de faire le contraire, elle fait dire une chose par une instance créée à cette fin (le CGLPL), et continue de faire le contraire.

On ne compte plus, depuis 30 ans, les textes français officiels (HAS, etc.) "décidant" d'améliorer les conditions d'internement en psychiatrie, de "limiter" au maximum la contention. Pendant ce temps, il y a de plus en plus de contention et d'isolement.

Nous saluons l'attitude claire de la nouvelle CGLPL Adeline Hazan, et son utilisation des médias dans l'affaire de Bourg en Bresse.

Cependant nous demandons l'abolition de la contention, et non son "aménagement". On n'"aménage" pas une torture que reste la contention mécanique, quel que soit le discours qui l'accompagne. Comme pour la peine de mort, on ne "réduit" pas le recours à la contention.

D'autres pays occidentaux l'ont fait. En France, rien ne se produira de bon dans nos HP tant que cette pratique continuera d'anéantir toute thérapie et toute relation thérapeutique entre médecins et usagers.

Neptune

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Association Neptune



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RAPPORT ALTERNATIF


À propos des conditions d’hospitalisation en
hôpital psychiatrique au cours des années
2014/2015/2016 en France



Pour le



Comité contre la torture

Organisation des Nations Unies


Réuni pour examiner la situation de la France le 25/03/2016 au regard de la


Convention contre la torture et autres
peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants






Sommaire



1. Présentation de l’association Neptune


Ce rapport a été rédigé par un membre de cette association, fondée par l’intermédiaire d’un site internet 1 créé en 2013 par un couple désireux d’apporter des informations et une aide aux personnes confrontées à certaines dérives des institutions psychiatriques. En partant des expériences et des témoignages de patients ayant déjà connu l’hôpital psychiatrique, mais également en proposant de nombreuses pistes et propositions, Neptune vise à améliorer la qualité de la prise en charge des patients et une meilleure information en amont sur le champ de la psychiatrie.

Pour cela, Neptune défend plusieurs objectifs visant à permettre une réforme profonde de la psychiatrie telle qu’elle est pratiquée actuellement en France à travers notamment, selon les mots de ses fondateurs, "quelques axes d’actions prioritaires pour la dignité humaine"  :2

    1. L'abolition de la contention mécanique par attachement.
    2. La réforme de l'article de loi L. 3212, relative aux soins sans consentement à la demande d'un tiers ou en cas de "péril imminent".
    3. La fin des abus sexuels par des professionnels de santé (psychiatres, infirmiers, soignants) sur les personnes en situation de faiblesse, et la protection des patients contre les mêmes abus par d’autres patients dans les institutions psychiatriques.
    4. Un respect plus important consacré aux personnes souffrant d'un "trouble" mental en évitant l'emploi de substantifs réduisant les personnes à un diagnostic, à une maladie.


Depuis sa création, Neptune a permis de dénoncer de nombreux cas de maltraitances dans les hôpitaux psychiatriques français, référencés par régions 3, et dont malheureusement la fréquence d’occurrence ne semble pas s’atténuer au fil des années. À la lecture de ces derniers, il n’est pas permis de douter que le système médical français autorise beaucoup trop souvent le maintien arbitraire en soins psychiatriques dans des conditions inhumaines. Ils relèvent dans les cas les plus graves d’une véritable torture, et dans beaucoup d’autres, de peines, traitements cruels ou dégradants.








2. Référentiel



Le référentiel employé dans ce rapport est la définition du terme « torture » dans la Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants, adoptée et ouverte à la signature, à la ratification et à l'adhésion par l'Assemblée générale dans sa résolution 39/46 du 10 décembre 1984, et ratifiée par la France.

« Article premier

    1. Aux fins de la présente Convention, le terme "torture" désigne tout acte par lequel une douleur ou des souffrances aiguës, physiques ou mentales, sont intentionnellement infligées à une personne aux fins notamment d'obtenir d'elle ou d'une tierce personne des renseignements ou des aveux, de la punir d'un acte qu'elle ou une tierce personne a commis ou est soupçonnée d'avoir commis, de l'intimider ou de faire pression sur elle ou d'intimider ou de faire pression sur une tierce personne, ou pour tout autre motif fondé sur une forme de discrimination quelle qu'elle soit, lorsqu'une telle douleur ou de telles souffrances sont infligées par un agent de la fonction publique ou toute autre personne agissant à titre officiel ou à son instigation ou avec son consentement exprès ou tacite. Ce terme ne s'étend pas à la douleur ou aux souffrances résultant uniquement de sanctions légitimes, inhérentes à ces sanctions ou occasionnées par elles. »


Il sera en particulier relevé les faits de torture se rapportant à cette définition, dans les hôpitaux psychiatriques publics en France, au cours des 3 dernières années (2013,2014,2015).


3. Torture physique et mentale : contention mécanique par attachement dans des conditions dégradantes



La contention par attachement avec des sangles, est décrite traditionnellement par la psychiatrie comme une méthode de soins visant à permettre à une personne montrant des signes importants de violence physique, à la fois de se protéger contre sa propre violence, et de protéger l’entourage de la personne contre ses passages à l’acte violents. De ce point de vue, et dans l’absolu, la notion de contention ne peut être assimilée à une forme de torture physique dès lors qu’elle se trouve adaptée à la situation et réservée à ces cas d’urgence eux-mêmes limités dans le temps.
La société doit en effet s’efforcer de prévenir, de limiter toutes les atteintes à la vie humaine.

La contention devient à proprement parler une méthode de torture :

  • Lorsqu’elle est utilisée non plus comme un moyen parmi d’autres (l’écoute, le dialogue, etc.) pour obtenir l’apaisement du patient, mais comme une pratique systématique lorsque les urgences psychiatriques et les moyens publics, s’avèrent incapables d’obtenir cet apaisement.  
  • Torture mentale lorsqu’elle est utilisée ensuite comme menace, moyen de pression pour forcer une personne ayant déjà eu à subir la contention, à accepter un traitement médicamenteux lourd,
  • Torture physique lorsqu’elle est utilisée comme moyen de « confort » lorsque le personnel est insuffisamment formé à la désescalade de la violence (physique ou seulement verbale) à l’autorité non violente (face à une rébellion verbale ou des refus d’obtempérer), mais toutefois assez nombreux pour, en théorie, pouvoir l’éviter. Elle n’est dans ce cas pas différente de la torture consistant à attacher un prisonnier de droit commun pour rébellion, injures ou tentative d’évasion, alors qu’il suffit de l’enfermer. L’attachement, en supplément des psychotropes sédatifs et de l’enfermement, est une torture dans la mesure où il n’apporte pas un élément supplémentaire de sécurité lorsque les autres moyens (sédation, enfermement voire isolement) ont déjà été mise en oeuvre.


Elle peut également, par la souffrance manifeste qu’elle induit chez la personne qui la subit, être considérée comme un acte de torture lorsqu’elle est utilisée de manière disproportionnée et arbitraire, c’est-à-dire prolongée dans le temps sans que l’état du patient ne justifie son maintien ou employée comme méthode d’intimidation visant à obtenir la peur, la soumission du patient, et l’empêcher d’envisager avec espoir la perspective d’une amélioration de sa condition par le retour à sa liberté de circulation



4. Faits rapportés


Les faits suivants sont un échantillon de faits vérifiés, avec pièces justificatives.

4.1. Hôpital Civil de Strasbourg, 9 Mars 2013


La contention utilisée comme moyen de pression pour l’absorption du traitement psychotrope. Un « contrat de soins » stipule que le patient doit prendre telle dose de Xeroquel, et à défaut, y sera obligé par « tous les moyens y compris la contention ». Le patient est invité à signer ce « contrat » en présence du psychiatre et de deux infirmiers.

Pièces justificatives et témoignage complet :
http://www.forumpsy.net/t225-la-menace-de-contention-pour-obtenir-la-compliance-est-ce-therapeutique
Dossier médical complet sur demande au patient par notre intermédiaire.

4.2. Hôpital Charles-Perrens, Bordeaux, 2015


Le patient raconte comment il est attaché depuis une interpellation à la demande de l’hôpital, dans l’ambulance alors qu’il ne présente pas de résistance, puis attaché à nouveau dès l’admission. Il raconte ses difficultés à uriner lors de la contention, et surtout sa soif, l’infirmier qui «  pose la bouteille sur le rebord de la fenêtre » (donc inaccessible au patient).

Pièces justificatives et témoignage complet :
http://www.forumpsy.net/t1048-maltraitance-a-l-hopital-psychiatrique-charles-perrens-de-bordeaux-2015
Dossier médical complet sur demande au patient par notre intermédiaire.

4.3. Hôpital Saint-Ylie, Dole (39), 2014-2015 – affaire « Dimitri Fargette »


La famille du patient raconte et filme la manière dont ce dernier, atteint de retard mental, est, sous couvert de « violence », attaché pendant des périodes allant jusqu’à 10 jour (cf dossier médical) malgré une dose maximale de neuroleptiques.
La torture morale envers la famille, est d’affirmer à la presse qui s’émeut du cas « Je puis vous affirmer que X ne souffre pas, vu les doses de médicaments qu’on lui donne » (le Directeur de l’Hôpital de Dôle, Juin 2015), puis « Si on peut appeler ça un patient » (son adjoint, à la télévision régionale, juin 2015).
La preuve de la non dangerosité du patient sera apportée par un autre hôpital. En effet le patient a été, immédiatement après la médiatisation de son cas, placé sous contrainte d’état (régime ASPDRE) puis envoyé dans une « UMD » (Unité pour Malades Difficiles) à 500 km (Sarreguemines), laquelle établira que la personne n’est pas dangereuse. Aujourd’hui ce patient est libre et est retourné vivre en famille, après 18 ans de régime alternant contention et isolement complet en chambre.

Pièces justificatives et témoignage complet :
http://www.forumpsy.net/t930-hopital-psychiatrique-saint-ylie-de-dole-jura-l-affaire-dimitri-fargette
Dossier médical complet sur demande au patient par notre intermédiaire.

4.4. Hôpital psychiatrique de Thuir (64) 2014


Un patient interné à la demande de son supérieur hiérarchique, en violation de la loi française (article L 3212 décrivant les personnes habilitées à demander l’internement d’un tiers) raconte le quotidien de l’hôpital, avec des patients attachés et en isolement et «qu’on ne voit jamais». Lequel voit sa santé physique et mentale se dégrader du fait de son séjour prolongé (6 mois), libéré uniquement par un médecin externe dans une clinique éloignée, à cause d’une prescription d’électrochocs non fournie par l’hôpital.  

Pièces justificatives et témoignage complet :
http://www.forumpsy.net/t826-mon-sejour-a-l-hopital-psychiatrique-de-thuir-66-temoignage
Coordonnées du patient sur demande par notre intermédiaire.

4.5. Hôpital psychiatrique Le Vinatier, Lyon, 31 aout 2015


Au Vinatier, Timothée, jeune autiste, est attaché pendant deux jours dès le premier jour de sa première hospitalisation, alors qu’il s’y était rendu pour une simple consultation. Sans pouvoir se rendre aux toilettes, il s'urine dessus et est forcé d’absorber des doses massives de Tercian et de Risperdal, neuroleptiques puissants qu’il n’avait jamais eu à prendre auparavant. Sa mère est interdite de visites par écrit.

Pièces justificatives et témoignage complet :
http://www.forumpsy.net/t1080-lhistoire-de-timothee-autiste-conduit-a-lexil-par-les-autorites-francaises
Dossier médical complet sur demande au patient par notre intermédiaire.

4.6. Hôpital Civil de Strasbourg (67), 24 juillet 2015


Un jeune homme se disputait avec sa petite amie et a saisi un fusil non chargé, accessoire de théatre et l’a tenu sans jamais le pointer sur son amie. Un voisin alerte la police en croyant voir une prise d’otage. Le Raid (service de police anti-terroriste) intervient et bloque la rue. Police et ambulance se saisissent du jeune homme qui proteste mais ne résiste pas. Ce vendredi matin, alors que le personnel est au complet au service psychiatrie de Strasbourg, le jeune homme est attaché pendant 21 heures en plus d’une sédation importante provoquant des akinésies. Libéré de l’hôpital au bout de 15 jours par la cour d’appel, le jeune homme a subi une véritable torture mentale en étant qualifié de terroriste, preneur d’otage, puis de fou par la presse, la police, et indirectement par le personnel de l’hôpital. En conséquence le jeune homme a refusé tout soin post-hospitalier ou psychothérapeutique. Seul, il a mis fin à ses jours le 2 novembre 2015.  

Pièces justificatives et témoignage complet :
http://www.forumpsy.net/t978-strasbourg-mainlevee-de-l-hospitalisation-psychiatrique-abusive-de-simon
Dossier médical complet sur demande par notre intermédiaire.

4.7. Hôpital psychiatrique de Bourg-En-Bresse (01), 2015-2016


Recommandations en urgence effectuée par le Contrôleur Général des Lieux de Privations de Liberté, 8 février 2016, journal officiel.

Extrait
« Pour une capacité de 412 lits, l’établissement compte quarante-six chambres d’isolement dont l’utilisation se révèle remarquablement importante. Selon les données recueillies, en moyenne plus de trente-cinq chambres d’isolement sont occupées chaque jour, ce qui représente plus de 13 000 journées passées en chambre d’isolement dans l’année. L’utilisation des chambres d’isolement est constante dans les unités de «soins de suite», certains patients y étant à demeure. Le recours à la contention, dont l’usage doit pourtant rester exceptionnel, est tout aussi généralisé: certains jours, trente-cinq patients sont contenus sur un lit. Ainsi, dans l’une de ces unités, une personne est isolée, attachée, depuis une date indéterminée, chacun des soignants, dont certains sont en poste dans l’unité depuis plusieurs années, interrogés sur le début de cette mesure, a répondu n’avoir jamais vu cette personne ailleurs que dans la chambre d’isolement. »

Pièces justificatives et rapport complet :
http://www.cglpl.fr/wp-content/uploads/2016/03/joe_20160316_0064_0102.pdf



5. Recommandations


    1. Retour de la spécialisation infirmière « psychiatrie » dans le cursus de la formation des infirmiers en psychiatrie, spécialisation abandonnée par la France dans les années 2010.

    2. Formation de terrain à la désescalade de la violence, à l’image de ce que fait le système psychiatrique Islandais par exemple, ou Anglais.

    3. Organisation d’équipes de sécurité dans les hôpitaux, mobilisables par « bip », formées et pouvant contenir sans sangles un patient agité sur simple appel d’un service de psychiatrie ou d'un service d’urgences hospitalières

    4. Interdiction de posséder le matériel une fois les recommandations précédentes appliquée et certifiées, politique du « pas d’exception » dans les services de psychiatrie (sauf gériatrie).

    5. Pour information, élargissement de la notion de contention à abolir, au « packing », pratique décrite dans le rapport alternatif de l’association « Alliance Autiste » également remis à votre délégation.

    6. Mise en œuvre effective des recommandations de la Haute Autorité Sanitaire concernant le « plan autisme », l’inclusion scolaire des personnes avec autisme, et remplacement accéléré et imposé des méthodes psychanalytiques par les approches de type ABA sur tout le territoire, en matière d’autisme.


Références utiles :

« Islande : la contention mécanique abolie en psychiatrie », première traduction en français d’une interview du Directeur de l’Hôpital Landspitali, Reyjkavic.
http://www.forumpsy.net/t1093-islande-la-contention-mecanique-abolie-en-psychiatrie

« Vers une psychiatrie sans contention » - André Laubscher, directeur des soins infirmiers à Genève.
http://www.forumpsy.net/t145-vers-une-psychiatrie-sans-contention-andre-laubscher-directeur-des-soins-infirmiers-a-geneve


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